‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 129 sur 284 · Cotresp. de Laval, nov. 1S74. Lettre du P. Palatre, p · texte numérisé non relu

Cotresp. de Laval, nov. 1S74. Lettre du P. Palatre, p

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misse, ui\ souti-rrains. . . I )e \\ \icni cette coutiinK! dc>, premiers chn'-tiens de les piirij^er et de les sanctiher par le siL;'ne de la croix, coiiiine par im très saint exorcisiiK^ '. >:>

i -e démon en convient lui-même, ci le 1'. di- (."hava;:^nac l'écrivait au r. l'ouquet : •< 1 iie jeune tV-mnif; tomba dans une maladie extraorélinaire : dans de violents accès de fureur ([ui la [)renaitmt soudainemeiu et (piand elle v jx^nsait le moins; elle disait qu'un homme fjui était a l.i camipagne lui parlerait de la religion chrétienne ; une autre, fois elle dit que des catéchistes viendr, lient un Jour qu'elle désigna et (ju'ils jetteraient tl'une certaiiK^ eau sur elle et sur toute la maison, jjiévisions (jui ne tartlèrent pas a se réaliser. I",n même temps elle faisait le signe de l;i croix avet: un air de moquerie, ou l-ien elle faisait sf^mbhiiU d'asperger d eau bénite les assistants. Ce sont, disait-elle, choses <jue ie cr;iins comme, la mort. I )e fait. (|uel(|ues bons clirétiens se rendirent dans cette maison avec un irucitix, une image de Xotre-Seigp.eur, tles chaptdets, de l'eau bénite. La jeune fentme f;it guérie, elle et i)lusi(;urs ieunes gens de sa parente ou de son \"oisinage, auxqufds elh; a\'ait i' MnmLinique son ('xtraordiiiaire maladie par une contagion égahaiient extraordinaire.

l'.n de iell(;s circonstau. (^s les chrétiens agisst.aU par xele pour la maison de Mien et par com[}assion pour le prochain. ()uel(|u(;fois leur seule intention f;st de se moquer du diabltj. C'était un plaisir pour les , séminaristes de Zidsau ei dans leLirs ('xcursicjns à Clianghai. de troubler les sorciers dans leurs opérations cabalistiques. Il leur suMis.iii ordinairement de fdre le signe de la croix ou d" saisir soit un chap(det. soit un<t médaille. Ces liommf^s \-oués aux sciences ociailtes repliaient leui' bagage, les esjjrits ne répondaient [)kis à leur a[)pei et ils disaient ; il \ a un chretitai dans la loule ; nous ne pouvons aL^ir en sa laeseiice .

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Nous le savons à l'avance, la puissante Marie se plaît à infliger les plus humiliantes défaites à l'homme ennemi séparé d'elle par de perpétuelles inimitiés. Un chrétien peu généreux et peu fidèle témoigna par sa fin déplorable de la vertu promise et accordée au scapulaire. Il souffrait d'une cruelle oppression que lui, comme son entourage, attribuait au diable. Par un geste inconscient, il souleva le scapulaire qui reposait sur sa poitrine ; immédiatement la respiration devint plus libre ; heureux de ce soulagement, il recommença, toujours avec le même succès. Croyant tenir sa guérison, le malheureux rejeta la sainte livrée des enfants de Marie ; mais à l'instant même il rendit le dernier soupir et le frère de cet infortuné, en annonçant cette mort affligeante, disait : Le démon a emporté cette âme dans l'enfer '.

Ici le diable était vainqueur par suite d'une défaillance. Généralement la possession se déclare après un crime plus grand, après un péché énorme ; pas toujours cependant. Il suffit quelquefois de toucher un objet qui a été offert au démon, même sans qu'on le sache ; de manger des aliments qui lui appartiennent, de consentir à une première tentation, de donner un regard, coupable déjà, à un spectacle évoqué par l'impur magicien. Enfin, lui-même est quelquefois solliciteur et quelquefois sollicité ; alors c'est un marché qui se débat, on pourrait presque dire un contrât qui se signe. Les annales de nos missionnaires justifient aisément ces assertions ou plutôt ces conclusions qui ressortent elles-mêmes de leurs récits.

Un jeune homme adonné au jeu - eut recours à un sacrilège pour se procurer l'argent nécessaire à sa furieuse passion. Pendant la nuit il se rend à un champ voisin piller la tombe de sa tante. Le cercueil était rempli d'eau, d'ossements, de vêtements déchirés ;

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