ASSOCIATION DES GYNECOLOGUES ET OBSTETRICIENS DE LANGUE FRANÇAISE
Discours prononcé à Bruxelles , le 2 octobre 1929 devant S. M. la Reine des Belges .
Madame,
Pour la troisième fois, j’ai le grand honneur de prendre la parole devant Votre Majesté. Il y a près de quinze ans déjà ! aux grands jours de l’héroïsme et du sacrifice, dans ce village de La Panne, dernier lambeau de la Patrie, mais où battait encore le cœur de la Belgique, dans cette ambulance de l’Océan, dont le souvenir évoque toujours devant nous le grand nom de Depage... Et puis, ici même, il y a près de dix ans, au cours de ces premières Journées Médicales, qui servent maintenant d’exemple au monde entier.
Aujourd’hui, enfin, où vous voici toujours au premier rang dans les œuvres bienfaisantes de la paix, comme vous l’étiez autrefois parmi les blessés de la Grande Guerre, où le rayonnement de votre présence et la douceur de vos paroles savaient apporter l’espérance à ceux qui voulaient vivre et la divine illusion à ceux qui allaient mourir !
Vous avez bien voulu faire à l’Association des Gynécologues et des Obstétriciens de langue française l’honneur d’assister au Congrès qu’elle tient à Bruxelles pour la deuxième fois.
Permettez-moi de vous en remercier et de déposer en son nom,
aux pieds de Votre Majesté, ses hommages les plus fidèles et les plus respectueux.
Excellences, Monsieur le Ministre, Mesdames, Messieurs, Mes Chers Collègues,
Il y a deux ans, les circonstances m’avaient privé du plaisir d’assister au Congrès de Lyon. Mais à mon retour d’Amérique, j’eus l’heureuse surprise d’apprendre, qu’au moment même où je voguais sur la Mer des Tropiques, vos suffrages m’avaient désigné pour succéder à notre collègue Muret à la présidence de notre Association.
J’ai été profondément touché par ce grand honneur, et je vous en remercie de tout mon cœur. J’ai fait ce que j’ai pu, dans ma vie déjà longue, pour les progrès de la gynécologie et le bien des malades. Mais quand j’ai commencé à étudier cette technique opératoire qu’aux jours lointains de ma jeunesse je travaillais avec passion, j’aurais été singulièrement surpris si l’on m’avait prédit que ces travaux, où je me laissais entraîner par la pente naturelle de mes goûts et de mon esprit, me conduiraient un jour à la place où je suis aujourd’hui.
Je n’y ferai point oublier mon prédécesseur, et je suis certain d'être l’interprète de tous, en adressant à notre collègue Muret les remerciements de l’Association pour tout ce qu’il a fait pour elle.
Voici qu’après de longues années de travail fécond, il est venu reprendre sa place au milieu de nous, en continuant ainsi un labeur qui nous honore tous. Qu’il sache bien qu’il y conserve, malgré son effacement volontaire, la place à laquelle il a droit.
Deux d’entre nous ont disparu depuis notre dernière assemblée. Deux hommes pour lesquels la mort n’a pas eu la même clémence. Notre éminent collègue Rossier, qui nous montrait à Lausanne,
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il y a quelques années, avec une fierté légitime, sa magnifique Maternité, et qui, se sachant frappé à mort, n’en a pas moins tenu à assister, avec un courage stoïque et une énergie souriante, à notre Congrès de Lyon, — et notre collègue Gervais de Rouville, de Montpellier, un de mes plus vieux et de mes plus chers camarades, qui nous faisait encore, au Congrès de Chirurgie de l’année dernière, une communication pleine de verve et d’entrain, et qui, trois jours plus tard, tombait foudroyé par la mort. Ce n’est pas ici le moment de rappeler leur labeur, et tout ce que leur doit la science que nous cultivons, mais je tiens, en votre nom, à adresser à leur mémoire l’hommage des regrets que nous cause leur disparition.
Et maintenant, nous voici, pour la seconde fois, dans cette ville fraternelle. J’entends encore, au lendemain de la Victoire, dans cette cité magnifique, qui venait de connaître, après les douleurs de la servitude, la gloire de la Résurrection, j’entends encore la parole, à la fois grave, douloureuse et d’une poignante éloquence, de mon illustre et grand ami Brouha, dont chaque phrase, tombant dans le silence, nous frappait au cœur comme l’Epée de la Justice et retentissait dans nos âmes comme le cri de l’Espérance !
Qu’avons-nous fait ? Qu’a fait le monde depuis ces journées de triomphe et de merveilleuse allégresse ?
Dix années ont passé, perdues dans la fuite du temps ! Dix années pendant le cours desquelles nous avons travaillé de nos mains et de nos cerveaux pour le bien de l’Humanité !
