LE MARIAGE
Le mariage, chez les Foulalis, population musulmane, est réglemente par les coutumes indigènes et par les lois du Koraii.
Lorsqu'un Foulah veut éi>ouser une femme de naissance libre, il doit, alors surtout, se conformer k certains usages établis. Il envoie aux parents de sa future quelques anciens du village qui discuteront la valeur du cadeau qui lui permettront de commencer sa cour. Ce présent varie selon la fortune, l'âge, la position sociale et la beauté de la jeune filie et va même parfois jusqu'à quatre et même cinq captifs.
Lorsque les parents sont d'accord but la valeur de la dot, que la jeune fille a accepté le jeune homme, on se rend alors ^ la Mosquée, où le Marabout unit les fiancés et consacre le mariage.
Ainsi chez les Foulahs, le mari dote sa femme, mais l'interprète noir qai cherche à expliquer les clauses du mariage, traduit souvent bien mal, même sa pensée, et dit : " Il a acheté cette femme deux esclaves. " Cette expression esten effet fausse, car le Foulah n'achète pas sa femme ; les parents en discutant la .
'* 8i vous craignez de n'êtres pas équitables..., n'épousez parmi les femmes qui vous plaisent, ([uc deux, trois ou quatre. Si vous craignez encore d'être injuste, n'en épousez ({u'une seule ou une esclave ; cela vous aidera a ne pas être injustes. Assignez librement k vos femmes leurs dots... " (1)
Cependant k ces quatre épouses, Mahomet permet d'ajouter les esclaves que Ton peut acquérir (2), et les femmes mariées qui sont tombées entre leurs mains à la suite de guerres (3). Seul, Mahomet a pu posséder neuf femmes légitimes, sans compter les esclaves ; ce droit a été conservé aux Imans, représentants du Prophète et de Dieu sur la terre.
Chez les Musulmans, la famille est toujours nombreuse, et il n'est pas rare de rencontrer des chefs ayant de quinze à vingt enfants. Les garçons seuls comptent, encore faut-il qu'ils soient nés de mères libres : il n'y a qu'eux qui héritent de la fortune et des droits du père.