LA FOI EST UNE BELLE CHOSE
Le père d'un candidat à un examen s'en alla voir un de ses amis, lequel se trouvait lui-même lié avec un des professeurs chargés de la correction des épreuves écrites, et le pria de vouloir bien recommander son fils. Celui-ci fut reçu et obtint précisément une excellente note pour la composition que devait corriger ledit professeur. Le père retourna chez son ami et commençait déjà, en termes chaleureux, à lui exprimer sa gratitude: « Ne me remerciez pas, interrompit l'autre. J'ai
fait la démarche en faveur de votre fils, mais elle n'a, dans l'espèce, servi à rien. Premièrement le professeur ne m'a point caché qu'il avait pour principe de ne tenir aucun compte des recommandations. En outre, il a été gravement indisposé juste au moment de l'examen et un de ses collègues a dû le remplacer. C'est ce dernier, dont j'ignore d'ailleurs le nom, qui a lu la copie de votre fils. »
Une autre fois, un électeur écrivit à son député, lui demandant d'appuyer je ne sais quelle requête. Le député promit, mais oublia détenir parole. L'électeur néanmoins obtint satisfaction. Convaincu qu'il en était redevable à son député, il lui envoya, comme témoignage de sa reconnaissance, un objet de prix. Le député, n'osant avouer qu'il n'y était pour rien, garda le cadeau.
Chaque fois que j'entends une personne pieuse déclarer : « Mon enfant a été très malade, a failli mourir. J'ai fait une neuvaine^
et il a guéri » ; chaque fois que sur les murs d'une chapelle j'aperçois un ex-voto, je songe à ces deux histoires.