Qui donc pourrait en dire autant de ceux qui tiennent dans leurs mains les destinées des peuples et la fortune des nations ? Voici qu’après le calme succédant aux bouleversements du grand cataclysme, les intérêts divergents et parfois inconciliables liés à la vie même des Nations, les passions qui, chez les peuples comme chez les hommes, dominent les intérêts et étouffent la raison, se réveillent peu à peu. L’Humanité reste l’Humanité, troupeau
conduit par des forces obscures vers des destinées inconnues ! Dix ans à peine après ce que nous avons vu, les hommes ont tout oublié !
Ils sont repris par les passions qui les tourmentent depuis les temps où nos ancêtres n’avaient d’autres armes que l’épieu et d’autres forteresses que les cavernes des montagnes. Et nous nous demandons si nos enfants, hélas ! et nous-mêmes peut-être, ne verrons pas s’abattre de nouveau sur notre vieille et malheureuse Europe, les calamités que nous avons connues, — et dans lesquelles la Belgique et la France ont scellé dans le sang de leurs héros et de leurs martyrs une indestructible et fraternelle amitié !
Ah ! je le sais, des paroles pacifiques sont prononcées de tous côtés, et de grands espoirs sont permis. Mais même lorsque ces paroles s’élèvent aux plus hauts sommets de l’éloquence, elles ne sont que des paroles, et si elles nous apportent le témoignage que des esprits généreux travaillent à la pacification du monde, elles n’empêchent pas que d’autres esprits travaillent d’autre part, avec une égale ardeur et une égale conviction, à l’effacement, au redressement des justes catastrophes qui ont frappé leur Patrie !
Il est donc de notre devoir, si nous voulons vivre, de nous prémunir contre ces tendances, qui ne sont que trop naturelles. Il ne faut pas laisser renverser par des esprits illuminés et auxquels les terribles événements dont nous avons été les témoins semblent n’avoir rien appris, les données du problème qui s’agite depuis qu’il y a sur la terre des peuples vivants, des nations distinctes et même tout simplement des hordes à demi sauvages. Il faut plus que jamais nous persuader que, pour un peuple qui veut loyalement la paix, — en attendant des temps meilleurs, que nous sommes en droit d’espérer, et à la venue desquels nous avons le devoir de travailler, mais qui sont encore perdus dans les brumes de l’avenir — le meilleur moyen de l’obtenir et de la conserver est de forger
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solidement et d’entretenir sans défaut l’armuTe qui montre la force et qui impose le respect.
Dans un monde encore agité par les remous du cataclysme, le désir de la paix, sans le pouvoir de l’imposer, s’il n’est pas également partagé par tous, n’est que le renoncement au culte de l’énergie, à moins que ce ne soit cette tare irrémédiable des peuples déchus : la résignation à la servitude !
Ce ne sont pas là, Messieurs, de vaines paroles. Elles sont à leur place ici. Elles s’adressent à vous tous, qui avez eu l’occasion de réfléchir sur les grands événements auxquels nous avons assisté et qui feront quelque jour la stupéfaction de l’Histoire !
Oui, ces paroles s’adressent à vous tous, parce que ce qui fait la vaillance et la grandeur d’un peuple, ce qui constitue son armure et son bouclier, c’est sa force morale en même temps que ses canons, c’est son influence intellectuelle à côté de sa puissance militaire, c’est le travail de ses hommes de science en même temps que celui de ses hommes de guerre.
Eh bien, nous pouvons beaucoup, nous, chirurgiens, pour faire rayonner au dehors l’influence scientifique de notre pays, et pour accroître sa puissance morale à travers le monde. Nous possédons, en effet, nous qui avons l’esprit façonné par la discipline romaine, et par cette divine langue française qui a répandu partout le prestige de sa souveraine clarté, nous possédons, dans l’exercice de notre art difficile, les mêmes qualités, je dirai presque les mêmes vertus, que dans notre langage. Nous apportons dans l’acte opératoire la clarté, l’élégance et cette qualité supérieure, la simplicité, dans laquelle, nous pouvons le dire sans vanité, mais avec un orgueil légitime, nous demeurons les maîtres.
