CHANT DE MORT CHIPPEOUAIS
Il y manque le refrain qui est intraduisible. "Sous le centre du ciel
"Je pousse mon baim-wa-wa." (Baim-wa-wa
est une onomatopée désignant le bruit du tonnerre).
"O étoile! tous les jours (Il parle de l'étoile de
"Je te regarde." [sa destinée).
(1) Traduit de l'anglais. Voir Schoolcraft: "Oneota", p.
**La moitié du jour *'Je reste à regarder "Les oiseaux de proie."
*'Ils volent en rond autour du ciel (Il les voit
''Les oiseaux; ils tournent; [à l'horizon).
"Déjà, ils circulent dans le milieu du ciel." (1)
(Il veut dire que les oiseaux de proie tournent
maintenant au-dessus de lui, c'est-à-dire de plus en
plus près, à mesure que la vie l'abandonne.)
C'est du lyrisme rudimentaire. Cependant, la distance de cette sauvagerie à des inspirations délicates, presque européennes, est peut-être moins grande qu'on ne le pense, puisque la même âme algonquine les produit également, sous forme d'hymnes à la nature, de chansons d'amour et de danse, ou de simples refrains de berceuse.
Voici une inspiration abénaquise :