Première Partie
Chansons d'Ateliers
Poésies diverses
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Carillons d'Enclumes
Qu'ils sont jolis, les carill
Des marteaux d'acier sur l'enclun Bruyants, nombreux, entourbilli l)ans une humble forge qui fume !
Eclats de rire d'atelier.
Ils vont, égrenant, en fusées, lant collier 1 >es rude embrasée
Ils chantent la gaité, l'amour, Et plus doux que des bruits d'abeilles. Chassant les fatigues du jour, Tout bas. ils disent aux oreille
« Sans te plaindre, batteur de 1er.
-• Travaille, c'est pour ta famille,
» C'est pour le bois de cet hiver,
» C'est pour la robe de ta 611e :
» Bûche, cogi iir boudeur,
•• Les cieux bénissent ta souflr • Ami, tu forges la grandeur
» De notre douce et chère bran.
Pour consoler ces forgerons,
Carillonnez, lourdes enclume-. Quand les marteaux, devant les fronts, Passent, légers, comme des plumes.
Dans l'âme de ces artisans, Dont le corps de fatigue ploie.
Vous résonnez, doux et puissants.
Ainsi que des grelots de joie.
Et pour moi, poète-ouvrier, Votre chanson est plus sublime.
Car du fer que je vais broyer A chaque instant monte une rime.
Sonnez, sonnez, de l'aube au soir, Enclumes, avec frénésie, Vous éveillez, sans le savoir, La grande voix de Poésie !
La Cloche
Le soir, lorsque l'airain, par toute ta vallée, Egrène lentement. SOUS la nue Des s es et clairs aux accords douloureux,
Le passé se réveille et mon esprit 11 va, de monts en monts, de nuage en nua Comme celui des amoureux.
Ah! sous cette chanson que la brise, rend douce. Que de charmants secrets disparus sous la n Que de légers parfums aux exquises saveurs, Que de bons souvenirs, mais aussi d'infortunes. Que cle spectres, hélas ! minutes importunes, ent devant mes yeux rêveurs :
31 l'église rustique avec sa croix de pierre:
Si >nt là. dans un manteau de lierre.
Rompant de leurs duos l'azur silencieux: De tous petits enfants gazouillent sous leurs langesi Et la cloche est joyeuse, et l'on dirait ck A peine descendus des cieux.
C'est le ruisseau d'argent qui lance des murmure-. Le chemin de l'école et le buisson-dé mûi E
La maison paternelle aux antiques arceaux : .Mais c'est aussi le bois près du vieux cimetière. La veuve en habits noirs disant une prière Pour les orphelins sans berceaux.
Avril qui chantonne étoile de pervenche-. C'est le feu de Juillet qui calcine les brancl C'est la venda se aux effluves de vin ,
st le mois des trimas, la neige s'effiloche, I .es mystiques Noëls -envolant d< :he
Annoncent l'envoyé divin.
C'est aujourd'hui songeur où mon âme ravie Contemple en souriant l'aurore de la vie, Les premiers feux du ciel. les charmes du printemps; Ce sont les gais éclats de rires éphémères, La lyre faible encor, les larmes, les chimères D'un poète de dix-neuf ans !...
Je vogue sur les lacs, je marche dans les plaines, J'aspire des grands monts les suaves haleines, Sans songer un instant que l'homme doit finir, -Mais l'angélus résonne, et toutes mes pensées, Par son carillon grave à l'instant rehaussés,
Cherchent à scruter l'Avenir.
L'Avenir, l'Avenir! ô dis. cloche vibrante, Mes jours seront-ils ceux de l'hirondelle errante Ou de 1 humble bouvreuil fidèle aux mêmes cieux ; Et lorsque sonnera la minute dernière.
Qui donc jettera l'eau bénite sur ma bière,
Qui dira les hymnes pieux?
Poétesse du bon clocher, cloche magique, Réponds sans te lasser au pauvre nostalgique Qui vient bercer son rêve aux chansons de ta voix; La lune à peine luit, sonne et résonne encore, Sonne jusqu'à .demain, au moment où l'aurore
Rougit la cime des grands bois.
Qu'importe, si tes chants réveillent des pensées, Parlent de l'avenir ou des choses passées; Tes accents sont divins comme le ciel est bleu ; On dirait un grand bruit de harpes réunies, Lcho du Paradis aux saintes harmonies,
On dirait un souffle de Dieu!
La Chanson de la tf\e
Du granit moussu de la voûte, Dans le bassin de graviers blancs, L'eau cristalline, goutte à goutte.
S'épanche en des rythmes tremblant!
C'est une musique qui charme.
Est-ce un soupir, est-ce un sanj C'est la tristesse d'une larme Mêlée au rire d'un grelot.