Sans doute l’acte opératoire n’est pas tout, bien qu’il soit l’expression suprême dans laquelle se résume toute notre éducation chirurgicale. Mais dans l’organisation même de cette éducation, nous avons le devoir de rendre à chacun ce qui lui est
dû. Nous rencontrons ailleurs et en particulier chez les peuples qu’éloigne de nous la nature de leur esprit, la différence de leur sang et de leur langage, de ce langage qui n’est pas seulement l’expression de la pensée, mais qui en est plus encore peut-être l’animateur secret qui la suscite, la conduit et la modèle suivant sa propre inspiration et sa propre structure, — et que séparent plus profondément encore les événements qui, à travers vingt siècles d’histoire, les ont soustraits à l’influence directe et profonde de cette civilisation latine, dominatrice du monde par sa grandeur et son éclat, — nous rencontrons, dis-je, chez ces peuples, des qualités dignes de notre admiration : la puissance de travail, l’esprit d’organisation, l’entraînement raisonné vers un même but. Nous trouvons aussi à la tête de ces nations, grâce à un merveilleux sentiment de leurs besoins collectifs, des pouvoirs publics qui comprennent leur devoir beaucoup mieux que les nôtres, — je ne parle ici que pour la France, — et donnent aux savants ce dont ils ont besoin, sans compter, ou tout au moins sans cet esprit d’économie sordide, contrastant douloureusement chez nous, avec la coupable insouciance qui jette au gouffre sans fond des dépenses, des sommes colossales pour des fins bien moins élevées, quand elles ne sont pas méprisables, et quelquefois néfastes.
Oui, Messieurs, je le dis ici en toute conscience, mais avec un esprit résolu, parce qu’enfin, certaines choses doivent être dites ailleurs que dans les cercles fermés de nos conseils, ou les bureaux indifférents de nos ministères, — oui, ce n’est pas sans un pénible serrement de cœur, quand on a parcouru les quatre coins du monde, soit par curiosité d’esprit, soit par le désir de contempler les grands spectacles de la nature, qui remplissent notre âme des plus beaux souvenirs, soit enfin, pour quelques-uns d’entre nous, par la noble ambition d’apporter hors de leurs frontières quelque chose de ce qui fait la grandeur de notre patrie, — ce n’est pas, dis-je, sans un dur serrement de cœur qu’on pénètre à
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Paris dans quelques-uns de nos laboratoires, à commencer par ceux de la Faculté de Médecine, qui ne sont pas ce qu’ils devraient être, ni même ce qu’ils pourraient être !
Il est facile de comprendre notre sentiment de tristesse, à l’heure où nous rentrons chez nous, lorsque nous avons vu et admiré ce qui se fait ailleurs, sur les frontières mêmes de la France. Quel peut être l’état d’esprit des hommes comme nous, qui savent quels bienfaits peuvent sortir pour l’Humanité tout entière et la gloire de notre pays, de ces laboratoires, où des savants modestes et trop désintéressés, — mais ayant, cependant, besoin de vivre, travaillent à déchiffrer les mystères des fléaux qui déciment les peuples et à découvrir les moyens de les combattre ?
Que faut-il donc ? Que faut-il pour ouvrir enfin les yeux de ceux de nos maîtres qui sont responsables d’un état de choses aussi douloureux ?
Ne connaissent-ils donc pas le monument splendide que le génie des savants français a élevé, depuis un siècle à peine, au progrès universel et à la gloire de la Patrie ?
Est-ce que ce n’est pas des laboratoires français que proviennent la plupart des découvertes qui ont changé la face du monde ? La chimie moderne avec Lavoisier, l’anatomie générale avec Bichat, et cette prodigieuse doctrine de Lamarck sur l’évolution des êtres organisés, qui a renouvelé la philosophie, et l’œuvre de Claude Bernard, qui a créé de toutes pièces la physiologie contemporaine ! Et l’électro-magnétisme d’Ampère, qui a édifié sur des bases nouvelles toute la mécanique moderne et transformé la vie des hommes d’aujourd’hui ! et la thermo-chimie de Berthelot, — et cette merveilleuse conquête de l’air, par les ballons d’abord, et plus tard par les dirigeables, — car à l’heure où les Zeppelins accomplissent des exploits splendides, qu’il me soit permis de rappeler que j’ai vu de mes yeux, il y a 45 ans, traversant le ciel de Paris, le premier dirigeable, qui s’appelait « La France » ! et
enfin, pour la plus grande part peut-être, par ces formidables oiseaux d’acier, par ces magnifiques avions, qui ont réalisé la conquête du ciel, comme les sous-marins, egalement français, la conquête des mers! Que sais-je encore? et cet art merveilleux de la photographie et jusqu’à ce prodigieux cinématographe qui semble devenu un des éléments nécessaires de la vie contemporaine !
Est-ce que ce n’est pas notre grand et glorieux Branly, qui, le premier, dans un pauvre laboratoire qu’il faut avoir visite pour en concevoir la misère, a capté les ondes frémissantes qui rayonnent à travers l’espace, et permis la réalisation de cet inconcevable miracle qu’est la téléphonie sans fil ?
Est-ce que ce n’est pas dans un laboratoire français que nous a été révélé ce Radium presque fabuleux, dont l’étude a bouleversé les conceptions universelles sur la constitution de la matière, et a jeté quelque clarté sur les insondables mystères de l’Univers où nous sommes perdus ?
