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CHAPITRE IX LE CLERGÉ RÉGULIER {Suite

Un officier blessé fondateur de la Compagnie de Jésus. — Cri d'alarme. — La mobilisation et de nouveau les « Revenants ». — Soldats dans toutes les armes et dans toutes les « Spécialités ».

Les Jésuites eurent un soldat pour Fondateur. Et ce soldat aurait pu porter le ruban multicolore de nos blessés de la Grande Guerre, si de semblables distinctions avaient été en usage dans les armées de son temps. Car il était tombé, la cuisse brisée par un biscayen, sur les remparts de la citadelle de Pampelune qu'il défendait stoïquement contre les Français.

Noblesse a toujours obligé. Les Jésuites, — qui, en outre, comptaient bon nombre d'anciens officiers de carrière dans leurs rangs 1 — ne devaient-ils pas à leurs origines de ne le céder à personne en vaillance, lorsqu'ils seraient appelés au feu ? Ils n'y faillirent pas. Leurs ennemis eux-mêmes l'ont reconnu. Ce loyal aveu était méritoire, mais ne

1. Dans l'armée de terre, M«r de Saune, vicaire apostolique de Madagascar, les PP. de Belinay, Rivet, de Mérignargues, Jousse, Potron, de Lavalette, Delamarre, Curicque, de Fraguier, etc.

Dans l'armée de mer, les lieutenants de vaisseau et enseignes Fournier, Brochen, Vigny, Poisson, de Blic, de la Villemarqué, etc.

pouvait-il pas devenir périlleux? Certains d'entre eux le pensèrent. Aussi lui donnèrent-ils bientôt son correctif.

Observateurs avisés et d'une clairvoyance particulièrement aiguë, ils ne tardèrent pas en effet à découvrir la ténébreuse perfidie de la conduite des Jésuites, ainsi que le but véritable de leur astucieuse intrépidité ; et, sans ménagements, ils les dénoncèrent. L'un d'eux, membre de la Loge la Démocratie Verdunoise, dès la seconde année de la guerre, en révélait ainsi à ses FF.-, le redoutable danger :

« Le F.*. Barbin donne à nos FF.*, un conseil de prudence. 504 Jésuites sont sur le front1, et parmi eux il y en a de bons, et même de très bons, qui ne reculent devant rien et ont fait preuve de courage en maintes circonstances. Ce sont les plus dangereux, car les cléricaux les porteront au pinacle et glorifieront leurs exploits par tous les moyens dont ils savent disposer 2. >>

Le cri d'alarme était poussé. Et avec quel à-propos, à Verdun! Si les Jésuites so dévouaient sans réserve à la France, leur patrie, s'ils se faisaient tuer en la défendant, c'était manifestement dans un but égoïste et par intérêt personnel. Il n'y avait pas à s'y tromper : il suffisait d'ouvrir les yeux pour le reconnaître. Dès lors, ce dévouement était sans mérites : il ne fallait pas s'y laisser prendre. Il était même dangereux : il fallait soigneusement le déjouer.

L'ordre de mobilisation lancé, les Jésuites étaient accourus, comme de partout du reste tous les Fran-

1. Le F.-. Barbin se trompait : il y eut beaucoup plus de 504 Jésuites aux armées pendant la Grande Guerre, comme nous le verrons plus loin.

2. Compte rendu de la tenue du 5 septembre 1915, Y. Croix, 8 juin 11)16.

çais pour combattre sous la soie aimée du drapeau tricolore. Beaucoup d'entre eux revenaient de l'exil. Ils y avaient été brutalement jetés par une loi dont, grâce au recul d'une vingtaine d'années, l'opinion publique a nettement saisi l'injustice et qu'à la lueur des événements de la Grande Guerre elle condamne heureusement de plus en plus. Ils rentrèrent en France, non seulement sans amertume, mais encore tout prêts, — ils le prouvèrent, — à défendre, fût-ce au prix de leur vie, le sol de la patrie menacé.

Dans certaines Missions, on mobilisa d'abord sur place. En Chine, par exemple, tous les Jésuites sujets au service militaire durent rallier le 16e colonial, à Tien-Tsin1. A Madagascar, le rendez-vous fixé fut Tananarive. Aussi, pendant toute la première quinzaine d'août, y vit-on affluer des parties les plus reculées de File, à pied, à cheval, en pousse-pousse, ou même en automobiles réquisitionnées « toutes les barbes de la brousse », suivant la pittoresque expression d'un missionnaire.

