‹ En canot [microforme]Chapitre 15 sur 22 · LL · texte numérisé non relu

LL

Vers 5 h. p. m. le vent s'étant un pe apaisé, nos canotiers nous rejoignefk

Nous remercions M. et Mme Otis ï

leur bonne hospitalité, et nous repartoils

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pour la Pointe-Bleue, escortés jusqu'au jvage par une grande partie de la tribu.

} Le lendemain matin, le temps était manifique et la surface du lac n’était qu'un eu ridée par une brise lévère, mais cette ïise pouvait fraichir, ét nous retarder

Hcore, peut-être; et nous n'avions plus

1e deux jours pour nous rendre à Chi-

u timi.

C râce à l'obligeance de M. Euloge nard, propriétaire du seul yatch qu'il y Jsur le lac St. Jean, nous nous embarimes tous ensemble dans son yatch, et

MS mimes à la voile en trainant nos

lots à la remorque.

Comme nous l'avions prévu, le vent Pmenta, et nous nous estimâmes très ireux d'avoir sous nos pieds un fond | solide qu’une écorce de bouleau.

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Nous traversâmes le lac en droite ligne

dans toute sa longueur.

Nos canotiers ne semblaient pas fâchés d’avoir déposé l’aviron, et dormaient profondément dans la chambre du yatch.

Pendant cette navigation très agréable, mais qui na rien d'extraordinaire et que tout le monde connait, je demande la permission de raconter l'histoire d'un excentrique dont le P. Lacasse et moi avons beaucoup parlé pendant ce voyage, et qui a laissé des souvenirs aux bords du lac St. Jean.

Je n’affirme pas que cette histoire soit vraisemblable. Je soutiens seulement qu’elle est vraie dans tous ses détails.

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Un excentrique.

Ce n'est pas mon portrait que je vais faire, ni celui d'aucun de mes compagnons

de voyage.

Qui sait ? Il y a peut-être des gens qui

seraient tentés de taxer d'excentricité mes deux excellents amis de France à cause

de leurs espérances légitimistes, et moimême à raison de certaines idées sur notre

droit civil ecclésiastique! Mais je crois

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encore que l'avenir nous donnera raison,

LE et je repousse pour nous trois l'épithète

que je viens d'écrire comme titre.

Le P. Lacasse est, sans contredit, un original qu’on n'accusera jamais de plagiat.

C'est lui qui, étant écolier, et ayant à faire

on

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