PREFACE
L'aciuel engouement pour la litterature sca.ndin.ave passera peut-elre un jour. II aura eu, du moins, cet excellent effel d'aiguiller de plus en plus /'attention vers le merveilleux pays de Noricege. Comhien, ay ant vecu dans Vintimite de la pensee d" Ibsen ou deDjornson, ont eu ensuite le desir de retrouver dans leur cadre naturel les heros ou les heroines du drame et du roman passionnant !
Nulle part mieux qu'en Norivege je nai saisi le ' rapport intime qui exisle entre la mentalile d'une race et le climat sous lequel elle vit. Pensez a ce que pent elre I'etat d'&me dun peuple qui, pendant la plus yrande partie de Vannee, est retire dans ses gaards, haigne d'impenetrahles hrouillards, accahle par les falalites d'une nature inexorable !
Ibsen, reprenant une phrase lapidaire de Schiller, dit quelque pari : « JJhomme le plus puissant du monde est celui qui vit le plus seul. »
A cecomple, puissant, le Norivegien Vestau premier chef! Pendant les longs hirers de la nature horeale, isole de ses semblables par les glaces el les neiqes, apres avoir admire pendant des heures trop courles la splendeur des symphonies blanches el les horizons baignes dune lumiere changeanle, il na d'autre ressource que de se replier sur soi-meme el d'inlerroger
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