Dans d'autres Missions, ordre fut donné de s'embarquer immédiatement. C'est ainsi qu'à des intervalles très rapprochés et par les seuls courriers de Syrie et d'Egypte arrivèrent à Marseille, en route pour leurs régiments, un grand nombre de Jésuites. A leur tête se trouvaient plusieurs supérieurs mobilisés comme eux : le P. Hains, recteur du Collège

1. Parlant de la propagande faite depuis le commencement de la guerre pour combattre et contrecarrer la propagande depuis si longtemps organisée à l'étranger par les Allemands, M&r Baudrillart disait dans une conférence prononcée le 24 mars 1916, à la Société des Conférences : « En plusieurs pays , notamment en Chine, nos missionnaires ont été les zélés instruments de cette propagande ; au Sen-Tchouan, par exemple, notre consul à Tchen- Sou put, grâce à eux, faire pénétrer jusque dans les régions les plus reculées les excellents tracts qu'il édita en caractères chinois. » Rev. Hebd., 8 avril 1916, p. 147.

d'Alexandrie, le P. Dallery, recteur du Collège du Caire et le P. de Castelnau, son préfet des Etudes, le P. de Martimprey, chevalier de la Légion d'honneur, chancelier de la Faculté de médecine de Beyrouth, à qui écherrait un jour, au bois des Canres de tragique mémoire, la mission de recevoir la dernière confession du lieutenant-colonel Driant, sous les ordres duquel il servait ; le P. Buffat, supérieur de Damas et le P. de Contagnet, supérieur de Marsivan, qui, aumônier aux Dardanelles, devait y avoir la tête emportée par un obus.

Des maisons de formation, noviciats ou scolasticats, en bordure de la côte anglaise de la Manche ou situés dans l'île de Jersey, les Jésuites s'embarquèrent en plus grand nombre encore pour la France. 38 d'entre eux partirent de la maison deHastings; 51 de la maison de Saint-Hélier ; 55 de celle de Cantorbéry (en août 1916, cette dernière maison avait, à elle seule, donné 138 mobilisés) \ Il en fut de même aux scolasticats de Ghemert et d'Enghien, situés en Hollande et en Belgique.

Détail touchant : quelques-uns de ces partants avaient été ordonnés prêtres la veille de leur départ seulement. Ils avaient dit leur première messe le matin même de leur embarquement. Huit d'entre eux, les PP. de Gironde, Mennesson, Soury-Lavergne, Vitrant, Caillaud, Legrand, Crépieux, Dubrulle, étaient marqués pour la mort. Ils ne devaient faire de ministère qu'auprès des frères d'armes dont ils allaient partager la vie et au milieu desquels ils étaient destinés, leur jeune sacerdoce fauché dans sa première fleur, à tomber glorieusement face à l'ennemi.

1. L'agent consulaire de France à Folkestone, M. Finez, qualifia « d'admirable » la conduite des Jésuites dans cette occasion et il la signala à notre ambassadeur à Londres, M. Cambon.

Dès la fin d'août 1914, 498 Jésuites étaient dans les rangs. Ce nombre augmenta d'une façon considérable pendant la durée de la guerre, soit par suite des récupérations opérées par les conseils de révision parmi les anciens réformés et exemptés, soit à cause de l'appel des nouvelles classes. A la fin des hostilités, 841 Pères ou Frères avaient passé sous les drapeaux.

Ils y avaient figuré, comme officiers, sous-officiers ou soldats, dans toutes les armes, infanterie, cavalerie, artillerie de campagne ou artillerie lourde, génie. Ils y avaient servi dans toutes les spécialités, comme mitrailleurs, grenadiers, « crapouil leurs », téléphonistes, télégraphistes sans fil... Ils y avaient commandé des unités de tout genre : bataillons, compagnies, escadrons, batteries, convois de munitions, ambulances, tanks même. Ils y avaient été aumôniers, ingénieurs dans les poudreries, dans les fonderies de canon, dans les ports, interprètes dans les troupes anglaises, américaines, russes et dans les groupes de travailleurs chinois ou indiens. Et bien que la 5e arme fut toute jeune encore, ils y avaient compté comme aérostiers ou comme aviateurs, pilotes ou observateurs, accomplissant audacieusement comme leurs camarades d'escadrilles de fantastiques envolées sur les grands oiseaux de guerre, à travers le ciel strié d'obus1.

1. « J'occupe la chambre d'un officier observateur d'une autre escadrille qui vient de partir en Serbie, écrivait le capitaine Le Cour de Grandniaison, commandant l'escadrille C 4ti, qui lut tué en combat aérien, le 10 mai 1917. Cet officier est le P. de Lavalette, un tout jeune Jésuite. Un Jésuite aviateur, c'est assez rare î »

Pas aussi rare que le pensait M. le Cour de Grandniaison, car, outre le P. de Lavalette, qui finit la guerre comme capitaine d'infanterie, plusieurs autre Jésuites firent partie de l'aviation, le lieutenant Olphe-Galliard, chevalier de la Légion d'honneur, les sous-lieutenants Rullier (f), Vimal du Monteil (f). Bourgeois, et les sousofficiers ou caporaux Uanson, du Cleuziou, Lemarié, Court, de David, C. de la Chapelle, E. de la Chevasnerie.

