LA MUSE
Qui donc es-tu, jeune homme au front pensif et grave Pourquoi cet air rêveur qui par instant s'aggrave,
Et ce sourire amer P
Dans tes yeux inquiets quel est donc ce nuage ?
Et ce pli douloureux qui s'imprime avant l'âge,
Sur ton front calme et fier ?
N'as-tu pas devant toi la vie et son ivresse ?
N'as-tu pas le plaisir, n'as-tu pas la jeunesse ?
Le soleil rayonnant ?
Tu vis sous le ciel clair de notre douce France ! N'as-tu donc plus au cœur la divine espérance,
Et l'amour triomphant P
l’interne
Qui je suis P — Celui qui, dès sa jeunesse ardente, Vit avec la douleur , la mort et l' épouvante,
Au milieu des souffrants !