‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 53 sur 284 · LE PALANQUIN A MULES · texte numérisé non relu

LE PALANQUIN A MULES

mourir. Apparemment Horace ne songeait pas aux Chinois en disant que les mots ont des fortunes diverses.

Peu sollicité par des spectacles nouveaux, sans curiosité aucune pour « ce mouvement des idées » qui n'éveille pas son attention, ici la pensée de l'homme d'aujourd'hui comme de l'homme d'hier se promène lentement sur des objets presque invariables. État d'âme spécial qu'un missionnaire expliquait en disant qu'un Parisien est capable de dire plus de choses en une seule heure qu'un Chinois n'est capable d'en comprendre en y réfléchissant toute sa vie. Tous deux

il V a Maman >» ; et il se prend à rire. Est-ce mauvais cœur ?... Xon point, mais devant un étranger la tristesse serait impolie. Pourquoi ces personnes sont-elles vêtues de blanc ? — • Parce qu'elles sont en deuil... L'on remplirait des pages et des pages avec des traits semblables '. Toutefois (j^irJons-nous d'exafrérer la conclusion.

l'^n Chine, comme ailleurs, lorsqu'on a gratté les apparences ou les couches superficielles, le convenu de certains usages qui pour la plupart s'expliquent assez bien et se justifient, on retrouve l'homme partout semblable à lui-même.

LA VOrrUKE DE VII.I.E.

Il est un point auquel, parait-il, on se fait moins aisément, c'est le calme imperturbable du Chinois, surtout lorsqu'on l'oppose à la fougue française. Un I-Vançais est toujours pressé ; un Chinois, jamais. Celui-là, par nature, a comme besoin de changer les choses; celui-ci de les laisser jusqu'à l'éternité à la même place. Telle pièce d'argent ou de cuivre est encore, après mille ans, de la monnaie courante sans que son ancienneté soit même remarquée par personne.

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