‹ En gagnant mon painChapitre 14 sur 29 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

On ne me permettait pas d'aller me promener:

d’ailleurs, la besogne ne faisait que croître. En plus de mon travail habituel de femme de Chambre, de porteur et de commissionnaire, je devais tendre tous les jours du calicot sur de grandes planches et le clouer, y coller des plans, copier des devis de construction établis par le patron, vérifier les mémoires des entrepreneurs : le Patron travaillait du matin au soir comme une machine. | ju

À cette époque-là, les bâtiments municipaux de la Foire étaient en voie de devenir la propriété privée des marchands: on transformait à la hâte les galeries et les passages; mon patron se Chargeait aussi bien de la réparation des anciennes boutiques que de la construction des neuves. Nan ve

J'allais porter les pots-de-vin à l'inspecteur de la Foire et à d’autres fonetioñnaires compétents, qui

em

me aéfivraient les « papiers d'autorisation pour toutes ! illégalités » comme mon patron appelait ce genre de documents. En échange, j'avais le droit d'attendre mes patrons à la porte, sur le perron, quand ils s'en allaient en visite le soir. Le fait ne se produisait pas souvent: mais ils rentraient après minuit, et, pen- dant plusieurs heures de suite, je m'asseyais sur le . carré, où bien sur un tas de planches, en face, regardant aux fenêtres de l'appartement de la dame, écou- tant avec avidité la musique et les joyeuses conversations. te -

Les fenêtres sont ouvertes. À travers les rideaux et les fleurs je voyais les élégantes silhouettes des officiers qui allaient et venaient dans les salons: le gros major roulait; la dame paraissait flotter, vêtue d'une manière étonnamment belle ét simple. | | En me parlant à moi-même, je l’appelais : la Reine

Margot. | ‘À | « La voilà cette vie joyeuse dont il est question dans les livres », pensais-je, en regardant dans l'appartement. Et j'étais toujours un peu attristé: ma jalousie enfantine souffrait de voir des hommes entourer la Reire Margot; ils tournoyaient autour d'elle comme des guêpes autour d'une fleur.

Un officier grand et mélancolique, au front balafré, aux yeux cachés au fond de l'orbite et qui venait moins souvent que les autres, apportait chaque fois son violon, et il en jouait si merveilleusement que les passants s’arrêtaient sur le trottoir, les habitants de la rue se groupaient sur le tas de planches, ef mes patrons eux-mêmes, s'ils étaient à la maison,

Fe me as sat x

ouvraient les fenêtres, écoutaient le musicien et applaudissaient. ; | |

Parfois l'officier chantait ou récitait des vers d’une voix sourde; il haletait et appliquait la main contre son front. Un jour, comme je jouais sous la fenêtre avec la petite fille, la reine Margot lui demanda de chanter, il refusa malgré toutes les prières et finit par déclarer d’une voix nette :

C’est à la chanson qu'il faut de la beauté, La beauté n’a pas besoin de chanson.

Ces vers me plurent beaucoup, et sans que je susse pourquoi, l'officier m'inspira de la sympathie.

J'aimais à regarder ma dame quand elle était assise &u piano et qu’elle jouait toute seule dans la chambre. La musique m'enivrait: dans mon extase, je ne voyais que la fenêtre, et, plus loin, sous la Jaune clarté de la lampe, qu'une harmonieuse silhouette de femme au profil hautain, aux mains blanches voltigeant sur le clavier, légères comme des oiseaux.

. Je la regardais, j'écoutais la mélodie mélancolique et je rêvais que si je découvrais un trésor je le lui donnerais tout entier pour qu’elle fût riche! Si j'avais été Skobelef, j'aurais de nouveau déclaré la guerre aux Turcs; récompensé magnifiquement, je me serais empressé de construire sur l'Otkoss, à l'endroit le plus aristocratique de notre ville, un hôtel que je lu: aurais offert, afin qu'elle quittât cette rue et cette maison où tout le monde ne parlait d'elle que pour la diffamer et la salir. pi :

Les voisins et toute la valetaille de la cour, et mes atrons en particulier, tous jugeaient la reine Margot

lavec la même malveillance et la même indécence (que la coupeuse, mais avec plus de précaution, en baissant la voix pour n'être pas entendus.

