‹ En GuinéeChapitre 6 sur 115 · LAMBERT · texte numérisé non relu

LAMBERT

Bokô à Timbo — 1860

Lieutenant d'infanterie de marine, il fut chargé d'aller rendre visite au chef du Fouta Diallo pour le prier d'engager son peuple à descendre commercer vers le Rio Nunez. Lambert s'embarqua à Saint-Louis le 20 février 1860 et arriva à la factorie de Bel-Air, dans le Rio Nunez, le 1" mars. L'explorateur était accompagné de deux noirs de confiance. Cocagne, quartier-maître indigène, et Koly-Coumba, tirailleur sénégalais.

Après s'être rendu k Boké, il quitta ce point le 8 suivant, escorté par un chef indigène, Abdoulaye, et plus tard par l'alpha du Labé, nommé Kikala. Lambert traversa le Cogon, visita les villes de Guémé et de Compléta, suivît le Toumini, puis le Kakrima, et pénétra h Fougoumba, puis à Timbo où Omar venait de céder ses fonctions d'Almamy, à Sori-Ibrahima. H remît des cadeaux à ces deux chefs et rentra au Sénégal par la province de Labé, de Boundou et Sénoudébou, après un séjour de six mois en pays inconnu.

ZWEIFEL ET MOUSTIER

Slerra-Léone an Niger. — 1879-1880

En 1879, sous le patronage de M. Verminck, Zweifel et Moustier (deux de ses agents commerciaux), quittèrent Sierra- Leone en 1879 en pleine saison des pluies pour se rendre à quelques kilomètres des sources du Niger.

(1) Hecqaard, Voyage sur la Côte et dans Vintérieurde V Afrique occidentale, 1853,

La rt^g'ion du Haut Niger n'avait mi*me jamais été entièrement explorée ef il n'avait été fait dans eette eonti'ée que do rares tentatives d'explorations isolées, restées infructueuses. En 1822, le major Laiuff n'était avancé au delà de Falaba, mais n'avait pu gagner les sources du grand fleuve. En 1S69 M. W. Reade, que patronnaient MM. A. Swanzy, de Londi'es, et Ch. Ileddle, de .Sien-a-Léone, tenta par deux fois la même aventure. A son premier voyage il pénétra jusqu'Ji Falaba et, au second, il entreprit une exploration vers le Bouré, sans pouvoir cependant remonter le Niger dans son cours Hupérieur.

I^a gloire de la découverte des sources du fleuve noir revient donc h la France par la généi-osïté de M. Verminck et par la fermeté de camctfcro et la hardiesse de tempe'rament de MJ[. Zweifel et Moustier, le premier Suisse, le second Fran<;ai8.

M. MOUSTlEIt REÇOIT UX KOI AFRICAIN

Le roi des Belges qui, à cette époque déjk, s'intéressait aux clioses d'Afrique, fit exprimer à M. Verminck le désir de s'entretenir avec les explorateurs.

Tous trois se rendirent h Bruxelles et Léopold II s'entretint longuement avec M. Moustier. " Eli bien, lui fit M. Verminck au sortir de l'audience, ça vous a fait quelque chose quand vous avez paru devant le roi? — Moi, reprit

l'autre, qui ^tait de Marseîlk', me faire quelque chose ! Un roi ? Non, vous n'y pensez pas! Je sais d'Afrique comment il faut les prendi'c, les rois : quand j'en «tais e^atîsfait, je leur passais mes vieilles chiques, et quand ça ne marchait pas, je leui' Manquais mon pied dans le derrière (1) ".

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