RIO NUNEZ
Le Rio Nunez prend sa source en pays foulah, près du village de Dara-Magnaki. Le fleuve est encaissé jusqu'à Boké, et roule ses eaux sur un fond rocheux ; à partir de ce point, les berges sont peu élevées et les rives sont vaseuses. A cinq kilomètres nord de Boké, on trouve le village de Baralàndé oîi existent de petits rapides, recouverts cependant à marée haute et que les légères embarcations peuvent franchir.
Les bâtiments de 800 tonneaux peuvent remonter jusqu'à Bel-Air et Samiah; Boké n'est accessible qu'aux chalands; c'est la limite de la navigation.
Le Nunez fut découvert en 1447, par le portugais Nuno Tristan. Ce fleuve fut d'abord un repaire de négriers et ce ne fut que vers le milieu du xix* siècle, que les commerçants prirent la place des marchands de chair humaine.
Le Rio Nunez est appelé par les Mandingues et les Landoumans, Kakandé, et
(1) Cl. Madrolle. — Note de voyage.
(2) Quelques auteurs ont prétendu qu*il existait sur la rive droite une rivière qui portait le nom de Téliri ; cette erreur provient du nom d'an village de captifs (Téliri) qui était situé sur la rive droite du Féfiné, lors du premier voyage de M. Olivier de Sanderval; ce village a disparu depuis.
Le Téliri, marqué sur les cartes Brosselard et Fortin, n est autre que le cours supérieur du Féfiné, affluent important du Bio Grande, dont les sources sont près du village foulah de BouU (missidé).
par les Foulahs, Tiguîlinta. Boké, principal centre de commerce de la région, conserve chez ces peuples, le nom du fleuve qui y passe.
Le Rio Nunez sort de terre dans la vallée nord de Dara.
Dara-Magnaki est un des lieux habités les plus propres et les plus coquets de tout le Fouta-Diallo ; c'est dans la direction sud, le dernier village foulah ; les cases vastes et bien construites sont entourées de jardins aux arbres les plus variés.
Les hauteurs qui dominent le cours du haut Nunez sont des roches ferrugineuses, les arbres y sont rares et les herbes atteignent deux mètres d'élévation.
En descendant le Nunez, on rencontre de nombreuses rivières ou plutôt des torrents qui descendent des montagnes voisines.
Ce fleuve se dirige vers le nord-ouest pour prendre ensuite la direction sudouest. Au sommet de sa courbe, se trouve le gué de Grargasaki, où aboutit la route de Kadé vers Boké.
Baralandé est le premier village de commerçants, il a été brûlé en 1890, par les Foulacoundas en guerre contre les gens de Kadé et les Landoumans, ce bourg est aujourd'hui relevé de ses ruines; à cinq cents mètres plus bas, r>? trouvent les rapides du Nunez où Ton vient chasser à marée basse les crocodiiôs qui se sont échoués sur les rochers et qui reposent au soleil.
Boké est k cinq kilomètres de là, sur la rive gauche du Nunez.
C'est un bourg landouman, où réside aujourd'hui le roi de ce peuple, que les Foulahs ont appelle Tyapis.
Ce fut en 1865 que, en vertu d'un traité passé entre M. Pinet-Laprade, colonel du génie et Gouverneur du Sénégal ^ et Dounka, roi des Landoumans, que le pays de Boké fut placé sous le protectorat de la France, et que peu après le fort de Boké fut élevé.
Cependant, comme les Landoumans dépendent des Foulahs, le gouverneur du Sénégal dut envoyer k Timbo, capitale du Fouta, un ambassadeur pour demander à l'Almamy, la cession du territoire de Boké, et qui serait réservé à l'établissement de commerçants français.
M. Lambert fut chargé de cette mission et s'en acquitta fort bien. L'Almamy du Fouta ratifia le traité accepté par le roi des Landoumans, mais il fut convenu que, chaque année, le poste et les commerçants verseraient une certaine somme au profit des chefs du Fouta; malheureusement cette clause fut peu fidèlement observée et le Conseil des Anciens de Fougoumba s'est souvent plaint de ce manque de parole, car *' non seulement les Français n'envoient plus de cadeaux à leur Almamy, mais ils empêchent les Noirs d'entrer dans leur forteresse". En effet, les Indigènes qui veulent y pénétrer, doivent se faire annoncer au commandant, et déposer leurs armes avant d'entrer, ce dont ils se soucient peu, car ils trouvent déshonorant de retirer leurs armes, même devant un chef.