On avait peur d’elle, peut-être, parce qu’elle était veuve d’un homme très haut placé. Les lettres de noblesse pendues au mur de ses salons avaient été accordées aux anvcètres de son mari par les anciens tzars russes. Peut-être aussi, les gens avaient-ils peur qu'elle ne les cinglât de sa cravache au pommeau orné d’une pierre violette? On racontait qu’elle s’en était déjà servie pour châtier un fonctionnaire important.

Mais les paroles chuchotées ne valaient pas mieux que celles que l’on prononcait tout haut; la dame de mon âme vivait dans une atmosphère d’hostilité, d’une hostilité vile que je ne comprenais pas et qui me tourmentait. Victor racontait qu'étant rentré très tard, une nuit, il avait jeté un coup d'œil par la fenêtre de la chambre à coucher de la reine Margot; il avait vu celle-ci assise en chemise sur le canapé et le major, agenouillé devant elle, lui coupait les ongles des pieds et les essuyait avec une éponge.

La vieille jurait et crachait ; la j jeune femme piaillait en rougissant :

, — Fi, Victor! Tu nous scandalises! Ah! quelles abominables gens que ces belles dames et ces officiers!

Le patron gardait le silence et souriait; je lui étais très reconnaissant de ce qu'il se tôt, mais je craignais sans cesse que lui aussi ne prit part à ce concert de calemnies. Tout en glxpissert ef en

poussant des oh! et des ah! les femmes question- naïent Victor : comment la dame était-elle assise?

“omment le major se tenait-1l? et Victor ajoutait de.

nouveaux détails :

— Îl trait la langue et il était rouge comme un bœuf.

Je ne vis rien d'oxtrao aie au ce que le major taillât les ongles de la dame, mais je ne pus croire qu il trait la langue; c était un affreux mensonge et ie dis à Victor : ’ |

— Si c'est mal tout ça, pourquoi avez-vous regardé par la fenêtre?

On m ’accabla d' invectives naturellement; mais les

injures ne me blessaient pas; je n'avais qu une envie, descendre à l’ étage au-dessous, me mettre à genoux devant la dame comme Pau fait le major, et la supplier de changer de demeure. ; Depuis que jé savais qu’il y avait une autre

manière de vivre, d’autres gens, des pensées et des

sentiments diffé rants, cette maison avec tous ses habitants m'inspirait le plus profonde répulsion. Quand on parlait mal de la reine Margot, tout mon être se révoltait. Ah! ce n'étaient plus des colères d'enfant! Mon cœur se gonflait de haine contre les calomniateurs; j'éprouvais un violent désir de les insulter, de leur faire du mal. En d’autres moments, je ressentais une douloureuse pitié pour moi-même et pour tous ces gens, mais cette!

pitié muette était encore plus torturante que La haine.

J'en savais beaucoup plus long qu'eux au sujet de la reine Margot et je craignais qu'ils ne peus bientôt aussi née que moi.

PR

fe het il

Pr

Les dimanches, quand les patrons s s’en allaient à la grand'messe, à la cathédrale, allais chez la dame le HE elle m'appelait dans sa chambre à coucher: je m'asseyais dans un petit fauteuil couvert

de soie dorée, la petite fille montait sur mes genoux

et je parlais à sa mère des livres que j'avais lus. Elle était couchée dans sor large lit, le menton appuyé sur ses petites mains Jointes; son corps

était caché sous la couverture couleur d’or, comme

tout ce qui était dans la chambre: ses cheveux noirs, coiflés en natte, tombaient sur son épaule et pendaient parfois du lit jusqu'à terre.

