‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 157 sur 284 · I. Lettre du Pèie Leboucq, 15 août · texte numérisé non relu

I. Lettre du Pèie Leboucq, 15 août

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mon cheval tomba, se releva, prit peur, s'enfuit. Deux païens le ramenèrent : ce fut l'occasion de quelques propos aimables suivis d'une conversation, elle-même suivie d'une conversion. Après le cheval, le chien, dans le même ordre des causes occasionnelles. Hélas ! la guerre coûte toujours quelque chose à quelqu'un : notre pauvre chien y avait perdu sa queue ; coupée par un païen, une querelle en naquit, elle se termina par une sévère condamnation. Le méchant païen, convaincu d'avoir mutilé l'animal et insulté le maître, dut, par sentence mandarinale, présenter des excuses à ceux qu'il avait offensés et, suivant les usages chinois, leur offrir un festin. Tout le village suivait cette affaire avec un puissant intérêt. La victoire des Chrétiens détermina un mouvement de conversion. Un catéchiste et une vierge furent appelés ; il est question, dit le missionnaire en terminant ce récit, d'acheter une maison et d'élever une chapelle '.

Les plus petites causes produisent les plus grands effets lorsque la grâce intervient. Des parents infidèles avaient une jeune fille aveugle ; l'époque de la marier approchant, ils se trouvèrent fort embarrassés... i Nos coutumes, disaient-ils, nous obligent à lui chercher un mari : un jeune homme riche la refusera ; un jeune homme pauvre et de condition inférieure ne lui convient pas. Ah ! si elle était chrétienne, la virginité ne serait pas un déshonneur pour elle et pour sa famille ! » Ils la présentèrent donc à la religion du Maître du Ciel. L'enfant fut heureuse de s'instruire dans notre croyance, et bientôt les parents suivirent son exemple. O cécité fortunée qui donne naissance à la divine lumière ^ !

Certaines conversions ne remontent à aucune origine humaine. C'est Dieu qui les détermine par un miracle de sa protection.

Une bonne veuve, écrit le P. Hœffel, fut placée par moi dans une chrétienté assez troublée à la suite de plusieurs persécutions ; ce

I et 2. Extraits d'une lettre du P. Gatelier. Corresp. de Jersey, novembre 1893, pp. 283-284.

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