Les gouttelette- réunies,
Bien loin coulent en murmurant
De dissemblables harmon
un ciel toujours différent;
Se mêlant à d'autres, - Elles grondent, fleuve géant.
Comme autrefois joie et tristesse, nt finir à l'< >cé.m.
A. !.. Il
Telle est li mage de la \ ie 1
Des mains du grand maître le Temps, L'heure, d'une autre heure suivie.
Tombe sur nos fronts inconstants.
C'est le joyeux chant que module Dans les salons le timbre d'or; C'est le tic-tac de la pendule, Monotone chanson de mort.
Avec un bruit grêle ou sonore.
Une à une. marquant nos jours, Les minutes tombent encore, Puis se mélangent pour toujours.
Et leurs flots s'enflent et s'abaissent D'un rythme calme ou démonté, Jusqu'au jour où leur apparaissent Les digues de l'éternité.
Forge, Cloutier !
Ami. forge des frêles clous.
Pour les sabots des fiancées, Pour les reliquaires jaloux ( >ù dorment les amours passées.
I c des clous brillant^ et loi Pour mettre des saintes images.
Près du berceau des enfants blonds.
Sous les rideaux à grands ram
gre les pauvres clous de deuil. Le menuisier dans son échoppe Lustre les planches d'un cercueil.
Sous les baisers de sa varlope.
Kt pour ton voisin, l'ouvrier
Oui cueille, au fracas de l'enclume.
Les vers divins qu'il voit briller Au sein de l'atelier qui lume.
Forge les clous de diamant.
:l0US délicats et subir.
mie les (leurs du firmament ; Ami. forge les clous des rime-.
Afin que de me- doigts nerveux, Enivré, mais lousie,
Je plante à mon à me de gueux Quelques lambeaux de Poésie !
"Sk-,
fête-Dieu rustique
Les longs cierges jaunis, clans la brame du soir. Jettent timidement leurs lumières mystiques Dont le pâle reflet, sur les bouquets rustiques, Se voile du parfum d'un léger encensoir.
Le prêtre vêtu d'or gravit le reposoir. El sous le doux frisson des feuilles des portique-. Perpétuant l'amour des coutumes antiques, 11 fait reluire au luin les feux de l'ostensoir.
L'extase la plus pure embrase les fidèles,
Dans le lointain charmeur on entend un bruit d'ailes
Qui fait passer dans l'air un souftle harmonieux ;
Et l'on croit voir, au loin, sous un flot de lu mi en Dans un trône indécis fait de l'azur des cieux. Le Seigneur qui bénit les foules en prière !
- V ^ bc H r ; / <-> bc ^ r V O ^cP ^ ^ bt "
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Feutre Noir et Coiffe Blanche
.1 .V. e/ M Th. Botrel.
le la fine coiffe blanche.
Près de sa -" 1 > iice" au front pieux, Toujours, le Gas sublime penche - . feutre noir au bord soyeux.
Se tenant par le doigt, sans trêve,
Us ■ ;:. - ïs deux bardes bée Chanter les flots vert- et I toujours bretons, toujours ui
Us ont des bouquets de bruyère
P. air les pardon-, les fian Ils ont des croix et des pi
Pour les malheureux tré]
Leur voix, -i douce, -i touchante
le Jésus de Charité. S enfle et gronde quand elle chante I Patrie et la Liberté '.
s de la foule chansonn Ils n'ont pas connu les chagrins, Et, conquise, la France entière Répète leur- jolis refrai]
On les entend dans la grand'hune, Le soir, sur les flots endormeurs, Sur les balcons, au clair de lune, Dans les champs des rudes semeurs.
Et quand lès bambins blonds et i Les mains jointes, clans leurs lits :
Souriant à de vagues choses.
Goûtent des heures de repos.
De frêles notes les enchantent Sous les plis des rideaux frileux :
Ce sont les deux Botrel qui chantent Dans la douceur des rêves bleus.
Les Vieux Canots
J'aime les vieux can >ts ! lissés, par le hasard.
Dans une crique verte, au fond d'un grand vasard, I.ls vieux canots lassés des courses estivales. Sous le zéphir amer soufflant par intervalles, Les mâts demi-brisés ont des frémissements,
Le chanvre flotte autour avec des tremblements.
Les flots au rythme doux déferlent, et la 1 .
