‹ En represaillesChapitre 9 sur 13 · AU CAMP D ALTEN-GRABOW · texte numérisé non relu

AU CAMP D ALTEN-GRABOW

En mars 1915, un homrae de la baraque 7 (ler bataillon, 2me Cie) nomine Davergne, appartenant a un regiment de chasseurs, se leve la nuit. Les W. C. etant au bout de la cour, a une distance assez considerable, Davergne, fortement indispose, s'arrete a mi chemin. Une sentinelle allemande l'apercoit, fonce sur lui avec des cris feroces, le transperce de part en part d'un coup de baionnette. Le malheureux eut encore la force de se trainer jusqu'a l'interieur de la baraque, de dire a ses camarades qu'on venait de l'assassiner... Dix minutes apres il expirait... Le lendemain matin, l'adjudant francais, chef de baraque, accompagne d'un interprete, deposa une plainte entre les mains des autorites militaires allemandes. Le seul resultat de cette reclamation fut la reponse suivante du feldwebel Bcetsche, sous-offfcier de carriere prussien : « La sentinelle avait sa consigne. En tuant cet homme, elle a fait son devoir ».

Autre fait. Les sous-officiers ne travaillaient que s'ils en faisaient la demande ecrite et signee. Ceux qui s'abstenaient de cette demarche etaient aussitot soumis a un regime de rigueur. Une trentaine de sous-officiers russes refuserent de signer quoi

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