‹ En marge de la chirurgie (volume 2)Chapitre 46 sur 56 · LE FROID · texte numérisé non relu

LE FROID

Car tu fais le repos de la terre épuisée ,

Elle se régénère au milieu des douleurs ,

Et , sous sou blanc linceul de neige immaculée ,

La glace des hivers est le berceau des fleurs !

Ces quelques vers furent composés à l’occasion d’un concours. La pièce couronnée était due à Jean Rameau, qui est resté le noble et beau poète qu’il était à cette époque.

1er Novembre 1887.

LES BAIGNOTS

Au bord de VAdour vert , traînant ses eaux dormantes , Comme traîne sa jambe un vieux rhumatisant ; iSous (fes arbres touffus dont les feuilles tremblantes , Sur Zeur fage ataxique oscillent dans le vent;

Dans un jardin rempli de fleurs étincelantes ,

Où le divin soleil brille éternellement;

Entre le ciel torride et les sources fumantes Qui bouillonnent sans cesse en un sol frémissant ,

Reposent doucement dans une paix profonde ,

Les Baignots, toit propice et doux aux malheureux,

Où tous les éclopés des quatre coins du monde

Viennent régénérer leurs membres douloureux,

Et dans un trou béant, plein d'une vase immonde, Noyer leur goutte et leurs rhumatismes noueux .

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