‹ En gagnant mon painChapitre 27 sur 29 · PRET DRE TE CRE PET · texte numérisé non relu

PRET DRE TE CRE PET

CR ES NC re

— Et tu en ris?

* — Pourquoi pas? On n'éteint pas un incendie avec des larmes, et les larmes ne grossissent pas une crue! :

| Avec plus de curiosité que de colère, je lui demande :

. — Veuille m 'expliquer pourquoi tu révèles au patron ce que je pense!

Il me reprend sur un ton bienveillant :

. — Mais... pour qu’il sache tes pensées, malheureux, il faut qu'il les connaisse; qui serait capable de t’instruire sinon lui? Ce n’est pas la méchanceté qui . me pousse, c’est ton intérêt bien entendu... Tu n'es | pas une bête, mais le diable se démène dans ta . caboche. Si tu voles, je ne dirai rien, si tu vas chez les filles, je me tairai, et aussi si tu bois! Mais tes idées insolentes, je les hs toujours au patron, sois-en sûr...

— Je ne te Pa plus rien!

Il se tut et enleva le goudron qu l avait sur le . poignet; puis, en me regardant d’un air affectueux, il reprit :

— Non, mon petit, tu me parleras encore! Avec

. qui parlerais-tu si ce n’est avec moi? Avec personne!

Toutes sortes de pensées s’amassaient dans mon esprit en nuages épais ; l'existence me pesait, dounee mais comment vivre autrement, où aller?

Je n'avais personne à qui je pusse parler, sauf Ossip. Malgré tout, je continuai à converser avec lui.

Il écoutait mes bavardages fiévreux avec un intérêt visible, il me questionnait, pour mieux être renseigné, et il répliquait paisiblement :

EL ee on a ne ge, EE nl en à EE SE

La LA

344 EN GAGNANT MON ae

s’apaisera et tu deviendras ton Je te le At 1 sincèrement! Tu ne vaux rien du tout pour les\ ‘affaires de ce monde, je le vois bien! |

» Je n’avais nulle envie d’aller au couvent, mais je sentais que je m'étais égaré et que je tournais dans. ; le cercle magique de l'incompréhensible. J'étais au désespoir. Pour moi la vie ressemblait à une forèt | d'automne; la saison des champignons était passée, je ne savais que faire dans la forêt où je n’avais rien | de nouveau à découvrir.

Je ne buvais pas d’alcool, je ne courais a el filles; ces deux moyens d’enivrer l’âme étaient remplacés pour moi par les livres, et plus je lisais et plus il me devenait pénible de mener une existence inutile et vide, comme celle de la plupart des gens. .

Je venais d’avoir quinze ans et demi, mais par-. fois, je me sentais homme mûr. Au moral, je m'étais. gonflé et alourdi sous l'influence de tout ce que.

J'avais vu ou lu, et de toutes mes réflexions. En. regardant en moi, je trouvais le réceptacle de mes impressions pareil à un sombre réduit où sont. entassées en désordre toutes sortes de choses. Je n'avais ni la force ni la science nécessaire POP m' y. reconnaitre.

Et, malgré leur abondance, mes bagages n'étaient pas: Fi assis, ils vacillaient et me faisaient chanceler, comme Pau ébranle un bassin posé de travers sur une table. |

J'avais une antipathie dédaigneuse pour les.

Ste ps

Fe

Mn ane D Sn diet

En

Page 1