‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 152 sur 284 · ON.M-. I · texte numérisé non relu

ON.M-. I

assi L,niait ! Q"(î de souvenirs, que d'exemples rappt'ljtjiu

les noms des premiers évcques de la mission : ^Igr Languillat, Mgr Dubar ; de ses premiers su[)érieurs réguliers, le R. P. de Rabaudy, le R. P. Cloruiet ; de tant d'autres entre lesquels nous ne

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pouvons pas et ne voulons pas distinguer. A ce moment du départ, à ce moment où d'ordinaire la justice commence, parce que la poussière que toute vie humaine, par son seul mouvement, soulève sur son passage, est tombée, comme leurs figures apparaissent dans une sereine grandeur! Telle est l'impression laissée par deux biographies : celle de Monseigneur Languillat, due à son neveu, Monsieur l'abbé Pierre, et la biographie de Monseigneur Dubar, qu'a écrite le P. Leboucq, ouvrier de la même mission, et, par conséquent, associé aux mêmes travaux.

Là sont racontées les origines de la mission ; là encore est dépeint l'aspect général du pays, et le caractère de ses habitants.

Le Tché-ly est une des dix-huit provinces de la Chine proprement dite ; il est borné à l'Est par le golfe qui porte son nom ; au Nord et au Nord-Ouest par la Mongolie et la Mandchourie ; à l'Ouest par les provinces de Chan-si et de Ho-nan ; au Sud par la province de Chan-Tong : sa population est évaluée à trente-cinq millions d'habitants ; sa capitale est celle de l'Empire lui-même : Pékin ; elle doit à la grande cité impériale une prépondérance politique que ne lui donneraient ni son commerce, ni son agriculture. Le climat est très variable, les froids de l'hiver sont rigoureux ; les eaux, malgré la rapidité de leur courant, à partir des derniers jours de novembre, sont saisies par les glaces, toutefois, le tempérament européen se fait aisément à ce froid très sec et très clair par suite de la limpidité du ciel pendant cette saison. Il n'en est pas ainsi de l'été : ses chaleurs sont accablantes et vont souvent jusqu'à 38 et même 40 degrés centigrades. La terre, brûlée par le soleil, exhale alors des vapeurs suffocantes et l'on se croirait dans une fournaise. Cependant, le matin et le soir, l'ardeur du jour est tempérée par les brises qui se lèvent sur le golfe voisin ou descendent des hauteurs de la Mongolie. Dans les provinces méridionales de l'empire, on souffre plus des jours torrides qui n'ont point le même rafraîchissement.

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