TOMBEAUX
Plusieurs fois j'avais demandé à notre ami de nous mener à des tombeaux que l'on m'avait dit curieux. 11 avait toujours refusé sous différents prétextes : il ne savait pas où il y en avait, il avait oublié, c'était trop loin, dangereux à cause des serpents. Et il nous monti'ait son pied auquel il manquait deux doigts qu'il avait coupés lui-même, pendant une chasse, à la suite d'une morsure.
Mais la vraie raison était qu'il avait peur. Les Aïnos, en etïet, n'osent pas appro-
cher des tombeaux; ils prétendent que Tesprit des morts continue à habiter la tombe, rôde dans les environs et a le pouvoir de faire du mal à toute personne qui passe à sa portée. Si c'est l'esprit d'une femme, à leur dire, il ne laisse échapper aucune occasion et se fait un malin plaisir d'user de son pouvoir.
Sur nos instances, cependant, et pour noire dernière journée, il se décide à nous conduire. Lentement nous gravissons la colline ; à chaque instant, le vieux chef s'arrête, hésite, semble ne pas reconnaître les lieux. Il craint sans doule de trop s'approcher des lombeaux : aussi, décidés à les trouver, nous partons en avant. La marche est pénible, les hautes herbes nous viennent jusqu'à la poitrine, et
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il faut les abattre à grands coups de bâton. Enfin, nous heurtons un poteau. ATextrémité est taillé un anneau dans le trou duquel est passé un morceau d'étotîequi pend lamentable et sordide. C'est, paraît-il, le tombeau d'une femme; rien ne le faisait soupçonner dans cette solitude, caché complètement par les herbes. Au pied gisent des débris de vases, un restant de collier de pierres grisâtres, une cuillère. De nouveau, à grands coups, nous abattons les herbes gigantesques et un peu plus loin nous heurtons un autre poteau. L'extrémité différente, en forme de lance, indique le tombeau d'un homme. Un bout d'étoffe pend également attaché à la pointe et autour du pied, éparpillés et brisés, nous trouvons divers objets, des vases, un couteau, des
flèches. Quel est le symbole de celle lance et de cet anneau? Nul n'a pu me l'expliquer. Y a-t-il une raison à cette forme spéciale? Auciine, sans doute. Les anciens Aïnos l'avaient adoptée et ceux d'aujourd'hui continuent par tradition. Pourquoi aussi des poteaux, puisqu'ils veulent oublier leurs morts et l'endroit où ils sont enterrés?
Quand quelqu'un meurt, on lui met ses meilleurs vêtements et on le couche près du feu. On pose à côté du défunt son arc et ses tlèches, sa pipe, ses deux couteaux, un court et un lonu;, ((ue poitent toujours les Aïnos, une coupe et un vêlement. Si c'est une femme, on place dos aij^uilles, un collier et des boucles d'oreilles, des cuillères et aussi un vêtement. I*rès de la tête, on
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met des aliments et du sakè^ car l'esprit est supposé se nourrir de leur essence. On adore la déesse du feu et, durant un grand festin, on offre des libations à l'esprit du mort. C'est ce que les Aïnos appellent ibe uwetutkopak, repas d'adieux.
Le corps est ensuite roulé dans une natte et attaché à un long bâton. Deux hommes le chargent sur leurs épaules elles parents et amis suivent en portant chacun un objet pour enterrer avec le mort. L'esprit en aura besoin dans l'autre monde. Aussi a-t-on soin de briser et de déchirer tous ces objets, car chacun d'eux a un esprit qu'on délivre ainsi et qui survivra avec celui du défunt.
L'un après l'autre, parents et amis jettent leur objet et une poignée de terre, puis
tous reviennent à la maison du mort et cherchent à l'oublier en olîVant à son esprit de nombreuses libations de
saké.
SAPPORO
Le chef-lieu de l'Hokkaido, au centre de l'île, la ville créée par le gouvernement, pour le gouvernement, conçue d'après le plan des villes américaines, exécutée de la même façon. Une large artère part de la gare et marque le milieu de la ville. De chaque côté courent des rues parallèles à intervalles égaux coupés par d'autres perpendiculaires. C'est très régulieret très laid.
Par-ci par-là on aperçoit de grandes constructions en pierre, le palais du gouvernement, le palais de justice, la prison, l'école d'agriculture. Mais la plupart des maisons
sont en bois, et sur les toits, partout, se trouvent de larges tonneaux, placés là en cas d'incendie. De distance en distance, au croisement des rues, se dressent de hautes tours, phares en même temps que postes de vigie. Avec ses avenues qui se perdent dans les champs, ses nombreux terrains vagues, ses routes défoncées, et, dans certains quartiers, ses bicoques toutes neuves et déjà délabrées, construites à la hâte, Sapporo donne l'impression d'une maison conçue sur un plan très vaste et qui n'est pas finie.
