LA CONQUETE DU CIEL
la
Qu'importe la grandeur, splendeur et la profonde du trou, si nous savons q; ce trou doit ensevelir ton notre destinée ?
ViLLIERS DE l'IsLE-ADJ»
fCi
ft^
Depuis les âges les plus reculés, l'homn:; rêva la conquête du ciel. S'élever jusque h haut, jusqu^à cette voûte, bleue le jour et, i nuit, constellée d'or, jusqu'à la lune, jusqu'à soleil,jusqu'aux astres, voilà un projet qui r cessa jamais de hanter son esprit. Et il est pr( bable que, de bonne heure, des tentatives plus ou moins puériles, eurent lieu afin de 1 réaliser. Le souvenir nous en a été transmi dans le mythe des Titans entassant Ossa su Pélion pour détrôner Zeus et surtout dan la légende, quasi-historique, de la Tour d Babel. Cette grandiose entreprise, semble-t-il
Igua momentanément, sous l'empire d'un ommun espoir, les différents groupes umains entre lesquels l'état de guerre devait tre la règle. Puis, lorsqu'elle eut échoué, la iscorde, de nouveau, les désunit et les dispersa. Peut-être se trouva-t-il, dès ce temps-
^"^1, un sceptique pour émettre les premiers .eûtes sur Texistence d'une voûte céleste. Aujourd'hui personne n'y croit plus, à cette oiite. Mais la conquête du ciel, de l'espace, te reste -l-elle pas, au fond, le but suprême ers lequel, malgré les guerres, malgré la atte pour la vie individuelle, convergent, plus ►u moins consciemment, tous les efforts de humanité.
Tous ou presque tous, nous sommes pénérés de cette idée, qu'à moins d'un cataclysme inattendu ou d'une entente, plus invraisem- )lable mille fois, qui s'établirait entre les
^ lommes en vue de ne plus procréer, notre ispèce se perpétuera jusqu'au jour, incal-
in
pten lipr