LA VOITURE DE VILLE
11 est un point auquel, paraît-il, on se fait moins aisément, c'est le calme imperturbable du Chinois, surtout lorsqu'on l'oppose à la fougue française. Un Français est toujours pressé ; un Chinois, jamais. Celui-là, par nature, a comme besoin de changer les choses; celui-ci de les laisser jusqu'à l'éternité à la même place. Telle pièce d'argent ou de cuivre est encore, après mille ans, de la monnaie courante sans que son ancienneté soit même remarquée par personne.
I. p. Estève. \'oii- sa notice biographique, insérée clans le Correspondant, t. XIV.
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CHAPITRK II.
LA. VIE DU MISSIONNAIRE
Jusqu'à présent, au Céleste empire, dix siècles ne constituent pas la vieillesse pour une institution ; elle a des aînées et des contemporaines. On distingue peu dans les coutumes entre celles qui furent et celles qui sont : ce sont les mêmes. Dans l'entretien que nous relations tout à l'heure entre le Fils de l'Empereur et le Père Parennin, ce ne fut pas un médiocre embarras pour le Jésuite d'expliquer au Prince la différence entre les langues parlées et les langues mortes. Le prince se demandait comment une langue pouvait
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