Peu à peu, à côté des bâtiments officiels, se sont élevés des hôteJs, des magasins. Toutes les petites industries nécessaires aux besoins quolidicns de la vie se sont établies dans celte ville de fonctionnaires
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et d'officiers et développées avec rapidité. Et, tout le long de la grande artère, des boutiques de toutes sortes s'échelonnent jusqu'à la grille en bois qui délimite un quartier spécial, quartier de plaisir et de débauche, qui existe dans toutes les cités japonaises.
En entrant dans l'hôtel, on s'aperçoit de suite qu'on est dans une ville de fonctionnaires. Il suffit de voir la rangée de souliers, bottines et bottes placés dans le vestibule près du bureau. Employés du gouvernement, les Japonais sont obligés de s'habiller à l'européenne, mais dans les hôtels, en entrant, avant de monter sur la nattebien propre, ils doivent enlever leurs affreuses bottines à élastiques. Puis vite ils grimpent dans leurs chambres se débarrasser de
leurs vêtements de drap, revêtir le kimono souple et soyeux, s'accroupir par terre et fumer par bouffées rapides leur petite pipe.
C'est amusant de les voir dans la rue, vêtus d'un veston trop ample et trop long, sanglés dans une redingote ou couverts d'un macfarlane décoloré, coilfés de chapeaux inimaginables, feutres, melons pointus, hauts de forme ternis. Ils marchent très raides, arrogants, persuadés de l'importance de leurs fonctions. Le dimanche, quand ils se promènent avec leur femme et leur fille en costume japonais, ils vont en avant, les laissant trottiner par derrière, sans jamais se retourner, sans jamais s'inquiétei- d'elles. Le soir, dans les rues mal érluiri'cs, les
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gens sur leurs semelles en paille passent rapides et silencieux comme des ombres.
Tandis que Paris se réveille aux cris stridents de la marchande de poissons et du raccommodeur de porcelaine, c'est, à la tombée de la nuit, à Sapporo, que Ton entend les appels mélodieux des petits métiers. Par les rues sombres et désertes retentissent soudain le sifflet des nettoyeurs de pipes et le chant monotone des masseuses, profession laissée aux aveugles: Tramamé ! Tramamè ! ïiQ temps à autre résonne un bruit de ferraille ; c'est le veilleur de nuit qui fait sa ronde.
Aujourd'hui, c'est grande fête, et, dans le parc enguirlandé de fleurs en papier, orné de lanternes, pavoisé de drapeaux et d'oriflammes avec de larges caractèresjaponais,
une foule bariolée évolue lentement :
graves fonctionnaires en redingote avec des souliers jaunes et des chapeaux de paille, jeunes gens en complets clairs, grotesques, femmes en kimonos chatoyants et des enfants si drôles avec leurs petites mèches de cheveux, si gracieux dans leurs robes éclatantes aux dessins bizarres. Par-dessus ce tableau multicolore de larges taches noires ; ce sont des ombrelles importées d'Europe qui ont remplacé, hélas ! les jolis parasols en papier huilé qui faisaient un fond si harmonieux aux figures mignonnes desmousmés.
C'est une grande fêle, en l'honneur des soldats morts pour la patrie. Aussi commencc-t-ellc par une parade militaire.
Devant un petit temple élevé dans le parc,
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les troupes défilent; d'un côté les prêtres en leurs ornements dorés, de l'autre les officiers généraux et les hauts fonctionnaires. En face du portique sacré, du tori^ chaque compagnie à son tour s'arrête et présente les armes, tandis que les clairons sonnent.
Puis tous se dispersent, se promènent dans les allées du parc, s'arrêtent aux diverses baraques, se reposent sous des charmilles improvisées où, accroupis sur de larges couvertures rouges, l'air sérieux, ils prennent tranquillement leur repas de poisson et de riz.
OTARU
Avant d'arrivei", tout le long de la côte, on aperçoit sur la berge de larges sampans de pêche remisés sous des abris en bois, d'où la pointe entortillée de paille seule dépasse. Ils attendent ainsi la saison des harengs dont le commerce est la principale richesse de ce port.
