Séance du 25 octobre
cisait davantage enoore. Dans un discours prononcé à Nantes, il n'hésitait pas à dire, entrevoyant certaines réparations : « Sans que la République songe à renoncer à aucun de ses principes fondamentaux, notamment à celui de la laïcité, elle n'oubliera pas, à coup sûr, l'exemple donné par des Français auxquels avaient été imposées des mesures rigoureuses, et elle saura mettre d'accord la nécessité de sauvegarder le principe de lois tutélaires et celle de retenir au foyer de la Patrie des enfants qui ont prouvé qu'ils étaient dignes de leur mère1. »
Et, à Marseille, dans une conférence donnée au grand théâtre de cette ville, le 13 janvier 1917, il ajoutait plus affirmativement que jamais : « La République ne peut pas ne pas pratiquer l'Union Sacrée en accordant la justice à toute une phalange de bons Français qui ont versé leur sang et dont la conduite dans les tranchées fut et, est toujours admirable. »
Plus net encore a été dans son langage, et plus affirmatif dans ses revendications, M. Marcel Prévost recevant MB' Baudrillart à l'Académie Française, le 4 0 avril 1919 :
« Serait-il possible, s'est-il demandé, que tant de jours de misère, tant d'endurance et d'héroïsme communs n'eussent servi qu'à se défendre contre le péril du dehors et demeurassent sans vertu contre les périls du dedans ?
« Non, n'est-ce pas ? Le lendemain de la guerre sera digne de la guerre. Les principes éternels que nos armes viennent de faire triompher, nous les traduirons dans nos mœurs, dans nos lois. Les beaux mots abstraits que les drapeaux alliés déploient sur le monde, nous en ferons, non pas l'étiquette d'une