‹ En marge de la chirurgieChapitre 4 sur 49 · LE MEDECIN INSPECTEUR GENERAL JACOB · texte numérisé non relu

LE MEDECIN INSPECTEUR GENERAL JACOB

C’était un de ces jeunes chefs qui avaient fait la guerre et qui, si nous devions revoir les mauvais jours, eût été là, au premier rang.

Jacob débuta par un coup de maître ! Et lorsque nous vîmes paraître Y Anatomie topographique de Testut, qui l’avais pris pour collaborateur, nous nous demandâmes quel était ce jeune chirurgien militaire qui nous apportait un si haut témoignage de sa valeur scientifique. Et puis, quelque temps après, apparut parmi nous cet homme, je dirais presque ce jeune homme, simple, modeste, presque timide. Je le voyais de temps en temps dans mon service. Le Val-de-Grâce est tout près de Cochin. Il venait quelquefois, avec Rouvillois, avec Tanton, dont nous avons pleuré la perte au lendemain de la victoire. J’étais ému, j’étais touché de voir ces hommes, de voir ces jeunes maîtres venir si simplement s’instruire et chercher des enseignements.

J’assistai avec joie à son ascension progressive, qui fut en même temps rapide et méritée.

Pendant la guerre, il fut de ceux qui accomplirent silencieusement les plus hauts devoirs. Nous l’avions accueilli à bras ouverts à la Société de Chirurgie, où tous l’avaient en haute estime et en véritable affection.

Clinicien excellent, opérateur de haute valeur, homme de cœur, de droiture et de bonté, il avait été appelé à la direction

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