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EXPLORATIONS

II. continent n'a été l'objet de plus de convoitise de ^ÊÊ^^ \ l'i- \>^vt des peuples europi^eus, " que les vastes et

jB^4!4| ^ inyst(?rieu3cs régions qui fomient le Continent Noir.

^. *V,' ' Un littoral continuellement hérissé d'écueils et

de bas-lbnds, sans fleuve navigable permettant aux eommerçants de pénétrer dans l'intérieur des teiTCs, des cùtea d'un accès difficile, une atmosphère chaude et iiumide, lourde et froide, une population fanatique, sauvage, quelquefois mi^me ïnhospttalifere, enfin un concours inouï d'obstacles naturels, politiques, religieux avaient jusqu'il, ces dernières années laissés affranchis les peuples du centre africain, de tout contact avec les races blanches du vieux continent,

La curioHité, l'ambition, l'intérêt des nations ont présidé il la découverte et à l'évaluation des régions de l'Afrique, et aujorn-d'hui que tous les peuples se sont jetés k la curée coloniale, il ne reste aucun point de cote dont la possession n'ait eu un ou plusieura compétiteurs sérieux.

Jusqu'il la fin du xvni' siècle, les Européens se sont contentés de pareouiûr les côtes et les marigots des bas fleuves sans oser visiter l'intérieur des terres. Quelques Européens cependant, les Portugais, ont pénétré dans les régions limitrophes de leurs comptoirs et dans les pays faciles h visiter entre la Casamance et le rio Cachéo, mais leurs voyages furent sans utilité pour la science puisc^u'ils gardèrent pour eux seuls leurs découvertes.

Les Français se fixèrent particulièrement h l'embouchure du Sénégal, les Anglais sur lea rives de la Gandiic, les Portugais dans le Cacbéo et k Bïssao. Ce fut de ces points entiers que ces trois nations rayonnèrent et conquirent les pays de .l'Afrique occidentale compi-is entre le Cap Blanc et le Sierra-Léone.

Une trentaine de voyageurs ont laissé, jusqu'à la fin du xvui' siècle, des relations intéressantes qu'ils ont offertes au public plus ou moins soucieux de l'avenir politique des pays africains.

Parmi les Français, on peut citer :

Lepère Alexis de Saint-Lo (1637) ; Jannequin (1643); Villant de Bellefond (1669) ; le pcre Gaby (1689) ; Le Maire (1695) ; André Briie, puis le père Labat (1728); Adanson (1757); de Manet (1767); Pruneau de Pommegorge (1789) ; Lamiral (1791), et Saugnicr (1791).

Les Anglais établis en Gambie ont eu aussi leur part de découvertes :

Hakluyt, Purclms, Jobson (1623), Moore (1738), Schmit (1744), Lindsay (1757), Mathews (1788).

La plus intéressante fut celle de Watt et Winterbottoni qui, i:)artis du Rio Nunez, allèrent jusqu'à Timbo (1794) ; cette exploration fut suivie. Tannée suivante, de celle de Mungo Park qui découvrit le moyen Niger pour le descendre quelques années après, juscju aux rapides de lioussali où il trouva la mort.

Depuis le connncncement de ce siècle, toutes les nations européennes se sont fait un devoir d'aller recoiniaître l'Afrique.

Sur la côte occidentale, la France tient le premier rang pour le nombre de ses explorateurs. Parmi les j)rineipaux voyageurs européens qui ont i)arcouru l'arrière i)ays des colonies de l'Afrique occidentale, il faut citer: MoUien, René Caillié, Hecquard, Lambert, Zweifel et Moutier, Olivier de Sanderval, Bayob Noirot, Gaboriaud, Brosselard, Lamadon, Madrolle, Baillât, Paroisse, Briquelot Alby, etc.

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