I.K MANOIR THA(.H,ilK 9;i
les notes s'égrenaient si douloureuses, si liquides, si perles pleurantes que je croyais entendre un mélodieux goutte à goutte de larmes tombant une à une dans l'admiration du silence. Personne visible à mes yeux ! VA cependant, je sentais une présence dans la chambre vide! Mais l'instrument se tut. Je regagnai plein de frissons ma couche ensorcelée, et quand je repassai entre les deux apparitions, je les retrouvai comme je les avais vues tout d'abord, la tête tournée l'une vers l'autre, se provoquant et se maudissant du regard.
« Mais, pourquoi une telle exécration entre ces deux êtres ? Pourquoi? » me répétais-je en tremblant et claquant des dents, sous mon baldaquin funèbre ! Je m'entendais dire tout bas : « Oh ! je me risquerais à tous les effrois, j'encourrais la peur suprême pour savoir la cause affreuse qui les a rendus l'un pour l'autre si farouchement abominables! » Mes yeux agrandis par l'angoisse et la stupeur, voyaient-ils aussi plus creux et plus loin, un charme agissait-il sur eux ? Assurément I je percevais tous les moindres détails de l'énorme salle, puisque sur les murailles de plus en plus illumin('es par