Elle m'écoutait et me regardait de ses yeux caressants ; avec l'ombre d'un sourire, elle disait :

— Ah! vraiment.

Souvent, je la trouvais devant son miroir; assise sur un fauteuil bas, elle se coilfait: les EX TrÉNLES de ses cheveux arrivaient à ses genoux, sur les bras du fauteuil, et couvraient le dossier jusqu’au plancher; elle avait des cheveux longs et épais comme grand’mère. Je voyais dans la nee ses seins fermes

-et brunis: elle mettait ses bas, son corsage, mais sa - nudité pure n’excitait en moi aucun do honteux; j'étais simplement heureux et fier d'elle. Elle exha-

lait une odeur de fleur, odeur qui la protégeait contre les mauvaises pensées.

J'étais bien portant et robuste : je connaissais parfaitement les mystères des relations entre hommes et femmes: mais on en parlait devant moi avec une malveillance si impitoyable, avec une telle férocité, d’une façon si malpropre, que je ne pouvais me représenter cette femme dans les bras d’un homme;

us | EN GAGNANT. MON PAIN : Le il m'était pénible de penser que quelqu” un avait le

droit de la toucher avec audace, avec. impudeur, que quelqu'un pouvait être le maître de son Corps.

J'étais persuadé que l'amour des cuisines et des

mansardes était inconnu de la reine Margot: elle connaissait d’autres joies, un autre, amour bien supérieur. nur Lx

Mais un après-midi, à la nee de la nuit, en pénétrant dans le petit salon, J'entendis do Va portière de la chambre à coucher le rire sonore de la dame de mon cœur et une voix masculine qui disait :

— Mais attends donc... Mon Dieu. Je ne crois pas. (

J’aura.. dû me retirer discrètement, j je le sentais bien, mais je ne le fis pas.

— Qui est la? demanda- ti elle. Toi, loc Entre. | .

Dhs la chambre, Lu. ARE étoufEnt, re du parfum des Hours il y faisait sombre, les rideaux étant baissés... La reine Margot était couchée dans le lit, la couverture remontée jusqu’au menton, et, à côté d'elle, en chemise, la poitrine découverte, l'officier Vibldui ce était di côté de la paroi: une cicatrice lui barrait les seins : une bande rouge qui allait de l'épaule droite à la place du cœur: elle était si nette que je la distinguai clairement dans la pénombre. Les cheveux de l'officier étaient ébouniffés, et ce fut la première fois que je vis un sourire sur son visage couturé et mélancolique. fl souriait d’une en bizarre, el ses grands yeux regardaient la reine Mar got comme s'il venait seulement d'en découvrir la alé

— C'est mon ami, dit la reine Margot; je ne SaVais pas à qui elle parlait, à lui ou à moi. — Pourquoi as-tu peur? (Sa voix résonnait comme si elle venait de très loin.) Viens ici. Je m'approchai de son bras nu et brülant, elle me prit par le cou et dit :

— Quand tu seras grand, tu seras heureux, toi | aussi. Vat'en!

«Je posai le livre sur un rayon, j'en tirai un autre de la rangée et je sortis comme J'étais entré. Quelque chose se brisait dans mon cœur. Évidemment, je n'avais jamais imaginé que ma reine püt aimer comme toutes les femmes et d’ailleurs, l'officier ne me permettait pas de le supposer. Je revoyais son visage, son sourire : il souriait avec béatitude, tel un enfant étonné: son visage sombre s’éiait miraculeusement transfiguré. Il l’ai- mait sans doute; pouvait-on ne pas l’aimer? Et elle | aussi pouvait lui faire la généreuse offrande de son amour : 1] jouait si bien, il disait les vers avec tant d'émotion... AA | | Mais, du fait même que je devais recourir à ces complaisantes excuses, je m'aperçus que tout n’était n1 Juste ni bien dans la manière de vivre de la reine Margot. Je sentais que j'avais perdu quelque chose et Je passai plusieurs journées en proie à une profonde tristesse.

