EE M
LIRE ANR EE
Aa lire le roman et qu'on m'interdisait la lecture. la \urtification et aussi la joie de voir cette femuie tn emplirent les yeux de larmes.
— Fi, quelles stupides gens! dit-elle, en fronçant ses fins os. Et pourtant, ton patron a l'air intéressant. Ne te chagrine pas, je réfléchirai, l' ’écrirai à ton patron.
J'eus peur de cette perspective: je lui racontai que j'avais menti et dit aux patrons que c'était le prêtre
qui m'avait prêté le livre et non pas elle.
— Non, non, n'écrivez pas! suppliai-je. Ils se moqueront de vous, ils diront des méchancetés. Car personne ne vous aime dans la maison: tout le monde vous tourne en ridicule : on dit que vous êtes un peu toquée et qu'il vous manque une côte..
À peine avais-je parlé que je Compris que j'avais dit des choses inutiles et outrageantes pour elle: elle se mordit la lèvre et se frappa la hanche. Embarrassé, je baissai la tête: j'aurais voulu m'enfoncer sous terre: mais la coupeuse se laissa choir sur une chaise et se mit à rire gaîment en répétant :
— Oh!que c’est bête, que c'est bête! Mais que faire? se demanda-t-elle, en me regardant avec attention
Puis elle ajouta en soupirant :
— Tues bizarre, très bizarre, mon garçon... :
Je jetai un coup d'œil dans le miroir suspendu à côté d'elle; je vis un visage au nez épaté, aux
poummettes saillantes, au front barré par une grande
meurtrissure: des cheveux ébouriffés, qui n'avaient pas été taillés depuis longtemps, se dressaient de tous côtés en mèches roides; c'était ce qu'on appelait « un garçon très bizarre »?
HA
— Tu n'as pas pris l’argent que je t'ai donne l’autr. fois. Pourquoi? | a ;
— Je n’en ai pas besoin.
Elle poussa un soupir.
— Eh bien, que faire? Si on te permet de br, viens, je te donnerai des livres... î
Trois livres étaient posés sur la tablette du miroir lui que j'avais rapporté était le plus épais. Je le regardai avec tristesse. La coupeuse me tendit sa petite main rosée.
— Eh bien, adieur
J'effleurai sa main avec précaution et je sortis. précipitamment.