PARTIE MERIDIONALE
DE L'APERTADO-RIO DE BULOL
Echelle di! 66.000
Goom. 3oo o
uoo
36oom.
pourlAtmmhar'ealxcnsâpypbusdf Situ fit Inng tst pcusrer nnec thrpvxJtAr.
-Z^/ fU
Lala ^SM^"
^t JcJaa Tâoupes) "^
GUINÉE PORTUGAISE
GUINÉE PORTUGAISE
Superficie 38,000 kmq.
Population 280.000 habitants.
Commerce 6 ,000 .000 francs .
Recettes (189U92) SOS .000 francs .
Dépenses d? 1 .120.000 francs.
HrSTOIRE - ADMINISTRATION - COMMERCE - COMMUNICATIONS
HISTORIQUE
"1 u commencement du xix' sifecle toutes les côtes de l'Atlantique depuis la Gambie jusqu'à Sierra-Lëoue portaient le nom de Guinée portugaise ; — cependant les Portugais n'en avaient jamais occupé que quelques points sur les pnncipales rivières, comme Zighinchor sur la Casamance, Cacbéo (1588), sur la rivière du mC-me nom, Bissao k l'entrée du Rio-Grande, où parfois quelques points en façade sur l'Océan ou dans les Bissagos. — Ces comptoirs ont fait longtemps un commerce important, maïs bien avant le xix" siècle ils avaient perdu leur importance commerciale et la décadence politique des Portugais était commencée.
L'extension portugaise en Afrique date delà fin du xvn' siècle. "A cette époque, leurs possessions étaient les seules qui fussent de véritables colonies- Les Français, les Anglais, les Hollandais avaient des comptoirs et des forts ; les Portugais seuls avaient en Afrique des villes et une population établie dans le pays. Un autre avantage leur donnait encore la supérioté sur lem*H voisins. Ces derniers n'avaient, dans leurs établissements, d'autres administrateurs que les agents des compagnies de commerce. Alors tous les intérf-ts des indigènes, de la colonie et de la métropole même, étaient sacrifiés à ceux des actionnaires.
A CacLéo, au contraire, il y avait un gouverneur avec le titre de capîtalnemajor, plusieurs employés civils et un vicaire général. Aussi, cette organisation avait permis h de nombreux émigrants portugais d'aller s'établir en Afrique, et, les voyages de Briie nous ont montré combien cette émigration avait dû être coiiBÏdérable autrefois.
Cependant il manquait encore une condition pour que les possessions du
Portugal fussent une véritable colonie. Comme on peut le voir par la description que Briie en a donnée, elles n'avaient ni agriculteurs, ni domaine agricole un peu considérable. Autour de Cachéo même, .les Portugais ne possédaient qu'une banlieue Ijîca restreinte, et ils devaient s'enfermer dans les murailles de la ville pour échapper aux attaques incessantes des Papels. Ils négligeaient l'agriculture, h, ce point qu'ils manquaient parfois des choses nécessaires à la vie dans un pays remarquable par sa fertilité" (1).
Ce que André Brile pensait des colonies portugaises au xvin" siècle, Mollien l'écrivait encore au commencement du xix*.
De nos jours les Portugais ne sont pas encore plus chez eux en Guinée portugaise qu'ils ne l'étaient lors de leur premier établissement. Les indigène* attaquent toujours les postes européens selon leur fantaisie et le gouvernement colonial reste k la merci des volontés des chefs nègres.
Les peuples qui habitent la Guinée portugaise sont presque tous fétichistes, ceux-ci n'ayant ni administration ni armée seraient faciles k mettre k la l'UBon ; cependant les Portugais reculent toujours contre une petite expédition ; l'arrogance des Noirs augmente, et la position des Blancs devient intolérable (2).