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CHAPITRE III. — RELIGIONS ET SUPERSTITIONS

une sorte de timbre qui accompagnait cette prière nasillarde. Après le Benedicite, et avant le repas, un bonze prit sur un bâtonnet un peu de riz qu'il déposa sur une pierre ronde placée à l'entrée du réfectoire. Ce n'est point la part du pauvre, mais celle du démon. Le menu, du moins devant les étrangers, n'avait rien de somptueux : Un bol de riz, un bol de choux '.

Chez le démon et dans « ses monastères » on rencontre le mal €t le grotesque. Il est une bonzerie où, à l'heure du repas, certains convives qu'on serait très surpris de voir reçus honorablement ailleurs, se présentent en toute confiance. Leur dépense est payée par l'empereur et leur nourriture enfermée dans cinq vases aux formes opulentes capables de contenir chacun de deux à trois mille livres de riz. Ce sont : des rats... animaux sacrés, gros, gras, superbes, jouissant insolemment de leur liberté et de leur bien-être et ne songeant pas le moins du monde à quitter la bonzerie, malgré le déplorable exemple que leur donnent quelques bonzes ^ Il est vrai que les prescriptions canoniques ne les concernent pas.

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