‹ En canot [microforme]Chapitre 11 sur 22 · ÉTAT · texte numérisé non relu

ÉTAT

missionnaires, qui remontaient les fleuves en chantant des cantiques pour faire descendre les indiens de leurs montagnes et les attirer aux rivages.

Et nous glissons toujours bercés dans le plus doux des hamacs, et les avirons frappent toujours l’onde en cadence et battent la mesuré sur le bord des canots.

L SUR LE LAC 73 “on $e | C'est comme un rêve enchanté, et nous rein is 4 1 : nous demandons avec crainte si nous n'aléparpil- !lons pas nous éveiller.

e frais, | RES CAR La nature qui se déroule sous nos re- Attdés igards absorbe peu à peu nos pensées, et le D A répuscule, succédant au soleil, induit nos daioube. œurs en mélancolie.

a côte. Mais l'intarissable verve du Père Lamate - jasse triomphe des impressions dont nos a es sont pleines, et nous fait rire de bon uses des pur.

ss fleuves Lorsque nous arrivors à cette pointe aire des- agnifiquement boisée qu’on nomme aynes et ovnte de la Traverse la nuit se fait pro-

nde au pied des grands arbres.

cés dans | Nous prenons terre et l'endroit nous s avirons arait si charmant que M. Jannet propose adence et ÿ passer la nuit,

les canots. »

PS

Quels beaux cèdres couvrent nos têtes

et embaument l'atmosphère !

Que nous y dresserions très volontiers trois tentes ! Mais nos jours sont comptés,

et déjà nous sommes en retard.

Groupés autour d'un feu joyeux nous w

prenons du vin et des gateaux, et nous remontons en canot, après avoir constaté avec un bonheur inespéré qu'aucune mou-

che n’a encore bourdonné à nos oreilles,

Nos amis de la Malbaie, qui voulaient nous retenir, nous avaient parlé ave beaucoup de figures de rhétorique de mouches du Lac St. Jean. S'il eut fall.

les en croire les maringouins du La étaient des Zoulous armés de zagaies don

les blessures devaient être terribles.

Nous répondions que nous allions no munir de voiles épais.

os têtes !! On nous riait au nez.

Nou parlions de gants et de masques

ri

me

olontiers Len peau de chamois.

comptés, FPS On riait encore.

Nous citions le grand guerrier allemand >UX nous ;

allenstein qui se garantissait des balles , et nous ve

constaté

avec des herbes de sorcier, cuites et bouil-

Au moyen d’un onguent diabolique, fait | À une mou. !

les avec des paroles magiques—et nous

js oreilles.

rétendions avoir un onguent bien plus

voulaient 4 abolique encore puisqu'il était composé

parlé ave

ar un dentiste yankee,

Drique de:

| On riait touiours.

eut fall

| Alors nous sommes partis, sans peaux

le chamois et sans onguent, décidés à

Dut braver, et maintenant nous compre-

Ons qu'on a voulu nous mystifier.

kLe maringouin n'existe pas. (C’est un

NS

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