Du haut de la colline où se trouve la gare, on domine toute la ville, à droite la mer, les quais; à gauche les quartiers neufs, encore en construction. Il n'\ a guère plus de trente ansqu'Otaru a été fondée, et pourtant elle a un air particulier, semble à la fois moderne et ancienne. Commepartout,
il y a une rue principale assez large, bordée de magasins, puis se croisant beaucoup de petites rues étroites à l'air vieillot. Des rivières coulent au milieu de certaines, et l'on accède aux portes des maisons par de petits ponts en bois. Le soir, à la lueur vacillante des lanternes en papier, ces ruelles prennent des aspects étranges, tandis que dans les maisons de thé gémissent les samisans^ résonne la voix nasillarde des chanteuses qui rythment les pas gracieux des geishas. Plusieurs sont là dans larue, lardées, attifées de fleurs et de franges de soie, vêtues de kimonos éclatants, toutes jeunes. En attendant qu'on vienne les chercher pour une danse, elles restent là à jouer, se poursuivent en courant, en poussant de petits cris.
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Il existe deux choses à Olaru que je n'ai remarquées nulle part au Japon, exception faite naturellement pour les ports demieuropéens comme Nagasaki, Kobé, Yokohama. La rue principale est bordée des deux côtés de trottoirs en pierre, larges, réguliers, suivant la rue d'un bouta l'autre. Puis il y a un service d'omnibus. A la gare, à côté des jinrikshas légères, des hashas attendent et aussi dans la rue principale. Pour un prix modique, elles vous emportent à une allure très lente avec un bruit assourdissant de ferraille.
L'hôtel est immense, très propre, comme tous les hôtels japonais. A notre arrivée, les petites servantes se prosternent à genoux en murmurant des phrases de bienvenue.
Nous avons vite fait d'enlever nos souliers
et de monter par l'escalier luisant vers les petites cages à mouches si jolies dans leur simplicité. Hélas! au lieu des coussins soyeux posés sur la natte moelleuse près de Vibachi, nous trouvons, au milieu de Timmense chambre, deux grands lils en fer et à côté des 'chaises et une table. Que c'est laid, piteux, dans cette grande salle avec ses larges panneaux en bois blanc sans autre ornement que deux kakémonos représentant des bambous pliant sous la brise et un corbeau transi sur le boni desséché d'une brandie.
Tout à riieure on nous a menés déjeuner dans un restaurant « ouro|)écn >• tenu par un cuisinier cliinois. Sans doule, après un mois de noiirrihuc au poisson et an li/, un bon biflcck l'ail jdaisir. mais celle (Irmi-
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civilisalion est odieuse. Les nappes sont pleines de taches, les couteaux mal nettoyés et les convives, encore inhabiles, ne font qu'augmenter notre dégoût.
Il n'y a rien d'intéressant à Olaru, sauf à quelque distance de la ville un rocher avec une inscription qui fait le désespoir des savants. Personne n'a pu déchiffrer les signes gravés dans la pierre et qu'on ne retrouve nulle part ailleurs dans THoUkaido. Sans doute ne saura-t-on jamais si cette inscription est le vestige d'une race disparue ou simplement l'ouvrage d'un mauvais plaisant.
A travers une triple rangée de sampans, de petits vapeurs et de voiliers, nous allons vers notre bateau ancré près du briselames. Il se rend à HaUodate, et nous tournons vers l'ouest. La côte se découpe
en rochers escarpés entre lesquels on aperçoit, au fond des criques, quelques huttes de pêcheurs et les grands sampans somnolant sur la berge. De jolies collines aux contours harmonieux dévalent en pentes verdoyantes vers la mer, s'arrêtent brusquement sur les falaises abruptes. Puis la nuit tombe, et le vapeur insensiblement s'éloigne de la terre qui bientôt disparaît complètement.
Comme on le connaît peu ce Mexique, ce pays au beau ciel lumineux, si pittoresque, si intéressant par la diversité de ses aspects et si riche, si fertile. On s'imagine un pays, né à peine à la civilisation, à demi barbare, habité par un peuple d Indiens sauvages, toujours en révolution, où il est dangereux de voyager, à plus forte raison de demeurer. 11 en était ainsi il y a quarante ans ; mais, sous la forte direction du génie qu'est le général Dia/. pour son pays, l'ordre des choses s'est transformé. Le Mexique est maintenant solidement constitué, régulièrement organisé.
Peu à peu le peuple, composé d'éléments encore hétérogènes, trop longtemps divisé
par des préjugés de classe, comprend les bienfaits de la constitution et permet qu'elle soit appliquée dans toute son ampleur. La première préoccupation du gouvernement sous le général Diaz fut de pacifier la contrée, de purger la campagne et la ville des bandes de brigands, épaves des guerres civiles, qui répandaient la terreur dans le pays. L'organisation de la garde rurale, celle de la police ui'baiiie et l'énergie du président ont fait disparaître ce fléau, et maintenant, à part quelque régions oi^i sont cantonnés les derniers Indiens rebelles, Yaquis et Mayas, on peut se promener partout à travers le Mexique sans aucun danger.
