C ABUS ET DE CONSLLTATK^ |>E LA DOCTORESSE AM1LAISE MISS COGKE
de là Corée, On sait que cette région renferme de l or et du charbon, du cuivre et du fer. II se peut que le développement de cette richesse minérale entraîne l’expansion du pays, et que la présence des mines favori se la production locale, par la demande de certains produits alimentaires. Mais ces sources de revenus sont grandement problématiques. Dans l’absence de toute assurance quant à l’avenir du chemin de fer français, si on compare les deux entre-
mais
supérieure. L’importance, aussi bien stratégique que commerciale, de la grande ligne du midi, convaincra forcément les Coréens de sa valeur très réelle.
Il j a environ quatre-vingts Français en Corée, dont quarante prêtres et un évêque. Trois dépendent du bureau du chemin de fer du Nord-Ouest; deux sont aux Douanes coréennes; deux ont des emplois aux mines impériales, et un est devenu conseiller juridique du gouvernement impérial. Un autre ést attaché à l’Ecole française; un troisième dirige, admirablement et avec succès, les Postes coréennes impériales. Deux autres travaillent à l’Arsenal coréen, et la direction de FHôtel du Palais en occupe trois.. La colonie française s’est récemment accrue d’un certain nombre d’ingénieurs, qui se sont adressés au gouvernement coréen dans l’espoir de trouver un emploi dans les bureaux du chemin de fer. Je n’ai pas compris ces visiteurs de passage dans mes chiffres.
La colonie, allemande est peu nombreuse et insignifiante. Les Allemands ont toutefois obtenu la concession d’un chemin de fer de Séoul à Won-san. Une mine, concédée à un syndicat allemand, et située à Tong-ko-kai, .a été abandonnée, avec une perte de milliers de livres sterling dépensées en machines et en outillage dé mine. Les Allemands n’ont pas d’autre concession. Ils possèdent à Chemulpo une maison de commerce importante, qui a établi une succursale à Séoul. Ce qui distingue cette entreprise, c’est qu’il y a des Allemands, dans les deux maisons de Séoul et de Ghemulpo, qui connaissent à.fond la langue coréenne. Ceci, à mesure que le pays se développe,, est un .avantage ; et ce fait semble résumer admirablement la méthode sur laquelle le commerce allemand en Extrême-Orient est basé. L’orchestre de la cour
est sous la direction d’un maître allemand. L’effet obtenu a été très grand, et cela explique sans doute l’introduction récente d’un médecin allemand à la cour. Miss Cooke, dont la position se trouve ainsi menacée, l’a conquise par son caractère particulièrement sympathique et sa très grande habileté professionnelle. La doctoresse anglaise est depuis nombre données, médecin en titre de la maison impériale, et possède l’entière confiance de la cour. Miss Gooke est, de tous les étrangers, la seule personne qui soit parvenue à vaincre entièrement les préjugés et la défiance, des gens du pays,
La bataille pour les concessions est aussi aiguë en Corée qu’en Chine. La dernière en date des puissances qui se sont intéressées à l’exploitation des gisements de minerais de la Corée est la Belgique, qui, jusque-là, n’avait pas pris part au développement de l’industrie minière de l’Empire. La Belgique s’est mise aujourd’hui sur les rangs, et l’on sait qu’une concession de 900 li[i) carrés de superficie vient, d’être accordée à' ses nationaux. Les Belges ont prêté 4 millions de yens au gouvernement coréen, en échange de la location à bail des mines pendant vingt-cinq ans. La concession est située dans la montagne de Ta-bak, à l’endroit où se confond la limite des provinces de Chyung-Chyong, Kyong-syang et Kang-won. . Il est impossible de connaître pour le moment la valeur de cette nouvelle concession; mais les Belges sont des gens malins et durs à la détente. Il n’est donc pas probable que leur entreprise échoue aussi ’ malheureusement que la nôtre, ou celle des Allemands.
.< . Pour en revenir au commerce extérieur de' la Corée, les marchands étrangers: o-nLun grief 'très sérieux contre, les fabricants japonais qui approvisionnent le- marché
(1) Un Li vaut 482 mètres. • ■ ■
coréen . Après m’être livré à une enquête très approfondie, je puis Bien affirmer que, parmi les articles vendus comme de fabrication étrangère et exposés aux boutiques des quartiers japonais, dans tous les ports ouverts de "dorée, il y en a très peu qui. ne soient pas des imitations éhontées. Ils sont pour la plupart fabriqués au Japon, et ornés des dessins et des marques de fabrique nécessaires, avec d’imperceptibles différences. L’illégalité de ce commerce est indiscutable. Dans l’absence de toute surveillance de la part des Douanes coréennes ou des représentants des marchands auxquels ces supercheries sont préjudiciables, il est difficile de trouver un remède à cet état de choses. Voici un tableau énumérant les divers articles, imités par les fabricants japonais, que je connais personnellement et qui sont mis en vente sous de fausses désignations. Pour tous ces articles, la contrefaçon est japonaise.
Kerosene, Standard oil Co.
Cigarettes Richmond Gem.
Viandes de conserves Armour .
Conserves de fruits de Californie.
Vins : vin du Rhin, bordeaux de Californie.
Lait de la marque Eagle.
Droguerie.
Grande-Bretagne :
Savon Pears.
Allumettes Bryant et May.
Sauces Lea et Perrin.
Aiguilles et cotons.
Alcalis Brunner, Mond et Cie.
Confitures Crosse et Blackwell Tissus rouges de John Orr- Ewing et Cie. . :
France :
Vins : bordeaux et vin du Rhin. Produits photographiques.
Allemagne :
Quinine de MM. A. -G. Boeli- Aiguilles.
ringer. Pianos de Bërlin
Quincaillerie.
Suède :
Allumettes.
Hollande :
Beurre. Liqueurs et spiritueux.
Danemark :
Beurre.
Inde :
Tissus et fils de coton.
Suisse :
Lait suisse Nestlé.
L’huile cérosine japonaise est expédiée en bidons qui reproduisent absolument le modèle de la Standard Oil Compan 3 r .
Les tissus rouges de John Orr-Ewing et Cie, de 27 pouces de large sur 40 yards de long, grand teint, deviennent de 27 pouces de large sur 37 yards et demi de long, mauvais teint ; le tissu rétrécit et il manque 5 livres sur le poids.
La marque de fabrique de la maison « Marque Perroquet », avec un dessin de l’oiseau, est la plus parfaite imitation qu’on puisse imaginer.
Les contrefaçons du laitNestlé, des allumettes. B^ant et May, de la quinine Boehringer et de bien d’autres articles ont été dénoncées nombre de fois par les fabricants de ces produits.