Parmi les morts : les supérieurs, les professeurs de Facultés ou de Scolasticats, les missionnaires, les étudiants, les novices. — Le « Devoir » . — « Pour la France et pour Dieu ! » . — « Je meurs enchantant! »

Les corps d'élite dans une armée sont particulièrement éprouvés. Ils payent d'ordinaire leurs gloires de pertes fort lourdes. La mort traita les Jésuites mobilisés en corps d'élite et la sanglante fauchée sous laquelle ils se virent décimer par elle fut d'une bien lugubre opulence.

A la fin de la guerre 162 d'entre eux étaient morts au champ d'honneur.

Sur ces listes funèbres, pages sacrées entre toutes du Livre d'or de la Compagnie de Jésus durant la Grande Guerre, des supérieurs aux simples novices, ;ous les âges, tous les degrés, toutes les charges, ;ous les emplois sont représentés !

Le P. Albert Fournier, qui devait recevoir la croix de la Légion d'honneur après sa mort héroïque, était supérieuràValence au début des hostilités. Son âge le lispensait de toute obligation militaire. Il sollicita cependant l'honneur d'être enrôlé, en qualité d'aumôlier. Grâce au Comité de Mun, ilobtintrapidementune ettre de service et il partit, le cœur rempli de joie, )our le front. Excellent cavalier et « ayant retrouvé m selle, comme il l'écrivait lui-même, sa souplesse le trente ans », il se dévoua, dès le premier jour, .ans réserve aucune, à ses chers troupiers. Pendant dus de vingt mois, il vécut au milieu d'eux, avec 'ardente espérance d'y mourir aussi : le 10 juin 1915, l fut exaucé.

Deux régiments de la 51e division, la sienne, avaient reçu l'ordre d'attaquer à Hébuterne, ce matin-là. Le P. Fournier s'adjoignit à l'un d'eux, le 327e ; avec lui, il se rendit en première ligne et il se tint prêt à marcher, l'heure venue, à l'assaut des retranchements ennemis. Mais un brouillard épais ouatait de gris la plaine artésienne. Force fut donc de retarder l'attaque, malgré l'impatience des soldats. Les Allemands en profitèrent. Ils ouvrirent un feu d'enfer sur nos tranchées, depuis longtemps repérées : « Mon Père, dit alors le commandant d'Ivry, il commence à faire terriblement chaud par ici. Pourquoi ne vous mettriez-vous pas un peu a l'abri? — Point du tout, lui répondit le vaillant aumônier. Je suis où je dois être : je n'ai donc qu'à y rester ». — Quelques instants après, survint un obus qui, blessant grièvement le commandant, un officier et plusieurs hommes, tua net le P. Fournier.

Lorsqu'on le releva, on constata que sa tête, ses bras, ses jambes et ses pieds étaient couverts de terre: Mais sur sa poitrine, où pas un grain de sable ne se trouvait, la custode reposait intacte. Un prêtre, brancardier au 327°, l'y prit. Et les hosties qu'elle contenait servirent à communier immédiatement, dans un jardin encore fleuri de roses au milieu de ruines lamentables, quelques brancardiers \

Coïncidence singulière : la veille même du joui où le P. Fournier tombait en France, un de ses anciens élèves du collège Saint-Michel, à Saint- Etienne, le P. Franck de Contagnet, avait été tuéaus

1. Citation à l'Ordre de la 2° Armée : « Fournier Albert (Père aumônier volontaire, groupe branc. 51e division. Mort glorieuse ment le 10 juin 1915, alors que, dans les tranchées, il remplissai' les devoirs de son ministère et enflammait le courage de la divi sion, qui se disposait à |s'élancer à l'assaut des retranchements ennemis. » Signé : de Castelnau.

Dardanelles, dans des conditions presque identiques à celles où il avait lui-même trouvé la mort : aumônier, dans les tranchées de première ligne, tandis qu'il encourageait les hommes, la tête à moitié enlevée par un obus, décoré de la Légiou d'honneur dans son cercueil.

