‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 55 sur 284 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LA VIE DU MISSIONNAIRE

tesse si renommée de nos ancêtres. Oh ! que le sans-façon à la mode de nos jours est peu goûté en Chine ; je ne sache pas qu'aucun défaut soit plus capable d'attirer le mépris '. »

Le moment est venu de reconnaître l'opportunité de ces conseils en suivant nos missionnaires dans leurs travaux. Il en est d'ordinaires et il en est d'extraordinaires.

Le travail le plus ordinaire est d'aller de chrétienté en chrétienté visiter, les fidèles. Mais dans l'Empire du Milieu Gresset n'eût pas

écrit :

« On part, on est parti ! »

Un départ ne se fait pas aussi simplement ^

Le Père demande que son char soit préparé. Les gens objectent que le Père Spirituel ne peut pas décemment se mettre en route avant le déjeuner. On prépare le déjeuner du Père. On le sert en cérémonie. Quelques chrétiens debout font les honneurs du repas, entretiennent la conversation, et la prolongent. Enfin le Père Spirituel peut se lever de table. Alors commencent d'autres préparatifs pour le déjeuner du catéchiste et du conducteur. Rien ne pressant ces braves gens, il arrive que le déjeuner confine au dîner. Peut-être ont-ils une pensée de derrière la tête .'*... Enfin la voiture est prête. Les derniers saluts sont échangés ; mais nul moyen de regagner le temps perdu. Le seul aspect de l'équipage ruinerait ce fol espoir. Le char, dit plaisamment le P. Edel -', inventé en l'année 1 183 avant l'ère chrétienne, parut à tous, dès son apparition, si commode, qu'il fut interdit, par un édit impérial, d'y apporter la moindre modification. Qu'on se figure une charrette assez semblable à celles qui servent à nos laitières dans les environs de nos grandes villes ; mais elle est plus massive, les roues sont beaucoup plus

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