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ENFANTS BIZARRES

\^n jour d'été, cnlre deux sveltes taillis, dans un grand pacage à monstrueux buissons tout enserpentés de pompeux et embaumants cbèvrcfeuilles, je vis une bande d'enfants, petits garçons et petites filles, qui, par leurs façons, maintien et allures, m'intriguèrent singulièrement.

Les uns, formant un petit groupe, avaient l'air de se consulter, comme pour une chose importante ; à quelques pas, derrière eux, d'autres en rang, — et, parmi ceux-là, toutes les fillettes sous leurs longues mantes noires, — semblaient attendre, pensifs, restaient là, les bras pendants, debout, sans rien dire, d'un aspect morne, d'un recueilli stupéfait.

Entre ces deux groupes, un marmot couché

sur les reins, les mains ramenées sur sa poitrine,

la bouche et les yeux clos, gisait dans l'herbe,

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