‹ En GéorgieChapitre 36 sur 43 · NE P · texte numérisé non relu

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Autrefois j ai offert un festin à sept rois qui furent mes hôtes Telle était ma puissance que JAI chasse les Persans, les Turcs et les Arabes de mes frontières. J’ai mis les poissons de la mer Caspienne dans la mer Noire et moi qui étais si fort, Je suis maintenant couché

IC] les bras Cr'OISES ! }

Les murailles intérieures de la pi Incipale église du monastère disparaissent sous les peintures murales qui mériteraient une monographie.

Les fresques représentent des sujèts historiques et religieux du plus haut intérêt : par exemple des portraits de souverains et d’évèques géorgiens. Les saintes images conservées à Ghélath, et principalement celle de [a Vierge, ornées de pierreries, d’émaux, d’orlévrerie, sont aussi célèbres en Russie qu’au Caucase. Des richesses archéologiques de toutes sortes sont entassées dans la sacristie et

de nombreuses chroniques manuscrites dorment là d’un sommeil plusieurs fois séculaire.

Les moines vendent aux pélerins de modestes médailles en cuivre portant d'un côté la célèbre croix de sainte Nino, conservée à Tiflis dans la cathédrale de Sion. et de l’autre le portrait de la reine Thamar. Réunion pieuse et nationale rappelant à la fois le souvenir de deux femmes dont les noms brilleront d’un éclat immortel en Géorgie et seront éternellement vénérés et célébrés par les GéorœIens.

Les traits de la belle fiscure de Thamar apparaissent sur cette médaille tels que l'imagerie les a popularisés. Cette image répandue partout, si elle n'est pas d’une vérité irréprochable, a dû cependant être inspirée par d’anciens portraits. Dans tous les cas elle plaît et on aime à se figurer Thamar telle que les Géorgiens nous la représentent. Ne soyez pas surpris de trouver cette effigie sur une médaile de piété. Si Thamar n’est pas canonisée, elle est du moins vénérée par l'Église seorgienne et fètée dans la semaine après Pâques. Il convient de rappeler que les dictons œéOrgIens entourent cette grande figure d’une double auréole de sainteté et de oloire. Ils la disent pieuse, douée à la fois d’une puissance céleste

et terrestre. Ils résument cette pensée de 1: sorte :

« La reine Thamar était aimée de Dieu, Elle entendait sonner les cloches du ciel. Elle a mis son pied sur l’Elbrouz, et les grandes montagnes commencèrent à s’abaisser. »

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