‹ En route pour la mer GlacialeChapitre 11 sur 105 · Le jardin zoologique, style yankee · texte numérisé non relu

Le jardin zoologique, style yankee

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‘jeune fille bien mise fit signe au conducteur qu’elle vôu-

lait monter. .

J'ai dit que le bus! était complet. Néanmoins, par :r* " respect pour le beau sexe, le conducteur l’arrêta et reçut la jeune mamzelle*, Elle demeura un instant debout et indécise, attendant sans doute qu’un homme complaisant voulût bien se lever et lui céder sa place. Personne ne bougea. Alors, sans plus hésiter, elle me fit un salut . courtois mais sérieux, et s’assit sans façons sur mes genoux, “ ; |

Il me prit une envie de rire démesurée. Puis je me sentis rougir et j'interrogeai silencieusement du coin de Pœil tous mes voisins. Ils étaient tous Aussi graves les

uns que les autres ebne paraissaient nullement étonnés d’une liberté qui entre dans les mœurs américaines.

J'aurais manifesté une absence complète de savoirvivre & de simplicité si È ’avais protesté contre ce sansgène. {

Placez cette scène dans ün “omnibus Madelèine-Bastille et voyez le tableäu.

Mais c'était l'usage, pensai-je, et je demeurai passif et impassible. Je m'attendais cependant qu'après un tel acte de familiarité..la jeune demoiselle lierait conver- sation avec son fauteuil. Il n’en fut rien. Quelqw” un

= ‘ descendit du bus, et j'eus le plaisir de voir l’Améri- ‘ caine, sans plus de préférehce pour ma bonne mine, me remercier par un simple : Thanks. sir f et see presser d'aller occuper Ja place laissée vide. 2 Éret °

Plus aimable, sans contredit, fut une autre féüne

personne ‘dont le hasard me fit faire la connais-

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