‹ En plein faubourg (moeurs ouvrières)Chapitre 16 sur 43 · EN PLEIN FAUBOURG /J · texte numérisé non relu

EN PLEIN FAUBOURG /J

grandes épiceries avec leur bon marché exceptionnel ; et, s' ajoutant à toute cette concurrence qui accapare la vente au dehors, la concurrence des débitants euxmêmes, dont le nombre est incalculable ; dans une rue nouvelle, ouverte depuis cinq ou six ans, en un quartier pas très populeux, j'ai compté jusqu'à vingt-cinq débits sur un parcours de 200 mètres de terrain non entièrement bâti !

En somme, que ce soit par la faute du débitant, agent transmetteur des vénéneuses boissons, commerçant obhgé, devant l'éparpillement de sa clientèle vacillante ou décimée, de diminuer ses frais, d'acheter à meilleur compte — et plus mauvais; ([ue la responsabilité en i)èse phis lourdement sur le fournisseur, négociant en vins ou distillateur, infailliblement (•ou[)abl(î au premier chef de s'enrichir par des falsilications délétères, de bâtir sa fortune sur la cornij)tion organi([ue des mass(;s, — le. résuUat

ii EK PLEIN FAIBOIRG

est le même. Chez le petit, la crainte de la faillite, chez le gros, le poiirchas au gain cela retombe toujours sur la même victime: l'ouvrier ! Il est donc licite de se demander si les ravages de Talcoolisme, loin d'être le seul effet d'un vice populaire, ne sont pas en premier lieu le fruit de la rapacité de quelques gros bourgeois.

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