Balbutie en léchant le bois dur de l'étri
Tout est calme autour d'eux. On dirait des berceaux,
nids abandonnés à l'écume des eaux : La poupe a pour linceul des bouts de toiles blanche-. Et le rare passant voit, au travers des planche-. Frêle comme une Heur, la tige d'un roseau S'élever, se bercer, et porter un oiseau Qui, du panache blanc mirant sa tête blonde. Mêle son gazouillis aux murmures de l'onde ! J'aime les vieux canots dans la brume du - Quand le soleil rougit les marches du mussoir, Quand la mélancolie avec le crépuscule Sépandent. parfumés, de l'astre qui recule, l'écoute alors les bruits s'élevant au lointain. Le réveil de l'écho sous un rire mutin, La chanson d'un rameur, les frissons d une voile : lu puis, lorsque le ciel s'éclaire d'une étoile, Vers ma maison qui dort, je reviens, en rêvant, 1 leuieux d'avoir j le vent,
D'avoir, sous l'or pourpré d'un grand soleil mag Goûté d'un soir d'avril le charme nostalgique, Heureux d'avoir senti, mouillant mes cheveux bruns. Le baiser de la mousse amêre des embrun-.
Hymne à la Vierge
Je vous aime. Marie, ô Mère virginale ; Le siècle vous insulte et les hommes sont fous, Le vice coule à flots de la porte infernale, Je vous aime. Marie, et je tombe à genoux.
Que votre nom léger comme l'aile des anges Yole, de lèvre en lèvre, en l'immense univers, Du paisible vieillard à l'enfant sous ses langes, Des roses du printemps aux neiges des hivers.
O Vierge, gloire à Vous ! Sous votre main, les âmes, Plus fortes, suivent mieux la rude Vérité, Car vous êtes bénie entre toutes les femmes. O Femme dont le sein nourrit la Charité.
Priez l'éternel Roi, Reine de l'Espérance. P<-ur les blasphémateurs et les riches méchants, Peur les désespérés broyés par la souffrance. Pour tous les travailleurs de l'usine et des champs !
Et pour moi. douce Vierge au sourire mystique Qui connaissez l'accent des fibres de mon cœur, Priez, pour qu'un beau jour j'achève mon cantique, Sur les harpes du ciel, pour Vous, près du Seigneur.
Chante, mon Frère !
Au Barde Henri '
Le soir, quand ce-sc la bataille.
S is le ciel rouge et frissonnant.
Le soldat, -- pas bien grand de taille.
Fils d'ouvriers, humble manant.
Le cœur pourtant noble et sans voiles
Comme les cieux brodés d'étoiles
Par une nuit de Messidor, —
uragé. baissant la tête.
Pris de lassitude, s'arrête, Tombe sur le sol et s'endort.
Mai- le vent monte, dan< le- chêne-.
En de formidables ch ns.
Chansons pleines de bruits de chaînes,
I > i ibus, de galops, de caiss< mi-. Alors, un fier clairon -e lé\c. Prêt à repartir et. sans trêve,
II réveille le régiment :
>out, ou craignons les d isasti Va par milliers, pour lui. les astres Semblent sourire au tirmament.
II va. sous le froid, sous la foudre, Plein d'espoir, toujours en avant; Crotté, fourbu, tout noir de poudre, D'instinct, vers le soleil levant ; Il marche. Et les guerriers superbes, Les jeunes va-nu-pieds imberbes Le suivent dans l'ardent combat.
L'ennemi se rend, la victoire Fait briller son soleil de gloire...
Honneur à toi. brave soldat !
. . . Ami. combien de camarades.
De soldats, d'abord pleins d'ardeur, (Quelques-uns peut-être ayant grades) Sentant s'infiltrer dans leur cœur Le terrassant venin du doute, Se sont endormis sur la route, Stupides dans leur lâche orgueil ; Combien dames à l'agonie, Dans une ombre plus infinie Que la sombre nuit du cercueil !
Mais toi, toujours plein de vaillance, — Comme le clairon, en soufflant D'ardentes chansons par la France, Chauffe le cœur de l'indolent, — Tu souffles sur nos jeunes âmes Tes chansons aux ailes de flamme, Chants d'Amour et de Liberté :
Tu sais nous montrer la lumière, Et ta forte et douce prière Nous ramène à la Vérité.
Chante encore, ô barde, mon frère.
Chante tes refrains généreux :
C'est par le barde qu'on espère, C'est parle barde, fils des preux, Que tous les gars de notre ra Se réveillant, suivront la trace grands semeurs sanctifiés Et, pour un règne de Justice, Vivront le divin sacrifice.
Prêts à mourir crucifiés !
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Forgeron t
La lourde enclume sonne et la forge flamboie ; Une immense lueur monte vers le ciel bleu ; Les bras nus et frappant le fer rouge qu'il broie, Le forgeron chantonne, auréolé de feu.
Forgeron à la rude étreinte, Aux yeux reflétant la bonté.
Qui travaille toujours sans plainte, D'où vient ton ardente gaîté >
— Passant, sous mon marteau terrible, Jamais, pour le bandit horrible,
Je n'ai forgé le glaive épais ; Tranquille jusqu'au fond de l'âme, Fiancé de la rude flamme, Je forge des outils de paix.
