‹ En plein faubourg (moeurs ouvrières)Chapitre 42 sur 43 · EN PLEIN FAT'BOIRG · texte numérisé non relu

EN PLEIN FAT'BOIRG

On la savait inévitable, personne ne pouvait le sauver : la fatalité le menait, lui et la société! Elle fut acceptée comme sa délivrance. Mais les femmes, devant cette riche jeunesse jetée au bourreau, songeaient, mélancoliques, angoissées; que d'enfants durent les caresses passionnées- de leur mère à cette émotion mystérieuse !.. ce jour. Quand l'acte fut accompli, on dit : « A qui le tour? »

Au dédain d'autrefois a succédé la répression sanglante. La société triomphera-telle par l'échafaud?... L'Avenir le dira!

En un livre admirable (1), j'ai noté cette phrase, qui s'applirpie singulièrement — toutes proportions gardées — au temps présent, car elle résume en une effrayante clarté des faits historiques dont l'analogie avec ce qui se passe de nos jours

1; L'Agonie^ de Jean Lombard.

n'échapperait point à nos politiques, s'ils étaient de vision moins courte :

«... Obscurément, il se disait que c'étaient « des Chrétiens qu'il voyait partout. Ils « avaient une colossale puissance d'expan- « sion, et tout concours de peuple n'était « pas sans eux. On avait pu jadis les jeter « aux bêtes, maintenant on pourrait les « molester ; grandissant sur le sol de l'em- « pire, ils pullulaient au point que chaque « rue, chaque maison comptait son chré- « tien. »

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