F. N FU ANT
le temps est passé; celte industrie de conquérants, ce métier de héros seront désormais classés parmi les petits métiers insalubres et malsains.
Les peuples ne permettront plus qu’on exerce cette profession sanglante de joueurs de quilles humaines.
Les rois qui auront cette fantaisie seront invités à se battre eux-mémes et entre eux ; ce sera au tour des peuples de juger les coups et de faire galerie; mais ils ne consentiront même plus à parier pour l’un ou pour l’autre : « les Grecs ne veulent plus payer les folies des rois. »
Quidquid délirant reges plectuntur achivi.
Mais, cette fois, il s’agit de la liberté; il s’agit de secourir fraternellement un peuple opprimé; il s’agit de donner une leçon sévère au despotisme; voyez comme la France se lève, voyez l’air allègre et joyeux des soldats français touchant le sol italien, voyez leur confiance et leur gaieté.
Ah 1 c’est que, cette fois, la France marche dans
sa voie, c’est qu’elle est conduite par ses instincts.
Car la guerre pour la liberté, c/est la guerre sainte.
Et ce sera un beau jour et aussi un jour curieux que celui où l’armée française traversera la France et Paris — en revenant d’assurer la liberté de l’Italie.
Lvir