Les gorodischés sont des enceintes fortifiées
Le costume des femmes esl intéressant et riche par la quantité de monnaies percées qui l'ornent.
Les filles non mariées ne laissent pas voir leurs cheveux, la coiffure les cache entièrement. Les femmes mariées laissent voir de chaque côté, sur les oreilles, une mèche de cheveux tournée sur une petite baguette rigide. Leur coiffure consiste en un bandeau formé de galon d'or et d'argent et de broderie de soie, le tout bordé d'un petit fil de grains de corail. La tête est recouverte d'un fichu de couleurs voyantes qui pend sur la nuque.
La coiffure élevée et conique est portée par les jeunes mariées pendant les six mois qui suivent la cérémonie nuptiale. Cette coiffure est en écorce de bouleau recouverte d'étoffe sur laquelle sont cousues quantité de vieilles monnaies d'argent. Un carré de tissu attaché au sommet de ladite coiffure pend jusqu'au milieu du dos, formant de gros plis de chaque côté, derrière les oreilles.
D'après M. Bekhtereff, les Votiaks seraient venus d'Asie vers le IVe siècle après J. C. avec d'autres peuples finnois.
Les premiers Zyrianes et les Votiaks, qui ont presque la même langue, forment une des principales branches des peuples Finno- Ougriens.
Baron de Bave.
Janvier 1897,
Baugé (Afatne-et-LoireJ. — Imprimerie Daloux.
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EN IMÉRÉTHIE
SOUVENIRS D'UNE MISSION
Le Baron de BAYE
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PARIS
LIBBAIBIB NILSSON
EN IMERETHIE'
SOUVENIRS DUNE MISSION5
Pour la cinquième fois, je me suis rendu au Caucase, chargé par le Ministère de l'Instruction publique d'une mission ethnographique. Plus j'étudie ce pays, plus je me trouve en relation intime avec ses habitants, plus je cherche à en approfondir le caractère, plus je constate que, pour arriver à un résultat appréciable, il faut beaucoup de temps, de patience et de persévérance.
Le speclacle qui s'offre aux yeux présente une étrange magie de couleurs, avec ces espaces immenses où il n'y a guère que de hautes cimes et de profonds abîmes; ces vastes plaines horizontales couvertes d'une luxuriante végétation ou complètement arides et d'une austère nudité, car on n'y aperçoit que le roc ou le sable; ces torrents tumultueux qui ne connaissent pour ainsi dire pas de rives, tant ils sont larges! En un mot, dans cette contrée, la splendeur des paysages, que rehausse très souvent une flore d'une extrême richesse, se manifeste sous des aspects grandioses et charmeurs; et ce n'est pas tout : la faune de la région du Caucase est d'une incomparable variété, et les représentants de l'humanité ont une beauté, une noblesse d'allure qui cadrent bien avec la nature qui leur sert de milieu. Tout cela séduit, enivre le voyageur, qui s'abandonne tout entier à la contemplation, à l'admiration. Fasciné comme il l'est, il ne peut guère recueillir que des impres-