CHAPITRE V
L'ŒUVRB APOSTOLIQUE.
malgré les défaillances et les faiblesses dont ne sont pas exempts, même les hommes apostoliques, ils ont été d'utiles et parfois de glorieux ouvriers dans le coin de terre que la Providence leur
LE P. GONNET.
assignait! Que de souvenirs, que d'exemples rappellent
les noms des premiers évêques de la mission : Mgr Languillat, Mgr Dubar ; de ses premiers supérieurs réguliers, le R. P. de Rabaudy, le R. P. Gonnet ; de tant d'autres entre lesquels nous ne
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Moins heureux (juc le rt)i I )avid, nos Pères n'ont pas eu à choisir pour leur mission et pour eL].\-nieînt;s entre les trois Iléaux. Pendant longtemps leur histoire n'était faite que de calamités. IJles seront racontées dans le chapitre suivant ; nous nv faisons ici qu une brève; allusion [K)ur exi^llejner, pour éclairer i'ieuvre de nos missioiuiaires. l n mot du P. 1 Peffel résume ces innombrables diUicultés. ■• Il semble, dit-i', qu'on ne [)uisse écrire de Chine sans [;arlcr de malheurs. I)e[)uis dix ans que je suis dans ce })a\s, prestiue chaque année a vu sévir quelque lléau. Le t\ phus, le choléra, la sécheresse, les inondations, les tremblements de terre sont venus tour à tour atlliger ces maihiaireuses populations du Tche-lv . »
I',t cependant, mal-rc la conjuration des éléments, la menace permanente d'une sani^lante [jcrsecution, lieuvre; de la mission n'a cesse de grandir. Par un pro-rès cpii s'est parfois ralenti sous la pression des cvéne:iients extéri(;urs mais (|ui n'a jamais cessé, le chittrt; des chrétiens s'est porte insensibhmient de 9, coo environ en iS5.|,îi 10.000 en 1 Sjo ; .4;,, 730 en \Sq6 : 4;,oSf) au r juillet iSpS. Les résultats de la dernièrt; année;, inférieurs à ceux de lannce précédente, ont néanmoins dépassé toutes les espérances des missionnaires. lù le R. P. Su[jerieur en indiepie la rais(jn, en même temps cju'il fait connaître les résultats de la campa-ne qui se termine : ■< Les ditticultes ont ete si grandes, cette année, les tracasseries des païens et d(^i^. sociétés secrètes si [persistantes, les m(:nac(;s d<; mort et les placards incendiaircis si multipliés, cju'il n'\a qui; la touteqjulssance de Xotre-.S(;igneur qui ait pu nous protéger et bcnir nos travaux ». AjouUjns que ct;tte grâce puissante a trouve et crée des auxiliaires. Sans donner aucune louan"e cà ceux qui vivent, nous ne [Kni\-ons pas ne pas admirer ceux cjui reijosent dans le Seign(;ur, lorsque la mort, en déliant les langues, a permis aux successeurs dt; dire ce t\iu- furent leurs devanciers, comment.
I. ('">>y^/'. ,/,-/,, ..n. .iMilit:'. ]):,je 1 22. Leuiu ;,ii I'. I Milierie.m.
CHAPITRK V. - L'CEUVRK APOSTOLIQUE.