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s'empressèrent de remporter dans le jardin situé derrière la salle; le docteur Susini lui prodigua ses soins. Vainement : il était mort. La réunion fut levée aux cris de : Vengeance ! Vive la Commune ! » et le cadavre d'Eudes fut emporté dans une voiture des ambulances urbaines.
L'une des dernières réunions tenues à la salle Favié a eu lieu le 11 août 1893. Elle était provoquée par le comité de la grève générale. Vingt orateurs socialistes et anarchistes y prirent successivement la parole.
Désormais, la salle Favié sera fermée à l'éloquence révolutionnaire. Le bal ne donnait plus à peu près aucun bénéfice. Quant aux réunions publiques, pour lesquelles les organisateurs devaient payer 50 francs de location, elles se terminaient souvent par des bagarres qui se soldaient par plus de 200 francs de dégâts.
Ce n'est pas seulement les propriétaires des immeubles où se tiennent les réunions
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publiques, qui se découragent devant les nouvelles mœurs de la tribune. L'ouvrier, lui, s'en réjouit, parce qu'il y trouve son plaisir, mais les partisans de la liberté de la parole s'en affligent, et l'homme paisible, le pacilique ^96'/^^ bourgeois, s'éloigne avec effroi de ces salles tumultueuses où il pense qu'il n'y a que des coups à recevoir, désagréable perspective qui refroidit l'intérêt qu'il porte aux affaires de son pays î