.. Un jour, venu chez la dame pour chercher un livre, je lui racontai combien l’existence m'était insupportable, combien il m'était pénible d'entendre les gens la calomnier. Debout devant moi, une Min posée sur mon épaule, elle m’écouta d'abord

ce attention, gravement, mais bientôt elle éclata le rre et me repoussa d'un léger geste :

— Assez! Je sais tout cela, erois-le bien, je sais tout!

Puis elle me prit par les deux mains et me dit d’un ton caressant : é |

— Moins tu ue attention à nue ces Doicauts et mieux tu te porteras... D'abord tu devrais tenir tes mains plus propres. Pont M

Elle aurait pu se diipetisst de cote remarque; si elle avait poli les cuivres, lavé les planchers et Îlessivé les langes, ses mains, pensai-je, ne seraient pas plus nettes que les miennes.

— Quand on sait vivre, les gens vous envient et sont furieux, et quand on ne sait pas vivre, ils vous méprisent, fit-elle d'une voix pensive.

Elle me souleva, m ‘attiraelle etmefixa en souriant:

— Tu m'aimes?

— Oui. n

— Beaucoup?

— Oui.

— Et comment?

— Je ne sais pas.

— Merci, tu es un brave garçon! J'aime qu’on m'aime... | |

Elle sourit, elle allait dire quelque di. mais, poussant un soupir, elle se tut sans me lâcher.

— Viens me voir plus souvent; viens dès que tu as un moment...

Je protitai de l'autorisation et Fa tirai nombre d'avantages de la fréquentation de la dame. Après le diner, mes patrons allaient se coucher; je descen-

NL T2R ‘

dais en hâte et, quand elle était à la maison, je restais chez elle une heure, et même davantage. — 1] faut lire des livres russes, il faut connaître

notre existence à nous, Russes, me disait-elle et, de

ses doigts fins et adroits, elle sortait les épingles de sa HARpreuse coifure.

Après m'avoir énuméré les noms tés plus grands

écrivains russes, elle m ’interrogeait :

— Tu te les rappelleras?

Elledisaitsouventavecun peu dedépitetdetristesse :

— Îl faudrait t’'envoyer à l'école, te faire étudier et je l’oublie sans cesse.

La visite terminée, je remontais chez mes patrons, un livre nouveau dans les mains et mon cœur me semblait purifié.

J'avais déjà lu la Chronique familiale d’Aksakof, le beau poème russe Dans les foréts; les étonnants Mémoires d'un chasseur, quelques tomes de Grebenko et de Sollogoub et .les vers de Venevetinof, d'Odoievsky, de Tioutchéf. Ces livres lavaient mon âme, la débarrassaient de l'écorce formée par les mn de la réalité amère et indigente: je compris ce qu étaient les bons livres et je compris aussi combien ils m'étaient indispensables : peu à peu ils me donnèrent une inébranlable assurance : je n'étais plus seul au monde et — je ne périrais pas!

Grand'mère venait: je lui parlais avec enthousiasme de la reine Margot; ma bonne aïeule prenait une prise de tabac et disait, satisfaite et convaincue :

— Tant mieux, tant mieux! Il y en a beaucoup de braves gens; le qu est de les chercher, et on les trouve...

Une-fois, elle me proposa :,

— Ü faut peut-être que j'aille la remercier des bontés qu’elle a pour toi? à

— Non, non, n’y va pas! «

— Comme tu voudras, je n'irai.pas.. Mon Dieu, mon Dieu, comme tout s'arrange bien! |

La reine Margot n’eut pas le temps de s’occuper

de mon instruction: à Ja Trinité, une histoire désa- |

gréable survint, qui faillit m’anéantir.

