Bossuet, /oc. cit
2. Lettres édif. Lettres du P. Fouquet à M. le duc de Feltre, t. XXVI, p. 222
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dans la proclamation même de la vérité un artifice pour mieux répandre ses erreurs et accréditer chez les infidèles ses deux négations capitales : la première que Jésus-Christ n'est pas Dieu, la seconde que l'enfer n'est pas éternel. Mais quel que soit le moyen auquel a recours « ce vieil adultère », comme l'appelle saint Augustin, son but est toujours le même : nuire aux hommes, les blesser dans leur corps et plus encore dans leur âme, conduire à la ruine par la maladie, la folie, la frénésie ; conduire à la perdition par le péché et par le suicide.
A de telles œuvres, on reconnaît bien l'ouvrier infernal, on le reconnaît aussi habituellement à je ne sais quoi de grotesque et de ridicule si éloigné de cette majesté, de cette force sereine et pacifique qui signale la grâce divine dans ses chastes opérations. Dieu est beau ; sur les images que vénère l'idolâtre chinois, le diable est laid «à faire peur». On voit que l'habitant de l'éternelle horreur est aussi loin de la Beauté que de la Vérité et de la Félicité. Et cependant cet ennemi enragé de la Foi est souvent son meilleur auxiliaire — tous nos missionnaires le disent. « Aujourd'hui, écrit le P. Clavelin, je vous parlerai des succès assez singuliers d'un de mes compagnons et presque d'un collaborateur in salutem animarum. Ce n'est pas un Français, ce n'est pas un Jésuite, c'est un personnage que trouvent fort laid et tout noir ceux qui l'ont vu et ils sont en grand nombre ; c'est du diable que je vous parlerai et de sa manière de travailler à la conversion des Chinois \ » Ici encore rien qui ne soit dans l'Ecriture; elle nous dit que le diable est l'objet nonseulement de la malédiction, mais aussi de la dérision divine : « Il tient la tête de ces ennemis dont Dieu se moquera pour l'éternité. »
Un premier fait constant et universel est la nécessité où se trouve le démon de confesser la puissance de la loi chrétienne. Une pauvre femme infidèle^ souffrait une espèce de martyre ; dans sa maladie