« Au moment de la formation du corps expéditionnaire d'Orient, avait été préparé, sélectionné, désigné un petit groupe d'aumôniers... Tous étaient d'an- .ciens missionnaires, la plupart chassés de leurs missions par les événements; hommes de haute valeur, ayant occupé en Turquie, à Gonstantinople, à Smyrne, à Jérusalem, etc., des charges de supérieurs, de professeurs, connaissant le pays, la langue, les mœurs, et pouvant auprès des habitants apporter l'influence de leurs relations antérieures, de leurs mérites personnels reconnus »\

Le P. de Contagnet faisait partie de ce groupe. Ancien supérieur de la Mission de Marsivan, en Arménie, il avait dû à sa connaissance du turc et de 'arménien, d'être nommé aumônier de la 2e division du corps expéditionnaire d'Orient. « Plein d'entrain, d'un tranquille et souriant courage, dit sa citation, n'hésitant pas à aller au milieu des troupes de lre ligne », il avait vite gagné la confiance des soldats. Il se trouvait, sous un soleil brûlant, dans une position avancée, le 9 juin 1915, encourageant les marsouins, quand un obus lui enleva, avec le crâne, tout le haut du visage. Le général Gouraud, alors commandant en chef, voulut en témoignage de sa haute sympathie, assister à la messe qui fut célébrée «sous une tente par un officier de son Quartier Général,

1. Geoiïï. de Grandmaison. « L'aumônerie militaire. » Rev.Hebd., limai 1915, p. 203.

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le P. de Jerphanion, Jésuite lui aussi, devant les restes sanglants de l'intrépide aumônier. Puis, la nuit venue, à la faveur des ténèbres, car par delà les eaux de saphir moiré des Dardanelles, sur la côte asiatique les canonniers turcs veillaient, on inuhma dans la terre jaune de la presqu'île l'humble bière où le P. de Contagnet reposait i.

Supérieur à Paris, le P. Durouchoux était simple sergent deterritoriale,quandlamobilisationfutordonnée. Bientôt promu sous-lieutenant, puis lieutenant, il ne resta qu'un mois et demi dans ce dernier grade, tant sa belle conduite avait appelé sur lui l'attention de ses chefs. Il était capitaine au 274e de ligne, quand il fut mortellement blessé sous Verdun. Le 11 avril 1916, une grenade l'atteignit très grièvement aux jambes, alors qu'un fusil à la main il s'élançait pour repousser un assaut des Allemands. Transporté à Paris, il y dut supporter une amputation douloureuse et, quelques jours après, il y mourait. Sur sa bière, les passants purent saluer à côté de l'étole* violette du prêtre, le casque bleuté et la tunique à trois galons, étoilée de la croix de guerre, de l'officier français2.

1. Citation à l'Ordre du corps expéditionnaire d'Orient : « De Contagnet Franck (Père) » aumônier militaire plein d'entrain,

d'un tranquille et souriant courage, n'hésitant pas à aller au milieu des troupes de première ligne pour enhardir les combattants, consoler les blessés, réconforter les mourants. A été tué le 9 juin 1915 par un éclat d'obus, dans une position avancée des lignes françaises. »

2. Durouchoux Pierre, prêtre, capitaine au 274° d'infanterie. Première citation. « Malgré l'intensité du bombardement, n'a pas

hésité à se porter au secours d'un caporal enseveli dans une tranchée effondrée par un obus. » Deuxième citation. « A brillamment commandé sa compagnie par l'ascendant moral qu'il a toujours su exercer sur sa troupe, l'a dirigée et maintenue dans des circonstances difficiles. Est tombé le 11 avril 1916 à... alors que, s'armant d'un fusil, il se portait sur un point du front de sa compagnie fortement menacée par une violente attaque allemande. »

Tout comme les supérieurs, les Jésuites que la déclaration de la guerre avait trouvés dans les hautes chaires payèrent largement leur tribut à la France, en le payant à la mort. Plusieurs étaient des savants véritables et faisaient autorité dans leur partie, sciences, philosophie, théologie, droit canon.

Savant, ne Tétait-il pas sans conteste, le P. Frédéric Bouvier, professeur au théologat d'Ore-Hastings? Parlant sept langues, il avait été l'initiateur à Louvain des Semaines d'ethnologie religieuse et il avait écrit des articles très remarqués, le dernier au front même, sous ce titre suggestif : « Saint-Paul aux tranchées » \

Mobilisé à quarante-quatre ans, il n'avait fait que passer par l'hôpital de l'arrière, auquel il avait été d'abord affecté, et il était parti pour le front à titre volontaire comme brancardier. Le teint basané, de chétive apparence, maigre et fluet dans sa large capote d'ordonnance, il semblait incapable de résister plus de quelques semaines aux rudes fatigues de la ampagne. Il y tint deux grandes années, remplissant au 86° de ligne les fonctions d'aumônier. Dieu sait pourtant s'il s'y épargna! Il vivait constamment ivec la troupe et de la vie du soldat, dans les canxmnements, aux tranchées, sur le champ de bataille, partout où il y avait un blessé à relever, un homme ;i soutenir, un cœur endolori à consoler. Il semblait 1( ne pas connaître le danger, ignorer la fatigue », dit ia première citation après les terribles lutte sous

erdun. Aussi croyants et incroyants, au 86e, tous

s hommes aimaient le P. Bouvier. Quant à lui, il hérissait son régiment. Le mot n'est pas trop fort.

suffit pour s'en convaincre de lire l'admirable tes-

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