SOCIÉTÉ DE GYNÉCOLOGIE ET D’OBSTÉTRIQUE
ment, après une vie de dévouement, de noblesse et de travail. Son œuvre chirurgicale, plus puissante que sa modestie, a forcé la juste renommée qui s’est, presque malgré lui, attachée à son nom. Aucun de ceux qui l’ont connu n’oubliera sa mémoire, et l’exemple d’une telle conscience et d’une telle vie restera gravé dans nos cœurs.
Enfin, nous avons perdu deux de nos correspondants étrangers, le Professeur Forsnner, de Stockholm, qui s’est surtout occupé des rapports de la tuberculose avec la grossesse, de l’éclampsie, de bien d’autre choses encore et qui a contribué à fonder cette belle publication des « Acta Obstétrica et Gynécologyca Scandanivica », et le Docteur Mestre, de Cordoba, jeune gynécologue que nous avions connu dans nos congrès. Vous me permettrez de déplorer avec vous la mort de ces amis lointains, dont la perte ne saurait trouver quelque atténuation que dans la joie que nous avons à les voir remplacer par des collègues étrangers qui viennent parmi nous de plus en plus nombreux !
Et maintenant, mes chers Collègues, il est temps de laisser la place à celui qui vient après moi. Je suis tranquille, j’ai fait ce que j’ai pu pour notre Société. Mais notre nouveau président, mon ami Couvelaire, saura, mieux que je ne l’ai fait, animer nos séances de son esprit toujours jeune, et sa parole d’une élégance toujours égale à elle-même, de sa science profonde et de cette qualité souveraine qui s’appelle le bon sens ! Je suis certain que pendant les deux années qui viennent, et dont le destin mystérieux reste encore caché dans les brumes de l’avenir, il ne vous fera pas regretter le vieux collègue qui abandonne aujourd’hui ce fauteuil où l’avait élevé votre amicale confiance, et qui ne saurait mieux faire que de souhaiter à son successeur une tâche aussi agréable que celle que, grâce à vous tous, je viens de remplir parmi vous.