‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 122 sur 284 · I. Corresp. de Jersey, année · texte numérisé non relu

I. Corresp. de Jersey, année

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Les chrétiens ne peuvent avoir un autre jugement que celui des païens, mais ils se conduisent habituellement avec prudence et leur témoignage n'en est que plus recevable. Quelquefois, lorsque les sorciers et les sortilèges n'ont pas réussi, que le malade n'est point soulagé, on leur demande d'intervenir, d'essayer de la puissance de leurs prières et de l'eau bénite sur les esprits. Ils répondent avec simplicité et vérité : nous irons voir votre malade ; si son infirmité est naturelle, nous vous avertissons que nous ne la guérirons pas, c'est l'affaire des médecins et ce n'est pas la nôtre ; si l'infirmité n'est pas naturelle, si elle est causée par la malice du démon, nous prierons notre puissant Dieu, et nous espérons qu'il ne nous refusera pas son secours.

Outre le témoignage unanime des missionnaires, des païens, des chrétiens sur la vérité des interventions diaboliques, nous avons, pour décider de leur vraisemblance et de leur caractère, des lumières très fidèles et très pures dans l'Évangile, dans la liturgie, dans l'enseignement de l'Eglise. Nous y recourrons, puisque la théologie et l'histoire sont faites pour se rendre de mutuels services. D'une part, la théologie, interprétant les Écritures, explique, avant même qu'ils se présentent, la possibilité de certains faits ; elle en trace les règles et par conséquent elle dépeint à l'avance leur marche et leur caractère : d'autre part l'histoire confirme, par l'expérience les leçons de la théologie, c'est la pratique des choses après l'étude de leurs lois. D'ailleurs théologie et histoire, l'une et l'autre à leur maximum de certitude, l'une et l'autre divinement défendues contre l'erreur, se rencontrent dans l'Évangile. C'est bien dans les pages du Nouveau Testament que Bossuet a été ' : « Pour faire un rapport fidèle de sa marche et de ses desseins, reconnaître cet ennemi qui s'avance résolument contre nous. »

L'Evangile commenté par Bossuet, par Bossuet dans l'éclat et la vigueur de la jeunesse, lorsqu'il écrit avec une saveur d'accent

Bossuet.

sermon sur les démons, prêclié en 1660 ou 1659.

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