Forgeron, ton ardeur redouble, Le feu ronfle, le fer se tord, C'est fou ! ton esprit devient trouble. In tel travail mène à la mort !
— Passant, c'est un jour de bataille, Le canon crache la mitraille,
Nos i égiments sont assaillis, Je forge les lames d'épées, Les couronne- des épopées, La victoire de mon pays.
n. doui géant rustique, Tu te re
D'où vient ce sourire extatique Et tous ces mots dits à nxi
— ! de mon front qui ruisselle.
Sur le grain d'or de l'étincelle,
Mon es] t s'ei ..ai meut :
11 tournoie a • ec fantaisie
Et forge un peu de poésie
Pour moi, le gueux au cœur aimant.
Sainte loi du travail de la forge enfumée, Amour du sol natal vibrant comme un clair m. Muse du travailleur, aimante et tant aimée, Vous soufflez le courage au cœur du I
Four l'Hôtel de la Chanson à Lyon
Je te vois planer, triomphante. Sur les siècles amoncelés ; Tonjours ta voix auguste enfante La Vertu, dans les temps troublés Le front transparent de lumière, Du palais d'or à la chaumière.
Tu charmes en toute saison Et l'on t'aime, Muse sacrée.
O consolatrice inspirée, Immortelle et noble Chanson.
.... La Chanson, c'est l'ange invisible
Egayant l'enfant au berceau,
Le vieillard sur son seuil paisible,
La veuve filant son fuseau :
C est le sourire sur nos larmes,
L'oiseau qui saisit nos alarmes
Pour les emporter dans les deux ;
5t la femme aux milles tendresses Qui vient nous combler de caresses Et du doux regard de ses yeux.
La ( . c'est la ; |ue
(v)in s clc\ e des noirs sillons, De i irtique
Abritant des \icu\ en bail] Elle vole, grave ou rieuse, De L'agreste cloche pieuse A l'atelier des travailleurs,
i aile mystique et blinde Semé le bonheur sur le monde.
En rendant les hommes meilleurs.
La Chanson, quand sifflent les balles Dans la tempête des combats, Dominant clairon- et cymbales, Enflamme laideur des soldats:
•. la guerrière échevel La première dans la mêlée.
liles rouges sous le vent, Et, de son doigt tout noir de poudre, Elle brûle, comme la foudre, Les cœurs de ces mots avant', o
Hélas, cette Chans 'ii sublime Qui s'élève sans un effort Près du firmament, sur la cime Où semble dormir L'astre d'^v.
Cette Chai affle des âmes,
Est prise par des mains infâmes Qui n'inspirent que le dégoût.
Voyez : au vice on l'habitue, Pour de l'or on la prostitue, On la traîne jusqu'à l'égOÛt !,..
Pour garder à ses lèvres pures Leur transparence et leur beauté.
Leurs inimitables murmures Qui consolent l'Humanité; Pour qu'elle soit la bonne reine Qui marche, joyeuse et sereine.
Sous une auréole, à jamais, Ouvriers, creusez les carrières.
Fondez Tairai n. fouillez les pierres.
Bâtissez pour elle un palais !
Et vous, tranquille multitude, Flots humains où vient se poser La Chanson, par vieille habitude.
La Chanson et son doux baiser, Artisans, bourgeois, capitaines, Gai^ laboureurs, dames hautaines, Doux amoureux des grands chemins, Ouvrez vus cœurs, videz vos g rang Pour une fois soyez des anges :
Donnez, donnez à pleines mains.
Donnez ! pour qu'en chastes murmures.
Des refrains s'envolent, gaîment, Par les villes, par les ramures, Sous l'éclat bleu du firmament; Qu'ils s'épanouissent, supeibes, C Munie de lumineuses gerbes ; Car, ici-bas, rien n'est plus beau Que des rires pour la jeunesse, De- souvenirs pour la \ieillesse, Des cantiques pour le tombeau !
Réminiscence !
Quelques étoiles d'or. Voici la nuit. La cloche. Ame qui chante et niche en haut du ciel serein. Se réveille, s'agite et, follement, accroche
De- rires étoiles à sa robe d'airain.
Et le Passe, joyeux, lumineux et candide Reparaît, balbutie au tréfonds de mon cœur: .Mes yeux sont plein- d'azur et ma tête est sans Je redeviens petit, je suis enfant de chœur.
Je suis près de l'Autel : la même cloche chante ; Par les vitraux naïfs passe un peu de soleil ; Tout s émeut d'une grâce inconnue et touchante. Le bon Dieu me sourit du Calice vermeil.
Des cierges et des fleurs. Tout est doux ; rien i.
Le prêtre parle bas: on n'entend que ie bruit
De l'encensoir léger frôlant mon aube roug
Pendant que l'encens bleu vers les voûtes s'enfuit !...
Des cierges et des fleurs. Tout est doux, rien ne bous ,