STATION MARIANOVKA. — KIRGRIS. — FEMME 20 ANS, HOMME 30 ANS
(Photographie du baron do Baye.)
e terre, faites par les colons eux-mêmes (le bois est rare dans la teppe). Entre Oufa et Tchéliabinsk, nous avons vu des Baschkirs, ci nous voyons des Kirghis. Outre les stations, il y a des demi-slaions ou plates-formes, là souvent un vieux wagon converti en mai- ;on, sert de gare.
Cette traversée de la steppe est monotone ; ce qui la rend pénible, s'est le manque d'eau potable, l'eau salée qui s'y trouve contient
24 DE PENZA K MINOUSSINSK
da sel de Clauber.À la station Marianovka. un puiuartoi à 97 sa gènes tie profondeur a été crensn, le jel obtenu ou deux Kâgènes de hauteur, mais il donne de Marianoyka, une colonie allemande a créé un établi chercha à purifier l'eau en faisant déposer les *els.
On fait d'intéressantes rencontres et on lie d 'agréable sur le Transsibérien. Outre MM* Oucltakofl el Peli,
I HtT^ AftTÉ&IKEÎ. — JiKMlKHK mm* *¥AXT Dllftf.
cabinet de l'empereur, tous deux chargés de tinssions dans j'ai trouvé sur la roule de KourgaiieÂOmsk une perewnftlWi ressanle : l'archimandrite Ser^e. I ne belle le le de prélrti trails ont quelque chose de grec et beaucoup de slave; un français qui manque de pratique et se compose nêaitmoiJ^rf sions choisies. Les prêtres russes parlant notre langue M L'archimandrite voyageait avec les œuvres de Le Play (tnutf
DE PENZA A MIjNOUSSINSK 25
Pobédonotzeff) dont la lecture le délectait; il connaissait à fond les ouvrages de Leroy-Beaulieu, avait lu ceux de Daudet et estimait particulièrement ceux de Paul Bourget. Or, cet homme d'un esprit si cultivé, possédant notre littérature contemporaine, se trouve missionnaire des Kirghis, et habite Sémipalatinsk !
Entendre en wagon célébrer Paul Bourget par la même personne qui, aux stations, entretient un petit bout de conversation avec les
SU* LE TRANSSIBÉRIEN
VUE PRISE DE LA PLATE-FORME PAZVOZD, PRÈS KAllfSK.
(Photographie du baron de Baye.)
Kirghis, avouez que cela ne manque pas d'originalité. Puis remonter dans le train et continuer la conversation en parlant de Mme Adam et de la Nouvelle Revuey et cela près d'Omsk, en pleine Asie, il y a de quoi dépayser un voyageur.
En traversant la steppe, on voit beaucoup de lacs salés. Aussi parfois remarque-t-on aux gares une téléga chargée d'une barque ou même une barque montée sur deux trains. A la station Karatchi,
S6 DE Pg&ZÀ A MNOI SSIXSk
près Omsk, se trouve un lac dont les boites >u Ifu renies î tées pour guérir les rhumatismes*
On rencontre aussi le lon^du Transsibérien d&ooimrifj riens. On les voit à travers le» barreau* des fenêtres. I portières de chaque wagon, des soldat* *tm$ les arme* j voyageurs qui n'ont pas pris hénè vole mepl, connue let chemin de la Sibérie,
SIR LK TftAÎÏSSII^Hmil* fï*hoinÇtwplil« du luron d* flay*,)
Apre* avoir dépassé Orn.sk et franchi le magnifique p l'Irtych, les constructions des stations sont moins a\mm steppe prend lin à Kaïnsk. A une demi-station, dernier arrêt celle d'Qh, ou voit, attaché à un poteau télégraphique alrritM une minuscule toiture, le dessin d'une église projeta pea colons et au-dessous un tronc. Maintenant la diftaMC **nlï*l et Krivotcliekovo est franchie eu trente-quatre heures. k è
DE PENZA A MINOUSSINSK
station, les paysans des environs tiennent un petit bazar improvisé où ils vendent des vivres aux voyageurs.
Sur le gouvernement de Tomsk *, où nous pénétrons, le parcours du chemin de fer est de 4,128 verstes. La station Ob est située sur la rive du fleuve d'où elle tire son nom; elle est séparée de Krivotchekovo par la traversée du superbe pont achevé depuis peu. La
SUR LE TRANSSIBÉRIEN