‹ En canot: petit voyage au lac St-JeanChapitre 18 sur 22 · ET LC RAPIDE GERVAIS · texte numérisé non relu

ET LC RAPIDE GERVAIS

samrtles français et fils de français : une petite révolution, c'est-à-dire un rapide, nous servait un agréable passe-temps.

En dépit de la beauté, de la grandeur et de la variété des scènes qui se déroulent sous nos regards, cette navigation paisible va donc devenir monotone, et nous allons regretter les mugissements de la Vache- Caille, lorsque nous en entendons de semblables.

Nos cœurs palpitent, et bientôt nous voyons au loin devant nous un efifrondrement subit de la plaine liquide et un tumulte effroyable de flots. C'est le rapide Gervais. Nous avançons toujours au gré du courant qui devient de plus en plus entrainant, mais les canotiers avironnent peu, ils prennent haleine et réservent leurs forces.

Bientôt Patrick se lève debout à Tavant, et cherche la route à suivre. Puis, indiquant de la main un pli du rapide, il se rassied en disant quelques mots sauvages aux rameurs et les avirons travaillent, tantôt d'un coté, tantôt de Tautre pour opérer les déviations nécessaires, et parfois même en sens contraire pour modérer notre course.

Car il s'aorjt de suivre exactement la ïîgne brisée que les mouvements et les paroles de Patrick indiquent. Nous ne parlons pas, et quelques kaïakoa (prenons garde) des sauvages rompent seuls le silence du bord. Mais autour de nous quel bruit ! quel fracas ! quel tourbillon !

Singulière mobilité que celle de Teau qui coulant sur un lit tourmenté manifeste les mêmes convulsions que si elle était soulevée par la tempête !

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