Peu de temps avant cette fête, mes paupières s'étaient gonflées de telle sorte que mes yeux étaient

complètement fermés: mes patrons craignirent que

je ne perdisse la vue; j'étais moi-même effrayé. On m'emmena chez le docteur Rodzevitch, une connaissance de la maison; il me fit une incision à l'intérieur des paupières et je dus rester couché pendant quelques jours, les yeux bandés, en proie à un ennui noir et accablant. Le jour de la Trinité, on m’enleva le bandeau, et je me levai, comme si je sortais d’une tombe où l’on m'aurait enterré vif, Rien ne peut être plus horrible que de perdre la vue: c’est une détresse inexprimable, une séparation du monde presque complète. |

Descendant le lendemain au hangar pour y chercher du bois, j'y trouvai par terre, à côté de la

chatière, une bourse vide, que j'avais vue dix fois.

entre les mains du soldat Sidorof: je la lui rapportai sur-le-champ. R — Et l'argent, où est-11? demanda-t-il, en fouillant

du doigt la bourse. Un rouble et trente copecks.

Donne-les-moi!

Un essuie-main roulé en turban sur la tête, tout

jaune et amaigri des libations de la veille, il clignotait d'un air furibond et refusait de croire que j'avais trouvé la bourse vide.

lermokhine survint, qui l’encouragea en me dési- . gnant de la tête :

— C'est lui qui a volé l'argent! Mène-le chez ses patrons. Le soldat ne vole pas le soldat!

Ces mots me donnèrent à penser que le larron, c'était lui, et qu'il avait, pour se débarrasser, fi la bourse due notre DAtHUE: je lui criai, en le regardant bien en face :

— Tu mens, c'est toi lefilou! ,

Je fus définitivement convaincu que mes soupçons étaient fondés, car son visage grimaça aussitôt de colère et d’ or. il se secoua et se mit à crier d’une voix aiguë : | + — Prouve-le!

Comment l'aurais -je pu? Avec des invectives, Jermokhine me tira hors du bûcher, Sidorof nous suivait aussi en maugréant; aux en tros parurent divers locataires, entre autres la mère de la reine Margot, qui fumait paisiblement. Je compris que j'étais perdu aux yeux de ma dame, et je devins fou furieux.

Je me le rappelle’: les soldats me tenaient par les bras, et mes patrons, debout en face de nous, écoutaient les plaintes en appuyant les accusateurs: la vieille disait avec assurance :

— Bien sûr que c'est lui! Hier au soir, il faisait l'aimable avec la blanchisseuse au portail; il avait donc de l'argent, parce LÀ sans argent On n AHans ren d'elle.

Parfaitement! criait Jermokhine.

1e plancher croulait sons mes pieds: une colère folle m'envahit : ju me mis à injurier la vieille, mais

je fus battu cruellement.

Ce qui me chagrinait plus que les coups, c'était

l'idée de ce que la reine Margot pouvait maintenant

penser de moi. Comment me justifier à ses yeux?

Je fus atrocement malheureux en ces heures-là. Sije

ne me pendis pas, c'est sans doute que je n’en eus ni le temps ni la possibilité.

Par bonheur, les soldats colportèrent immédiatement l’histoire dans toute la cour, dans toute la rue: le soir, comme j'étais couché au grenier, j’entendis en bas la voix de la blanchisseuse Nathalie :

— Non, pourquoi me tairais-je? Va, mon garcon, marche! Marche, te dis-je! Et j'irai voir ton chef, et il te fera marcher, lui, mais d’un autre pas!

Je pressentis immédiatement que ce vacarme me concernait. La blanchisseuse se tenait à notre perron,

sa voix devenait toujours plus relentissante et solen-

nelle.

— Combien m'as-tu monte d'argent hier, hein?

D'où te venait-il? dis-le donc!

Haletant de Joie, Jj'entendis Sidorof qui sa)

lamentait :

— Aïe, aïe, aïe, Iermokhine.….

— Etle gamin a été accusé et battu à causé de

toi, vaurien! 4

J'avais envie de descendre à la hâte dans la cour, de danser de joie, d’ embrasser la blanchisseuse avec reconnaissance, mais au même moment, la patruune cria, probablement par la fenêtre :

Page 1