I. Cité par le P. Gaillard, — même article
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nement chinois que la guerre de 1840 entre l'Empire du Milieu et l'Angleterre éclata pour réprimer la contrebande. Par une mesure maladroite, excessive mais équitable, le feu fut mis aux navires britanniques chargés d'opium. — • Le gouvernement anglais tira une vengeance éclatante de ce fait de guerre, et il imposa l'ouverture de ports nouveaux à la nation vaincue.
Aujourd'hui l'importation n'a pas diminué, mais elle trouve une concurrence redoutable dans la culture nationale. La Chine, pour son malheur, ne tardera pas à produire autant d'opium que les Indes.
Une seule institution est capable de guérir la funeste maladie, moins par les édits que par la doctrine, elle armerait les malades d'une énergie salutaire contre eux-mêmes, tantôt en éclairant leur intelligence par ses clartés admirables, tantôt en fortifiant la volonté par ses ineffables secours. Nous la connaissons et nous la reconnaissons encore ici cette Institution si capable de faire avec de faibles moyens ce que d'autres ne peuvent faire avec le puissant outillage des lois, des tribunaux et des armées. C'est l'Eglise catholique ; de ce qu'elle obtient aujourd'hui, il est facile de juger ce qu'elle obtiendra demain, si demain lui apporte la liberté. Dans les conditions ordinaires, nul fumeur d'opium n'est admis au baptême, à la pratique des Sacrements, et par suite, lorsque les lois disciplinaires conservent leur sainte rigueur, à la sépulture ecclésiastique.
Ce dernier châtiment aurait en Chine une gravité exceptionnelle. Le premier et le dernier amour au cœur du Céleste est celui de son cercueil et de sa tombe dans la sépulture ou le cimetière de la famille. Nul n'a plus que lui la religion ou la superstition de la mort, et s'il est magnifique quelque part, c'est avant tout dans les honneurs funèbres.
Les enterrements païens sont plus fastueux, les enterrements chrétiens sont plus beaux.