Boké est, un centre de commerce important et le siège de l'administration
du Nunez et dépendances. Les Moukhoufovés, les Nalous, les Bagas, les lolaa, les Tendus, les Landoumaus et (juelques races Soussous, sont les principaux peuples habitant le cercle de Boké.
Notre influence sur ces triljus est encore des plus illusoires, et c'est même à grand peine que nous parvenons à empêclier les combats entre ces diflférents peuples.
Boké possède un poste fortifii? qui a été remanie en 1876. Il est situé à l'extr^mitë d'un plateau h iîO mfctres d'altitude, au i»icd duquel coule le Rio Nuaez et dont on aper(;oit, du fort, les nombreux mt-'andres du cours inférieur. Quelques
MONUMENT ELEVE EN HIÏMOIHE DR RESK CAiLLtK, DANS LA
bâtiments et logements servent d'abri au service du cercle et îi la faible garnison qui ne comprend plus que douze miliciens et six laptota. Des cuisines, des magasins, une prison et un corps de garde complètent le poste qui est entouré d'une muraille cténelée et d'un fossé avec deux ponts-levis.
Dans la cour, des orangers et des citronniers ont été plantés et ombragent le monument de René Caillié. C'est une pyramide quadrangulaire, élevée en 1869 à la mémoire du voyageur frani;ais qui, le premier, visita Tiinbouetou.
Deux plaques de bronze, scellées sur le socle, portent ces inscriptions : '' Sous le règne de Sa Majesté Kapoléon III, M. le marquis de Chasseloup-Laubat, ministre de la mai-ine et des colonies, et M. le général Faidlicrbe, gouverneur du Sénégal et dépendances, ce monument a été élevé h. la mémoire de l'illustre voyageur René Caillié,
Parti de ce lieu, le 19 Avril 1827, René Caillié arriva le 7 Septembre 182«, h Tanger, après avoir passé par Tombouctou. "
En sortant du poste par le plateau on trouve uni: belle route plantée de beaux arbres, qui vient d'être continuée par une nouvelle route de cinq mètres de largeur, permettant les communications entre les cases des berges du Nunez et le village du plateau. Près de là se trouve une source ferrugineuse, où toute la population vient puiser aa boisson habituelle.
Sur le plateau, on longe un '"Bois sacré " refuge des Simos, sorte de prêtres fétichistes, toujours déguisés en animaux, lorsqu'ils se font voir au public.
Plus bas, vers la factorerie de la Compagnie Française de l'Afrique Occidentale, on passe devant le cimetière, où l'on aperçoit trois tombes k moitié enfouies sous la terre et la végétation ; quelques commerçants reposent un peu plus loin près de la bananeraie de la Compagnie.
Boké est un centre commercial important. Les Tendas, les Foulahs, les Mandingues du Pakao et du Firdou viennent dans le Nunez échanger des chevaux (du Firdou), des arachides {du Fouta), du caoutchouc (du diouale du Labé), du mil (du KadéJ, du riz (du Coumpony et du bas Nunez) contre des étoffes anglaises, de la quincaillerie, des armes, des mouchoirs, des odeurs, etc.
L'inimitié qui règne depuis quelques années entre les Foulahs, les Mandingues de Kadé et les habitants de Foréah, a fait déserter tout le coude nord du Cogon (voir la carte des peuples), et, dos deux routes commerciales de Boké àKandiafara et de Boké k ïCadé, il ne reste plus que cette dernière qui soit suivie par les indigènes. Ces deux routes ont été relevées par mes ordres.
Voici le compte rendu géograpliique, rapporté par mon interprète Ibi-ahima. — Route de Boké h Kandiafara :
" Parti de Boké le 25 février 1893 îi 4 h. 1/2 du soir, je ne parvins à Yendeya qu'à six heures, le passage du Nunez ayant été rendu difficile à cause du retard apporté par le canot qui devait faire passer sur l'autre rive les porteurs et les marchandises. Cependant je pus gagner vers les huit heures le village landouman de Kaboydata après avoir gravi une colline puis avoir marché une demi-heure dans une plaine de cailloux.
