M BABIÏ1ET ET LES FOURMIS
Voici M. Babinet qui va avoir des chagrins pour avoir babillé sur l'hiver. — Les savants gais de l’Observatoire ne disent plus babiller, mais babiner.
Voici un autre savant qui oppose l’opinion des fourmis à M. Babinet. « Elles ont, dit-il, laissé leurs demeures souterraines très-près de la surface du sol; quand les hivers doivent être rigoureux, elles s’enfoncent profondément. »
Je pense que ce signe donné par les fourmis annonce bien plus le temps qu’il fait que le temps
qu’il fera.
Je reste dans le doute.
On assure que les habitants de Béziers, qui, comme je l ai raconté dans un autre chapitre, ne peuvent pius jouer à la poule, engagent des sommes folles les ans pour l’opinion de M. Babinet, les autres pour l’opinion des fourmis. Je l’avais bien dit à M. le maire et à M. le préfet!