A RHODES
(Hier Monsieur,
Je viens de recevoir votre lettre et je m'empresse d'y répondre. Vous n'avez pas à vous préoccuper du tribunal de Rhodes. Votre agresseur a été, il y a quelques jours, jugé et définitivement condamné par la Cour d'appel de Rhodes à vous payer deux livres turques, à litre de dommages-intérêts. Cette sentence a été communiquée aux autorités de Ghio, qui devront veiller à son exécution, car Ali-Mulazim est actuellement dans l'ile de Léros, qui dépend administrativement de Chio.
A. ROUSQUET.
Le jugement du tribunal de Rhodes satisfit tout le monde, y compris les gérontes de Pyrghi, qui profilèrent de l'aubaine. Quant à Ali-Midazim, il paya d'autant plus facilement ces deux livres, qu'il avait obtenu de l'avancement, en changeant de résidence. La vig'ueur de ses biceps lui réserve de hautes destinées. S'il continue à choisir, pour ses exploits, des tètes d'Européens, nous le verrons un jour grand-vizir.
Athènes. — L'IIymette.