Est-ce que ce n’est pas, enfin, d’un laboratoire français, situé, lui aussi, sur cette colline sacrée où bouillonne éternellement la pensée de la Jeune France, qu’est sortie, il y a soixante ans, la plus grande découverte de tous les siècles, et qui a fait davantage pour le salut des hommes, que tous les travaux et toutes les découvertes de tous les hommes réunis, — depuis qu’il y a des hommes? Est-ce que ce n’est pas dans cet humble, mais à jamais glorieux laboratoire, que l’on peut voir encore au bout de la rue d’Ulm, que travaillait un homme, que j’y rencontrais quelquefois, aux jours de ma jeunesse, avec un visage pensif et presque douloureux, marchant d’un pas hésitant et difficile, mais chez lequel la maladie, qui avait foudroyé son corps, avait laissé intacte, et pure, et magnifique, la noble flamme du génie ! un homme à côté duquel je ne pouvais passer sans me découvrir pieusement, — et qui était Pasteur !
Est-ce que ce n’est pas de ce laboratoire — qui devrait être le
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sanctuaire le plus vénéré de la France et de PUnivers, après la crypte solitaire où reposent dans le silence les cendres de celui qui fut le plus grand des hommes, si la grandeur humaine se mesure aux services rendus à l’Humanité, — est-ce que ce n’est pas de ce laboratoire que sont sorties ces révélations prodigieuses sur le monde inconnu* des infiniments petits, auquel Pasteur a arraché ses secrets, auquel, en suivant les méthodes créées par son génie, des disciples sans nombre les arrachent encore chaque jour, et qui ont transformé les conditions d’existence de l’Humanité, en sauvant chaque année plus de vies humaines, peut-être, que la Grande Guerre n’en a dévorées ?
Que faut-il donc ? Que faut-il donc, je le demande encore, pour ouvrir enfin à la lumière les yeux des hommes qui portent la responsabilité de la misère de nos laboratoires ?
Des hommes de bonne volonté se sont efforcés, je le sais, de porter remède à cet état de choses et d’atténuer ce scandale. Mais dans notre pauvre pays, cependant si plein de courage, ces efforts viennent se briser contre cette bastille imprenable qu’est l’Administration, contre cette puissance impersonnelle, contre cet organisme séculaire et immobile, qui paralyse et désespère ceux-là même qui en font partie, que toute réforme effarouche, que toute jeunesse épouvante, et qui s’enfonce lentement dans le bourbier marécageux des habitudes invétérées, des préjugés imbéciles et de l’incurable routine ?
Où donc! où donc est le héros qui osera porter dans cet édifice vermoulu la torche libératrice ?
Ces paroles sévères, mais que je ne crains pas de prononcer dans une circonstance aussi solennelle que celle qui nous réunit, — parce qu’il faut qu’elles le soient, — ces paroles sévères, ne doivent pas cependant nous faire oublier ce que nous sommes et ce que nous pouvons ! Et c’est précisément parce que nous pouvons beaucoup
pour atténuer aux yeux de tous ce qui, chez nous, peut prêter à de justes critiques, que c’est ici que je les prononce...
Oui nous pouvons beaucoup pour contribuer, par notre action et par notre exemple, à rehausser dans l’esprit de tous et dans le respect universel, la puissance de la Patrie. Je le sais, je l’ai vu, je m’en suis rendu compte, partout où m’ont conduit les hasards de mes courses à travers le monde. Nous pouvons porter au loin la bonne parole et, ce qui est mieux encore, le bon exemple. Nous possédons nos qualités à nous, qui en excluent peut-être d’autres, mais qui n’en existent pas moins, et qui sont ce qu’elles sont. Elles se résument en quelques mots: Cette simplicité suprême dans l’acte opératoire, qu’il faut s’efforcer d’acquérir et de cultiver, parce qu’elle absorbe en elle toutes les conditions qui font de cet acte solennel, — je dirai presque de cet acte auguste, qui nous confère sur nos semblables la puissance de vie et de mort, — quelque chose de supérieur et qui s’approche le plus possible de cette perfection à laquelle nul d’entre nous n’a le droit de prétendre.
Développons donc cette qualité naturelle. Inclinons-nous devant les qualités différentes de ceux qui sont nos émules. Elles ont aussi leur valeur et leur puissance symboliques. Mais servonsnous des armes que nous tenons de notre nature et de notre éducation millénaire. Cultivons, développons, perfectionnons sans cesse cette simplicité souveraine, seule capable de transporter les grandes opérations jusqu’aux limites de cette beauté supérieure qui les élève, qui les transfigure, et les conduit à ces sommets que n’atteignent pas les œuvres communes, pareilles à ces brouillards de la vallée qui restent au-dessous des pics étincelants dressés dans la lumière !
Et dans les heures difficiles où nous place la destinée, travaillons de toutes nos forces, en même temps qu’au salut des malades et au bien de l’Humanité, à augmenter encore le prestige, la puissance et la gloire de la Patrie.