‹ En MocassinsChapitre 19 sur 27 · CHANT DE MORT CHIPPEOUAIS · texte numérisé non relu

CHANT DE MORT CHIPPEOUAIS

Il y manque le refrain qui est intraduisible. "Sous le centre du ciel

"Je pousse mon baim-wa-wa." (Baim-wa-wa

est une onomatopée désignant le bruit du tonnerre).

"O étoile! tous les jours (Il parle de l'étoile de

"Je te regarde." [sa destinée).

(1) Traduit de l'anglais. Voir Schoolcraft: "Oneota", p.

**La moitié du jour *'Je reste à regarder "Les oiseaux de proie."

*'Ils volent en rond autour du ciel (Il les voit

''Les oiseaux; ils tournent; [à l'horizon).

"Déjà, ils circulent dans le milieu du ciel." (1)

(Il veut dire que les oiseaux de proie tournent

maintenant au-dessus de lui, c'est-à-dire de plus en

plus près, à mesure que la vie l'abandonne.)

C'est du lyrisme rudimentaire. Cependant, la distance de cette sauvagerie à des inspirations délicates, presque européennes, est peut-être moins grande qu'on ne le pense, puisque la même âme algonquine les produit également, sous forme d'hymnes à la nature, de chansons d'amour et de danse, ou de simples refrains de berceuse.

Voici une inspiration abénaquise :

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