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FORCE ARMÉE

On a souvent dit que l'occupation militaire d'une colonie entravait son développement commercial.

Si ce raisonnement peut Ctre admis pour certains pays, il ne peut être tenu pour la Guinée française.

COMMUNICATIONS

De nombreux services réguliers mettent en communication Conakry, les rivières avec l'Europe.

On peut citer parmi les sociétés françaises : I<es lignes mensuelles des Chargeurs Réunis (de Bordeaux), de la Compagnie Fraissinet (de Marseille), et la Compagnie Française de l'Afrique Occidentale (de Marseille).

Parmi les lignes étrangères on trouve la Compagnie Anglaise (de lâverpool) avec quatre escales par mois Ji Conakry, et la Compagnie allemande Woermann (de Hambourg), avec trois arrêts.

Un service côtier, assuré par le vapenr le Dakar, capitaine BôuteîUer, met en communication mensuelle Sierra-Léone et Conakry avec Benty, Boffii, Victoria, Boulam, la Casamance et les ports du Sénégal.

Ainsi Conakry 86 trouve annuellement visité par plus de cent vapeurs.

en biefs peu étendus et qui empêchera toujoui's ce cours d'eau de servir de voie commerciale. Cependant le courant est i»eu rapide, les eaux sont claires et poissonneuses, les rives sont bordées de montagnes de rocs ferrugineux, et le lit est un véritable berceau sous les nombreux et grands arbres qui vivent Bur ses bords.

Près Bambaya, le Ht du Cogon est à. 185 mètres d'altitude, limité par des hauteurs qui surplombent la vallée de 200 mètres; à Mahmadou Guinî, le fleuve est descendu à 75 mètres et au coude nord il n'est plus qu'à 23.

Dans son com^ inférieur, le Cogon est navigable jusqu'il Kandiafara. €?« à 200 mètres de ce village que se trouvent les premiers rapides, franchissablcfl marée haute, mais seulement par les canots et les embarcations légères.

Le Cogon roule partout ses eaux dans un teiTaîn rocheux et ferrugineux el dans des vallées étroites et profondes ; les bords sont couverts d'une maguifî* végétation, et, on y rencontre des arbres de toutes les essence» africaines. Le cours de Cogon a été reconnu par quelques Négriers, puis ces dernii années par M. Galibert de la mission lîrosselard, et M. Mathon. M, Paroian visité le bas fleuve en 1891 et MM. Madrnlle et Baillât en ont reconnu lo en février 1893 jusqu'à Mahmadou Guinii, puis en avril entre Grixévaé Bambaya (1).

Le Coumpony est navigable dans la partie inférieure de sou cours. L'en! du fleuve est peu commode à, marée haute; il y a en mer de nombreux banOB sable, et à la hauteui' de l'île Baillât de nombreux rochers en pU-in chenal; plus, le courant est violent à chaque changement de marée,

En remontant le fleuve, les rives sont ba«.se3 jusqu'à Bassia, et sont bord) par quelques rochers presque à fleur d'eau. Près de l'île Paroisse (Katenk) sui la roche de la " Vieille Femme " ou " Niakélé fouri ", et sur la rive gauche " Roches Simon " ou " Simodi Guémé ".

En pénétrant dans le cours du bas Coumpony on trouve sur la rive gauche li marigot des " Bagas ", canal étroit et tortueux, à sec à marée basse. Ce passagi fait communiquer le Nunez avec le Coumpony ou Cogon. Bientôt on entre dans

(1) Par décret du 28 août' 1894 il a été fait con ces si ou à la Société Plers-Eiportation do droit d'exploiter pendant trente ana, à l'exclusion de tout autre concessionnaire, les territoires da bassin da Rio Coumpony, dans an périmètre liiuiti' k l'est, au nord et à l'ouest par la riTière Coamponj oa Cogon jusqu'à son confluent avec la rivière Tamalagba (^?) ; au sud par la rivière Tamatagba (?) jnsqn'i sa source; de ce point par une lig'ne allant rejoindre le conlluent du Cogon et du Téliri (?).

Les cartes Brosaelard et Fortin indiquent bien le cours présamé du Ti'lirî et du Tamalagba. Cependant il est certifié que le Téliri n'eiiste pas. Voir dans Kahel, dernier livre de M. Olivier da Sanderval, l'erratum ajouté à la carte de l'itinéraire de ce voyageur. Le Téliri n'avait jamais été porté sur une carte avant le premier voyage de ce Français. Quant au Tamalagba, si son terme existe, il ne peut avoir le cours qu'on lui prévolt sur la carte Fortin; ce ne peut Dire qu'une petite rivière, affluent de gaucbo du Tomboya. — Voir plus loin le compte rendu géographique de mon interprète Ibrahim» N'Dao, sar la route suivie par mes porteurs eutre Boké et Eandiafara,

le cirque de Bassia où l'on trouve le groupe Mathon, formé de trois îles inhabitées : la Petite, la Moyenne et la (îrande Ile.

En face du groupe Mathon, se trouve le village de Bassia, bourg de traitants où sont établies des factoreries de la Société Blanchard et C'°, de Flers-Exportatïon et de la Compagnie Frant^aise de l'Afrique Occidentale. Aux environs de ce hallage habite la turbulente ti-ibu des Tolas dont le principal lieu habité est le

LE COUDE DU COaUN A KANDLIFARA

bourg palissade de Coumpony. En remontant le fleuve on laisse sur la rîve gauche quelques rares villages bagas, et sur la droite la tribu guerrière des Tendas: le Coumpony est alors limité par des hauteurs boisées et le fleuve après quelques détours conduit à Kandiafara. au pieil même des rapides.

" Kandiafara est un hameau d'une dizaine de cases, habité au moment de notre passage par un traitant île la Comi)aguie Française de rAfrir{ue Occidentale et un commerçant ouolof. Les habitiints ont fui dans l'intérieur pour échapper aux menaces des Foulahs de Kadé.

Kandiafara possède donc avec notre pereonnel une population relativement

forte. Ce hameau est à 600 mètres des rapides et à 6 mètres d'altitude au-dessus de la marée haute. Kandiafara est limite par quelques ravins et un plateau: les environs sont formés par des bois de bambous et une très forte végétation. Les rives du Cogon sont limitées par des arbres d'une belle venue, le fond du fleuve est rocheux et son eau très limpide a pour principal locataire le crocodile. La largeur du Coumpony à Kandiafara est de 80 mètres environ, sa profondeur, en février, de 3 mètres, mais elle varie beaucoup selon la saison.

Kandiafara est sur territoire français, mais sur toute la rive droite du fleuve, tous les habitants ont fui notre protection ridicule, pour se réfugier sur le territoire portugais : sept villages foulacoundas nous ont déserté (1) ".

Les principaux affluents du Cogon sont : à droite le Leingourou, qui vient des hauteurs de Médina et le Mayel-Bani qui sort de la montagne de Patî-Pati près Dandoum; à gauche on rencontre le Carafaro ou Faraba qui a ses sources dans le plateau de Diarendi (sable) (2).

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