Le trajet normal de Boké à Kandiafora est de trois heures environ.
Le 26, je partis de Kaboydata à six heui-es du matin et allai coucher au village de Kalounka. Le premier village rencontré le matin fut Bouroumda, près de la rivière de Caniope qui porte à cet endroit le nom de Bouroumdou ; les sources de ce cours d'eau seraient dans le Bauvé, vers Diarendi (sable). A Bouroumda le marigot a dix mètres de largeur, 5 mètres de profondeur en hivernage et 50 centimètres au mois de février. Le trajet de Kaboydata à Bouroumda est de cinq heures. Le soir j'atteignis la rivière Kalounka à sept heures, après quatre heures et demie de marche. Entre ces deux points je passai
au village de Sambalan à quatre heures où je traversai le village du même nom.
Le lundi 27 le convoi quitta Kalounka h six heures du matin, traversa trois ruisseaux (1) et arriva h Tomboya, sur la rivière du mcMne nom îi onze heures. La rivière à cet endroit est large do 25 mètres environ. Le soir la caravane atteignait un petit affluent du Cogon après quatre heures de route.
Le 28 février, après avoir quitté le campement des environs de Tomboya vers cinq heures et demie, je traversai une rivière à deux heures de là, puis deaz raisseaux h une lieure d'intervalle et arrivai en face de Kandiafara où une pirogue indigène nous faisait passer le Cogon vers neuf heures et demie. "
Pendant la saison de la '' Traite '\ les caravanes sont nombreuses et parfois se composent de 10 a 30 personnes. A Boké, on a l'habitude de loger les clients et de les noun-ir. Le commerce de la rivière est presque entièrement aux mains des Français, les concurrents Anglais ont fermé peu à peu leurs comptoirs pour mieux lutter sur des terrains })lus favorables comme h Dubréka et à Sierra-Léone, où la lutte commerciale est plus active.
En descendant le Rio Nunez, on laisse sur les rives, quelques villages landoumans et nalous. Sur la droite on remarque Samiah et Bel-Air, belles factoreries, mais dont les affaires sont de peu d'importance. A Bi4-Air il existe une fort belle plantation de café de Porto-KIco qui appartient k la Compagnie Française. Ces établissements datent de 1850, époque à laquelle le commerce des esclaves était, quoique illicite, encore en vigueur. En face Bel-Air on remarque sur la rive gauche Kassakoubouly, capitale de la république des Nalous, ancienne résidence de Tex-roi Dinah-Salifou.
Guémé-Saint-Jean (Guémé-Sansangui), autre factorerie.
Le Rio Nunez reçoit deux prhicipaux affluents ; sur la rive droite la rivière de Caniope ou de Bouroumdou qui vient du plateau de Diarendi (Sable), et sur la gauche de Kilélouma ou Bouroumu, qui prend sa source en pays soussou près du village de Koulia.
A quelques heures de rembouchure du Nunez ou passe devant Victoria, poste de douane. Vers 18fi7 ce village avait re(;u le nom de Eugénie ; après TEmpire, les Anglais qui étaient sur ce point les plus nombreux donnèrent à ce poste le nom de Victoria, en riionneur de lei^' reine : ce mot a prévalu et nous comptons dans notre colonie de Guinée un terme anglais de plus.
Victoria est un village nalou où un })oste de douane est venu s'installer, ainsi que deux maisons anglaises aujounrhui fermées.
Sur les rives on aperçoit le palétuvier (pii pousse partout où Teau salée se fait jour.
(1) C*est probablement le dernier de ces ruisseaux qui est porté dans la concession Fiers-Exportation, sous le nom do Tamalagba.
2[ . M. Bour a visité le cours inférieur et moyen du Fatalla en 1887 et M. Paroisse
J ^ en a relevé les rives jusqu'à Binda en 1892.
. Les Soussous ont appelé cett^ rivière Fatalla; les Foulahs ne lui ont pas donné de nom particulier, ils ont simplement changé FF en P.