De tous côtés l'on a construit des lignes de chemins de fer et, comme pour tous les
pays jeunes, la création de ce réseau de voies ferrées fut un des facteurs les plus infiportants du développement si rapide, admirable du Mexique. Que de questions à répondre au retour, même aux États-Unis, ses voisins ! Y a-t-il vraiment des hôtels, des bains? C'est très sale, n'est-ce pas ? A l'intérieur, très dangereux ? Et naturellement vous avez voyagé en wagon spécial?
C'est la seule façon possible? Tout ceci est bien exagéré ; sur toutes les lignes il y a des wagons-lits et même des wagons-restaurants. Dans toutes les villes de quelque importance, il y a des hôtels très propres, bien tenus, souvent par des Français, ce qui signifie bonne cuisine, et aussi des bains.
Les voies de communication sont parti-
culièrement importantes au Mexique où la nature a dressé des reliefs constituant d'énormes obstacles à la circulation et à l'unité politique. Trois lignes pénètrent les États-Unis et deux relient Mexico à Vera-Cruz. D'autres relient la capitale au Pacifique, avec le Sud, avec l'isthme de Tehuantepec d'où sont j)rojetés des prolongements vers le Guatemala et la péninsule du Yucatan. De tous côtés, dans les différents Etats, se créent de nouvelles lignes locales, développant les ressources de chaque région. Et, grâce à ces nombreuses lignes de chemin de fer, à un excellent système de postes et télégraphes, les relations en Ire les diverses jiarties de la Hépublique sont devenues plus intimes et plus cordiales. L'esprit particulariste des
provinces, source de perpétuelle anarchie, s'est peu à peu atténué, a fait place à de beaux sentiments de solidarité. Il n'y a plus d'Espagnols et d'Indiens, il n'y a que des Mexicains. L'action du pouvoir central est rapide et sûre, facilitant l'instruction du peuple, des 'pèons^ et ainsi, peu à peu, lentement, hélas! les Indiens abandonnent leur dialecte pour parler espagnol, apprennent à lire et à écrire. Grâce au flot vivifiant de l'instruction primaire, le progrès pénètre dans les moindres villages.
Mais ce qui manque au Mexique, ce sont des bras. La densité moyenne de la population est très faible, et c'est un obstacle sérieux au développement du pays. Pour remédier à ce défaut, le Gouvernement a sollicité les apports de l'immigration
étrangère; il n'a pas jusqu'ici obtenu grand succès. Les émigrants sont naturellement attirés vers les États-Unis par la perspective d'un travail facile à trouver et d'un salaire rémunérateur. Ignorants de la véritable situation du Mexique, ils sont effrayés parla rigueur du climat, la difficulté de l'existence, les dangers à courir. Ce qui manque, ce sont des ouvriers, des cultivateurs: la plupart des étrangers sont des commerçants ou des ingénieurs. Les colonies espagnole et nordaméricaine sont naturellement les i)lus importantes. La première, tirant a\antnge de la communauté de langue, de coutumes et de religion, est assez prospère et détient entre ses mains le commerce de détail, d'épicerie- Les Américains ont apporté des
capitaux considérables et gèrent des intérêts énormes dans les mines, les banques, les chemins de fer. Les Anglais continuent de préférence Texploitation des mines, tandis que les Allemands détiennent le commerce de quincaillerie. Quant à la colonie française, très aimée et estimée, elle a monopolisé la vente des étoffes et le commerce des nouveautés. Les Chinois, en assez grand nombre, fournissent la maind'œuvre; ils travaillent dans les exploitations minières, aux voies de chemins de fer, accaparent les métiers humbles, tandis que les Japonais, les Mormons, les Italiens surtout, s'adonnent à l'agriculture. Et pourtant, quel vaste champ ouvert aux énergies laborieuses et intelligentes, dans ce pays où l'on trouve tous les climats,
toutes les espèces du règne végétal, des terrains riches et dociles à toutes les cultures qui se comptent par millions d'hectares, où le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour faciliter toutes les entreprises et donner aux capitaux deux avantages essentiels pour le succès : sécurité et liberté.
Certains pessimistes croient que le général Diaz est le pivot indispensable de la République mexicaine et qu'après sa mort le gouvernement s'elîondrera. Tout semble au contraire faire présager au Mexique un grand avenir. L'excellence des institutions actuelles a été prouvée, le |>uys est assagi et son crédit, grâce ù l'habile administration de M. Limantour, solidement établi. Une révolution n'est plus à
craindre; elle serait trop dangereuse, car elle entraînerait l'intervention Nord-Américaine. D'ailleurs, les Américains n'ont aucun intérêt à souhaiter cette révolution. Les trop grands empires marchent toujours vers la décadence, et il est préférable d'avoir pourvoisinunpays heureux et tranquille que de l'avoir sous sa domination mécontent et turbulent.