De nombreuses chutes, rapides ou baiTages empêchent le commerce d'utiliser ce cours d'eau comme moyen de transport. Cependant les embarcations peuvent y pénétrer jusqu'au petit bourg de Korérah, situé à 30 kilomètres de rembouchure ; à 2 kilomètres en amont de ce j)oint, le lit est resserré au fond d'une gorge étroite et encombré de blocs de granit.
La marée montante couvre ces rochers, et se fait sentir jusqu'à Binda, où Ton trouve la jiremière chute, et des rapides im})ortants.
Le Fatalla, près le Rio Pongo, a 300 à 400 mètres de largeur, l'île du Diable et celle du Diablotin parfcige son confluent en trois petits tronçons.
RIO PONGO
Le Rio Pongo est un bras de mer qui s'étend k 35 kilomètres dans l'intérieur des terres. Sa marche est perpendiculaire au littoral.
Les Négriers ont reconnu de bonne heure cet estuaire et le trafic de la chair humaine y a été très important au commencement de ce siècle; les points comme Bangalong, Sanga, Guémeyré, ont été les principaux marchés de ce commerce, aujourd'hui illicite.
Au nord, se trouvent les villages commerciaux de Faringliia, Bakoro, Sanga, Toukéring(l) ; dans le sud du Fatalla, Sakabelly, Dominghia, Guémeyré et Boflfa.
Des marigots débouchent vers la mer ; ils sont nombreux, le principal est celui de Taboria dans le Koba.
nom de '* Sindi-Conconrooki '*..... Au soleil levant nous sommes aux rochers du Loup, que du reste notre baleinière a beaucoup de difficultés à traverser, la marée n^étant pas encore haute. Les palmiers 7 sont nombreux et les rochers donnent au pays un aspect sauvage et pittoresque. Le soleil se lève vite et dès huit heures la chaleur est accablante ; nous laissons sur notre droite le marigot conduisant vers Bassia, pour passer par la pointe do Tonkina et gagner la pleine mer. Nous sommes à l'embouchure du Coumponj. Dans le lointain on distingue vaguement une terre basse mais touffue : c'est
Capken, du groupe des Tristao "
Cl. M. — Note de voyage.
. . (1) Touguékéring ou Toukikiring ou un seul palmier.
KOU-KOURË ou KON-KOURË
Le Kou-Kouré ou rivière Kon prend sa source dans les montagnes quï séparent le Kinsam, du Sandou ; son cours est encaissé et peu favorable, en génffral, à la navig;ation môme en pirogue.
Le Kou-Kouré est le cours d'eau le plus central de la Guinée française. II reçoit, h droite, le Kakrima qui vient des environs de Labé et passe à Koussi; à
gauche, les affluents principaux sont le Mayon-Konré et le Badi (1). Le Kou-Kouré roule ses eaux en pays soussou dont il traverse une dizaine d'états tous plus faibles les uns que les autres, maïs tous peuplés d'hommes Sers et an'ogants.
M. Olivier de Sanden*al, en 1888 a été un des premiers Européens qui ait reconnu le cours moyen du Kou-Kouré. M. Paroisse, en 1892, a remonté ce fleuve jusque vers Démokoulima.
Le Kou-Kouré prend sa source près du Sanou (2) vers le mont Tamissoghéa
(1) Badi ou Bady.
\2) Sanoa on Sandou.
{9lXl mitres) ; dans son cours inférieur les Européens l'appellent Bramaya, du nom du village de Bramaya oa Bouramaya, capitale de l'état du m6me nom.
L^ barre de ce fleuve est assea difficile aux embarcations, on atïHse de préférence le marigot qui débouche au nord de la baie de Saiigaréah et l'on rejoint l'estuaire ;i, Kakounsou.
Le Kou-Kourtî traverse lea plaines duBouramaya, hérissées dei-ocliers degrés, noirs et dénudés, au milieu duquel le Kou-Kouré s'est creusé péniblement un lit irrégulier, t<mtôt très lat^e, tantôt réduit k un étroit couloir, encaissé entre deux murailles à pic. Plus haut, des collines apparaissent sur les rives, croissant en hauteur Jv mesure qu'on remonte.
Le premier affluent que l'on rencontre est le Baili. Le confluent a lieu au fond d'un cirque immense, entouré de hautes collines. En amont du confluent, le Kou-Kouré large de 200 mètres, profond de 5 k 6, coule lentement dans un lit débarrassé d'obstacles; au confluent même et en aval, il est au contraire peu profond, encombré de banci de sable et de roches, sur un parcours de plusieurs kilomètres. Plus bas, son cours se régularise; comme le Badi il est formé d'une série de biefs profonds séparés par des i-apides ou même des chute» comme celle de Félau, située ii 30 kilomètres au-dessus de Yafraya et celle de Madidî, h 35 kilomètics. Ces chutes ont près de 2 mètres de liauteur verticale, ce sont les seuls obstacles sérieux que l'on rencontre en aval du confluent du Badi,
En amont du Badi, le fleuve s'ouvre passage entre le massif du Labaya et
I celui du Tamba, son cours travci-se une région difficile ilont la plus grand chute est celle du Dokété de la hauteur d'une dizaine de mètres dans une gorge sauvage et encombrée de; blocs entraînés par les grands courants de l'iiivernage (1). '•
DUBRÉKA ou SOUMBA
La rivière de Dubréka ou Soumba prend sa source dans le nord-esr village de Koréra. Sur diff'érentes cartes même récentes on fait de la Dubréka, l'estuaire d'une grande rivière, dont on confond le cours avec le Koukouré.
La Dubréka est un long marigot qui porte les embarcations jusqu'à Koréra. Le thalweg de la rivière se trouve limité au nord par le massif du Khabitaye,
l'I) PiiroUie.
et au sud par celui du De^sé, en avant duquel se dresse le pic du Kakoulima, dont l'altitude est de 800 mètres environ.
En descendant la rivière on trouve près de l'embouchure, le bourg de Dubrc'ka. C'est un chef-lieu de cercle et un centre actif de commerce. On y compte cinq établissements commerciaux : deux français, deux anglais de Sierra- Léone, et un franco-allemand.
Dubr^ka est de création riîcente (1888). Il est devenu le centre commercial le plus important de la Guinée française et les caravanes foulahs venant de Timbo, de Kousai ou de Démokhoulîma s'y donnent rendez-vous.
Une route dont le promoteur fut M. de Beckmann, réunit Dubréka au Bady, important affluent du Kou-Kouré, et, sur lequel un bac a été établi.
Les goélettes et même les vapeurs de moyeu tonnage peuvent remonter jusqu'à ce comptoir.
TENNENEY Petit cours d'eau qui vient de Manéah et qui se jette dans l'Atlantique où commence la presqu'île de Kameyen ou Dubréka.
MANÉAH Rivière formée du Koya, du Wouankifoug, et qui communique par un canal intérieur avec le Morébayah.
KOYA Petit cours d'eau qui descend du Filacoundji et se jette dans le Manéah.
WOUANKIFONG
Riidère, affluent du Manéah, descend des hauteurs du Filacoundji et passe au bourg Wouankifong, résidence du clief du Soumbouya.
MOREBAYAH
Rivière, venant du Takoubéah, passe h Morébayah et communique d'une part avec le Manéah, de l'autre avec le Béréiré et le Forékariah.
KOKÉ
Rivière dont le cours contourne une partie de l'île de Kabak et qui confond ees eaux avec le Morébayah et le Béi-éirë.
BÉREIRË
Rivière qui descend des hauteurs du Takoubéah, passe à Béréiré et se jette près de l'île de Kabak, dans l'Atlantique.
FORÉKARIA
Cours d'eau important" qui vient des montagnes du Caniah, passe h Forékaria et communique par des canaux intérieurs avec la Mellacor^e au sud, et le Bérëiré, le Morébayah et le Manéah, au nord.
TANNAH
Rivière et marigot, confond ses eaux avec les fleuves et estuaires voisins.
MELLACORËE
Rivière dont les sources sont près des frontières du Bennah, passe à. Pharmoréah où elle devient navigable pour les petites embarcations, puis à Benty, fréquenté par les vapeurs de commerce.
MAHÉLA
Rivière servant de frontière entre la Guinée française et la colonie anglaise de Sierra-Léone.